Décret du 26-01-2011 établissant le périmètre de protection de la zone archéologique du Roc d'Enclar, paroisse d'Andorra la Vella
Traduction réalisée par intelligence artificielle, à titre informatif. Seul le texte catalan publié au BOPA fait foi. Texte catalan
Article 1.
Publier l'emplacement et la description de la zone archéologique du Roc d'Enclar qui figurent à l'annexe 1.
Article 2.
Établir et délimiter le périmètre de protection définitif de la zone archéologique du Roc d'Enclar, paroisse d'Andorra la Vella, conformément aux dispositions des articles 2, 7, 11, 12, 13, 14 et concordants de la Loi 9/2003 , du 12 juin 2003, du patrimoine culturel d'Andorre. La justification du périmètre de protection établi figure à l'annexe 3(a) et celui-ci est représenté sur le plan qui figure à l'annexe 3(b) qui est publiée.
Article 3.
Établir les critères architecturaux et urbanistiques définitifs qui doivent régir les interventions sur la zone archéologique du Roc d'Enclar et qui figurent à l'annexe 2 du présent Décret.
Article 4.
Établir les critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur le périmètre de protection de la zone archéologique et qui figurent à l'annexe 4 du présent Décret.
Article 5.
Déterminer, conformément aux dispositions de l'article 12.3 de la Loi 9/2003 , l'exécution immédiate des critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur la zone archéologique et sur son périmètre de protection, à compter de la publication du présent Décret au Bulletin officiel de la Principauté d'Andorre.
Article 6.
Inviter le Commun d'Andorra la Vella à adapter dans les meilleurs délais la planification urbanistique de la paroisse aux critères susmentionnés, conformément aux principes d'exécution et de prévalence établis par l'article 12.3 de la Loi 9/2003 .
Article 7.
Soumettre au régime d'autorisation préalable établi à l'article 14 de la Loi 9/2003 , tout ouvrage ou toute intervention, qu'il soit de promotion publique ou de promotion privée, que l'on souhaite réaliser sur la zone archéologique ou sur son périmètre de protection.
Article 8.
Appliquer toutes les autres mesures prévues par la Loi 9/2003 , du patrimoine culturel, découlant de l'approbation du présent Décret.
Article 9.
Publier le présent Décret au Bulletin officiel de la Principauté d'Andorre et le notifier au Commun d'Andorra la Vella ainsi qu'aux propriétaires affectés ou concernés connus qui figurent au dossier.
Article 10.
Conformément aux dispositions de l'article 124 du Code de l'Administration, le présent Décret peut faire l'objet d'un recours gracieux devant le Gouvernement dans un délai maximal de treize jours ouvrables à compter du lendemain de sa publication ou, le cas échéant, des notifications effectuées individuellement. Toutefois, conformément aux dispositions des articles 50.1 et 129 du même Code et de l'article 12.3 de la Loi du patrimoine culturel, l'introduction d'un recours n'en suspend pas l'exécution.
Disposition finale Le.
présent Décret entre en vigueur le jour même de sa publication au Bulletin officiel de la Principauté d'Andorre.
Annexe 1.
Emplacement, description et valeurs de la zone archéologique du Roc d’Enclar Situé entre la vallée d’Enclar et Santa Coloma se trouve le Roc d’Enclar, un petit plateau rocheux, situé à environ 250 mètres d’altitude par rapport à la rivière Valira, sur lequel se trouve le gisement archéologique homonyme.
En raison de sa position dans la vallée centrale d’Andorre – bonne vue, proximité de la rivière Enclar et accès difficile –, il a été un lieu exceptionnel pour la contrôler,.
C’est pourquoi il a connu diverses occupations au long de son histoire.
Ces occupations s’inscrivent dans sept périodes historiques : âge du bronze (2300-650 av. J.-C.), âge du fer (650-100 av. J.-C.), Antiquité (Ier s. av. J.-C.-IIIe s. apr.
J.-C.), Antiquité tardive (IVe-VIIe s.), haut Moyen Âge (VIIIe-Xe s.), bas Moyen Âge (XIe-XIVe s.) et époque moderne (XVe-XIXe s.).
La zone archéologique Les éléments les plus remarquables du gisement résident dans les vestiges archéologiques datés entre le IVe et le XIIIe siècle, parmi lesquels se distinguent l’église de Sant Vicenç (VIIe-VIIIe s.), ainsi que les vestiges d’un centre de production de vin (IVe s.) et d’une forteresse (Ve-XIIIe s.).
En tant que gisement archéologique, le Roc d’Enclar présente une grande complexité car il comporte un bon nombre de structures correspondant à des phases et des fonctions diverses qui sont superposées.
Ce fait se combine avec la couche de végétation qui recouvre actuellement une bonne partie du gisement, ce qui en rend difficiles l’observation et la compréhension.
Le seul élément qui, à ce jour, se reconnaît clairement est l’église de sant Vicenç d’Enclar, bien que d’autres vestiges soient également présents sur le Roc qui, sans être aussi perceptibles, sont importants.
Ces vestiges sont principalement des structures à caractère militaire qui, bien que très arasées, sont essentielles pour comprendre le gisement, puisqu’elles en occupent une bonne partie et répondent au besoin principal des anciens occupants : établir un point de contrôle du territoire.
Ce besoin perdurera – avec quelques interruptions – pendant huit siècles et, en conséquence, une bonne partie des structures à usage domestique qui sont également apparues devrait être mise en relation avec les fonctions militaires qu’aurait eues l’établissement.
Les structures qui ont été interprétées comme des espaces à usage domestique se situent à l’intérieur de l’enceinte fortifiée et correspondent à des espaces consacrés au logement et au stockage.
Quant aux espaces consacrés au culte et à l’inhumation, ils se trouvent, en général, assez concentrés sur le versant est du gisement et proches les uns des autres.
Enfin, diverses activités économiques sont reflétées dans le registre archéologique, telles que l’activité agricole – terrasses et silos – ou métallurgique – restes de scories –, entre autres.
L’église de sant Vicenç d’Enclar Le temple est situé à l’extrémité est du gisement, là où commence la déclivité du plateau et où se termine le tronçon de la muraille est.
Son état de conservation au moment des interventions archéologiques était ruineux – situation déjà décrite au milieu du XIXe siècle –, bien qu’il conservât la totalité du plan de l’édifice, une partie de l’élévation des murs et le clocher, ce dernier en assez bon état.
Après la fouille, le temple fut entièrement restauré.
C’est l’image actuelle.
Le temple comporte une nef de plan rectangulaire d’environ 28,51 m2, une abside carrée de 5,76 m2 et un clocher en tour circulaire, tous construits à un même moment.
La nef dispose d’une porte d’entrée située au midi, dont l’élévation n’avait pas été conservée, de même que les fenêtres de l’abside.
En revanche, la porte d’accès qui relie la nef au clocher conservait l’arc en plein cintre.
L’abside aurait été séparée de la nef par un arc triomphal – qui ne s’est pas conservé non plus – et son pavement est surélevé par rapport au sol de la nef.
L’appareil des murs est formé de blocs de granit peu ou pas retouchés, disposés en assises, à l’exception du mur ouest, qui présente un appareil en épi (opus spicatum) lié à la chaux.
Quant à la nef, elle avait un pavement de mortier qui fut plus tard recouvert par un dallage de pierre et des bancs continus.
L’élément le plus remarquable du temple est le clocher, car il présente une configuration et un style uniques en Andorre.
Il s’agit d’une structure circulaire assez robuste, avec quatre fenêtres allongées sur chacun des quatre versants et sept ouvertures en forme de fer à cheval dans la partie supérieure.
Par sa forme structurelle, il existe une série de parallèles en Andorre
- Santa Coloma – et dans l’Alt Urgell
- Sant Martí d’Ars et Sant Sadurní de Gavarra –, bien que tous s’inscrivent dans le style roman. Enfin, il faut dire que sa situation, intégrée dans le périmètre fortifié, permettrait de lui attribuer une fonction défensive. Les valeurs Nous sommes en présence d’un gisement archéologique d’une grande singularité, car il présente des valeurs très importantes pour l’histoire d’Andorre. De même, dans sa singularité, il convient de souligner qu’il s’agit d’un espace où l’activité humaine a été présente, de manière réitérée, depuis l’âge du bronze (2300 av. J.-C.) jusqu’au XXe siècle de notre ère, ce qui constitue un fait exceptionnel dans le cas d’Andorre. La valeur historique la plus remarquable du gisement du Roc d’Enclar réside dans le fait qu’il est la première manifestation matérielle dans l’histoire d’Andorre de la présence d’un pouvoir exogène, c’est-à-dire d’un pouvoir politique externe intéressé par le contrôle des vallées d’Andorre. Tant la construction de l’église de sant Vicenç que l’édification antérieure de la première fortification sont les premiers témoignages de l’intérêt que suscitent les vallées d’Andorre auprès des pouvoirs politiques externes. Dans la même optique consistant à considérer le Roc d’Enclar comme un centre de pouvoir, il convient également de souligner la relation existant entre la phase correspondant au château érigé par le comte de Foix et les faits qui déclenchèrent la signature du paréage de 1288, traité par lequel étaient établies les figures des deux coprinces. Dans le domaine artistique, il convient de souligner que l’église de sant Vicenç d’Enclar est, avec les églises de Santa Coloma et de Sant Romà dels Vilars, l’une des rares églises de style architectural préroman qui se trouvent en Andorre. En outre, il convient de souligner son clocher de style préroman, lequel – par son plan circulaire et par sa conception – en fait un élément unique dans le pays. Enfin, il convient également de souligner les importantes contributions scientifiques apportées par les fouilles archéologiques, puisqu’elles ont fourni un grand volume d’informations sur certaines des périodes historiques les plus méconnues de l’ensemble des Pyrénées, telles que l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge, ce qui en a fait une référence pour l’histoire et l’archéologie internationales.
Annexe 2.
Justification et définition des critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur la zone archéologique du Roc d'Enclar Compte tenu du fait qu'il s'agit d'un bien d'intérêt culturel constitué de vestiges archéologiques, bien que partiellement connus à ce jour, les fouilles archéologiques qui peuvent y être menées, ainsi que les actions de conservation, de restauration, de restitution de certaines structures et de mise en valeur de l'ensemble requièrent l'autorisation préalable du ministère chargé de la culture, conformément aux préceptes de la Loi 9/2003, du patrimoine culturel d'Andorre.
Il convient d'effectuer une étude minutieuse du site et de chacun de ses éléments afin d'établir un diagnostic précis permettant d'établir et de mettre en œuvre un programme tant de prospections futures que de consolidation et d'entretien intégral et continu du site.
Compte tenu du fait que les interventions tant sur le site que sur l'église requièrent, comme pour tous les biens patrimoniaux, une approche pluridisciplinaire et qu'elles ne concernent pas seulement la discipline archéologique, mais aussi celle de la conservation et de la restauration du paysage et de l'urbanisme, de l'architecture, ainsi que l'ethnologie et la recherche historique, il est recommandé de constituer un groupe de travail chargé d'étudier, de manière collégiale, les divers projets possibles, qui doivent être soumis au Conseil consultatif du patrimoine culturel avant d'être approuvés par le ministère chargé de la culture.
La constitution de ce groupe de travail doit faciliter la prise de décisions sur la conservation et la consolidation des structures, leur restauration ou la restitution d'éléments significatifs.
En cas de restaurations ou de consolidations, les interventions sur le site sont soumises au projet intégral d'intervention découlant de l'analyse et du diagnostic, et sont menées selon des critères scientifiques et techniques, dans le respect des documents et des orientations internationaux en la matière (en particulier de la Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique, La Valette, 1992) et des matériaux et des techniques utilisés dans la construction.
Dans le cas de la conservation et de la restauration de l'église de saint Vicenç d'Enclar, elles requièrent une approche pluridisciplinaire et une méthodologie de travail qui en assure la sauvegarde physique.
À cet égard, la Loi 9/2003 définit, à l'article 1, ce que signifie la restauration, et précise également, à l'article 15, que les interventions de restauration effectuées sur un bien immeuble protégé doivent se fonder sur des principes scientifiques et des critères techniques.
Ainsi, tout projet d'intervention sur l'église doit contenir :
- Une étude préalable conforme à la nature et à la complexité des travaux qu'il est prévu d'effectuer, qui expose les objectifs de l'intervention, en décrit en détail l'état au moyen de documents écrits, graphiques et photographiques, en analyse l'histoire et les observations archéologiques qui peuvent y être effectuées, et en détaille les pathologies observées.
- Un projet de restauration dans lequel la proposition d'intervention est expliquée et motivée.
- Des métrés détaillant les travaux prévus, un calendrier d'exécution et un budget estimatif.
- Un mémoire exhaustif dans lequel sont détaillées les éventuelles modifications par rapport au projet initial. Il constitue un recueil documentaire dans lequel sont résumées les grandes étapes de l'intervention et sont présentés les procès-verbaux des réunions de chantier, les photographies significatives des travaux et les plans des modifications. Il se conclut par des recommandations sur les caractéristiques et la périodicité de l'entretien à effectuer sur les biens protégés. Les projets de restauration et les directions de travaux sont confiés à des architectes qualifiés et expérimentés dans la conservation et la restauration de monuments historiques.
Annexe 3.
(a) Délimitation et justification du périmètre de protection de la zone archéologique du Roc d'Enclar La limite du périmètre de protection commence, au nord, au collet de Sant Vicenç, exactement au croisement entre le chemin qui mène à l'église de saint Vicenç et le chemin d'Enclar, cote 1.155. Elle continue ensuite par le tracé du chemin, ancien tirador, qui traverse en diagonale l'éboulis de l'adret, en descendant en direction est jusqu'à la rue dels Barrers.
À partir de là, elle se dirige vers le sud-est, au-dessus de la rue dels Barrers, et se maintient à la cote 1.000 jusqu'au point 530827–21990, où elle prend de la hauteur pour rejoindre la base du Roc d'Enclar, qu'elle longe jusqu'à la rivière d'Enclar, à sa confluence avec le couloir de les Canadilles.
Elle remonte le cours d'eau par sa rive droite jusqu'au point où le chemin de les Marrades le traverse ; à partir de là, elle suit ce chemin, parallèle à la rivière, en direction nord, traverse à nouveau le cours d'eau, passe par le croisement du chemin qui, par la droite, s'en va vers sant Vicenç, et arrive au collet où se trouve le point de départ.
Ce périmètre de protection est déterminé pour la zone archéologique du Roc d'Enclar en réponse aux préceptes de la Loi 9/2003, du patrimoine culturel d'Andorre ; c'est-à-dire en considérant l'espace, bâti ou non, qui constitue le cadre environnemental du bien et dont l'altération peut en affecter les valeurs, les perspectives, la contemplation ou l'étude.
Le périmètre délimité est donc établi en fonction des intérêts patrimoniaux identifiés et du territoire sur lequel on considère que les interventions qui y sont réalisées peuvent avoir une incidence (plus ou moins grande) sur la perception que l'on a du bien, que ce soit depuis des perspectives proches ou lointaines, ainsi que sur la perception que l'on a depuis la zone archéologique vers l'extérieur.
Cet espace de cadre « environnemental » est celui qui permet de contrôler les conditions qui entourent le bien, susceptibles d'en influencer ou d'en altérer les valeurs naturelles ou rurales, la compréhension, la perception et la signification.
Ainsi, compte tenu des aspects matériels et immatériels liés à la zone archéologique, et dans l'exercice de délimitation du périmètre de protection en relation avec la signification du lieu, les intérêts patrimoniaux suivants ont été identifiés :
- La zone archéologique
- Les témoignages archéologiques du sous-sol (espace de présomption archéologique)
- Les vues vers la zone archéologique
- Les vues depuis la zone archéologique vers les environs avec les éléments du paysage les plus significatifs
- Connectivité historique de la zone archéologique avec les environs immédiats (la rivière, les chemins, les terrasses, les murailles,…)
- La connexion historique du Roc d'Enclar avec l'église de Santa Coloma
- Le milieu naturel Annexe 3 (b) Plan du périmètre de protection de la zone archéologique du Roc d'Enclar. Délimitation des zones. Télécharger le document
Annexe 4.
Justification et définition des critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur le périmètre de protection Considérations générales Afin d'atteindre les objectifs généraux de la présente délimitation et les objectifs plus spécifiques définis pour chacune des zones, le Département du Patrimoine culturel demande la documentation nécessaire pour pouvoir en évaluer le degré de respect.
Pour tout ce qui n'est pas régi par les sections suivantes, il est tenu compte des dispositions de la planification en vigueur ainsi que de toutes les autres réglementations et ordonnances sectorielles qui concernent le périmètre délimité.
La préservation des éléments du patrimoine prévaut sur le reste de la réglementation urbanistique de la planification.
En cas de contradictions ou de doutes, l'interprétation la plus restrictive prévaut toujours, en faisant passer la protection avant toute autre disposition.
Le Commun d'Andorra la Vella est invité à adapter dans les meilleurs délais la planification urbanistique de la paroisse aux critères définis ci-après, conformément aux principes d'exécution et de prévalence établis par l'article 12.3 de la Loi 9/2003, du 12 juin, du patrimoine culturel d'Andorre.
Considérations particulières Le périmètre de protection du BIC (la zone archéologique du Roc d'Enclar) est divisé en deux zones : la zone d'accompagnement et la zone sensible (voir le plan figurant à l'annexe 3(b)), qui sont déterminées en fonction de leur relation avec la zone archéologique et qui répondent à des objectifs concrets ; c'est pourquoi une réglementation particulière, détaillée ci-après, est établie pour chacune d'elles.
Zone 1 : zone d'accompagnement
1. Caractère général et objectifs Cette zone est composée du site, étendue sur laquelle une série de campagnes archéologiques ont été menées entre 1979 et 1993, et de l'espace de présomption archéologique (EPA) déterminé dans ses environs. Le site et son EPA font partie intégrante de l'entité paysagère dans laquelle il s'intègre ; il est donc demandé de maintenir la couverture naturelle et végétale de cette zone, ainsi que les éléments anthropiques, afin d'en préserver les valeurs culturelles, naturelles et paysagères. Il est établi que la zone est inconstructible, sauf les éventuels bâtiments pouvant être édifiés à titre exceptionnel dans le seul but de répondre à la découverte et à la mise en valeur de la zone archéologique.
2. Délimitation La zone 1 coïncide avec l'espace de présomption archéologique et son point le plus septentrional se situe au collet de sant Vicenç, exactement au croisement entre le chemin qui va l'église de sant Vicenç et le chemin d'Enclar. La délimitation se poursuit en direction est jusqu'au point 530672–22277, d'où elle descend d'environ 25 mètres en direction sud jusqu'à la cote 1.135, point 530700-22264. Elle se maintient à cette cote, en encerclant la colline par le sud puis par l'ouest jusqu'à atteindre la rivière d'Enclar au point 530570–22119. Elle remonte le cours de la rivière sur environ 120 mètres en direction nord jusqu'à rejoindre le chemin de les Marrades. Elle continue par le chemin jusqu'au croisement et rejoint le collet de sant Vicenç, où se trouve le point de départ.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Contrôle du site et de l'espace de présomption archéologique (EPA) Le site est la zone constituée par l'ensemble des structures découvertes lors des interventions archéologiques et l'EPA est l'espace où pourraient se trouver d'autres vestiges archéologiques, dans le sous-sol ou en surface, associés au site mais qui, à ce jour, n'ont pas été détectés. Il faut donc garantir le contrôle de l'EPA et la préservation des vestiges archéologiques déjà connus. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Demander l'autorisation pour toute modification du terrain impliquant une atteinte au sol ou au sous-sol. Si la demande est autorisée, l'intervention requiert un suivi archéologique par du personnel spécialisé et autorisé par le service chargé de la gestion du patrimoine archéologique du ministère chargé de la culture. Environnement Ces domaines sont traités dans l'intention de valoriser la zone archéologique du Roc d'Enclar. Le caractère naturel et rural de la zone exige un minimum d'interventions. Ainsi, les actions dans cette zone se limitent au strict nécessaire pour maintenir ce que la nature et l'homme ont laissé, de sorte que des aménagements paysagers ne doivent être effectués que lorsqu'ils sont liés à la conservation et à la valorisation du site archéologique. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Conserver et entretenir la végétation existante, pour autant qu'elle ne nuise pas à la conservation des structures archéologiques et à leur compréhension.
- Exclure tout type de dispositif artificiel de végétation tel que jardinières, parterres, plantations exotiques.
- Exclure le stockage temporaire ou permanent de matériaux ou de tout autre élément qui ne sont pas liés à la recherche archéologique du site et de son EPA, ou à sa conservation. En ce qui concerne d'autres actions liées aux activités de la zone pouvant être menées, selon leur emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Soient plantées les espèces exclusivement liées aux caractéristiques du lieu ou bien similaire.
- Si la clôture du site est décidée, les techniciens du Patrimoine culturel en déterminent, le moment venu, les caractéristiques, selon un critère d'intégration maximale à l'environnement et en veillant à n'en perturber ni la lecture ni l'arrière-plan visuel. Mobilier urbain et signalétique Cette zone ne doit, en principe, recevoir aucun type de mobilier urbain afin d'en conserver le caractère naturel et rural. Toutefois, des panneaux d'information ou des dispositifs de sécurité nécessaires peuvent être admis, mais leur implantation, leurs dimensions et leurs finitions doivent être conçues avec soin de manière à être efficaces mais discrets. D'autres éléments de mobilier urbain, tels que des corbeilles ou des luminaires, peuvent être admis pour autant qu'ils soient liés à la mise en valeur du bien et que leur conception et leur implantation soient aussi discrètes que possible et ne perturbent pas le caractère naturel et rural de la zone. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Exclure tout type de mobilier urbain, à l'exception de celui qui est strictement lié à la sécurité des personnes et à la conservation, à la compréhension, à l'interprétation et à la mise en valeur du site.
- Exclure tout type de signalétique, à l'exception de celle qui est strictement liée à la sécurité des personnes et à la conservation, à la compréhension et à l'interprétation du site.
- Adapter la dimension des panneaux et/ou des pancartes, ainsi que l'implantation, le graphisme et les couleurs pour permettre la préservation et la lecture du caractère paysager de la zone. Chemins, murs et réseaux divers La zone présente encore les anciens chemins d'accès au site archéologique, qui doivent être préservés en tant que témoins historiques et maintenus en bon état de conservation. Tout projet d'implantation d'installations de services techniques publics dans cette zone doit faire partie d'un projet spécial qui en étudie la relation directe avec le site. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Conserver et entretenir les chemins existants dans leur tracé actuel et dans leur caractère rural.
- Si la présentation et la valorisation du site requièrent la délimitation de nouveaux sentiers, exclure toute atteinte au sous-sol ou aux vestiges archéologiques.
- Exclure les traitements de surface susceptibles d'altérer l'aspect actuel du site.
- Exclure tout type d'installations techniques et en particulier celles qui concernent les poteaux, pylônes, potences et lignes aériennes de services d'électricité, de radio, de télévision et de téléphonie.
- Si leur installation est indispensable, il faut l'enterrer en suivant les indications et sous la supervision des techniciens archéologues du Patrimoine culturel.
- Exclure tout type d'installations techniques et en particulier celles qui concernent les poteaux, pylônes, potences et linéaires aériens de services d'électricité, radio télévision et téléphonie.
- Si leur installation est indispensable, il faut la dissimuler ou l'enterrer en suivant les indications et sous la supervision des techniciens archéologues du Patrimoine culturel.
- Maintenir en l'état actuel et restaurer, le cas échéant, les murs de pierre sèche qui soutiennent les terrasses. Construction Tout bâtiment que l'on entend implanter dans cette zone dans le seul but de présenter et de valoriser le site doit être conçu selon un concept architectural et paysager spécifique, ce qui exclut tout type d'équipement préfabriqué ou à caractère provisoire. Des bâtiments temporaires peuvent être admis pour autant qu'ils soient liés à la recherche archéologique du site et à sa conservation. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Exclure tout type d'édicule, qu'il soit fixe ou implanté de manière temporaire.
- S'ils sont destinés à des activités de plein air et/ou à des activités de découverte de la nature, le projet devra être évalué. Le démontage doit être effectué immédiatement après la fin de l'intervention.
- Les petites infrastructures temporaires destinées à l'étude archéologique sont autorisées. Le démontage est effectué immédiatement à la fin de l'intervention.
- Les petites infrastructures indispensables à la présentation et à la valorisation du site sont autorisées. Les constructions que l'on entend implanter dans cette zone s'adaptent aux critères définis par les archéologues et doivent parvenir à une parfaite intégration à l'environnement végétal et géophysique par leur couleur, leur texture, leur ligne, leurs formes et leur échelle. Zone 2 : zone sensible
1. Caractère général et objectifs La zone 2, dénommée zone sensible, se définit par un espace homogène sur le plan paysager qui, en même temps, caractérise et accompagne la perception cognitive du bien. Les anciennes zones de culture ont été abandonnées, et seule une activité pastorale minimale exploite encore les versants et la partie supérieure du roc. La végétation naturelle a donc reconquis le terrain et se répartit en fonction des différentes localités qui définissent l'orientation du roc. L'objectif de la zone est de maintenir le Roc d'Enclar comme zone d'intérêt paysager et culturel.
2. Délimitation Le périmètre de la zone 2 commence au croisement du chemin d'Enclar et de l'ancien chemin de débardage qui montait par le versant ensoleillé et dont le passage est actuellement fermé en raison du risque d'éboulements de roches. Il suit le tracé de celui-ci et traverse en diagonale l'éboulis du versant ensoleillé, en descendant en direction est jusqu'à la rue dels Barrers. À partir de là, il se dirige vers le sud-est au-dessus de la rue dels Barrers et se maintient à la cote 1.000 jusqu'à atteindre le point 530827–21990, où il prend de la hauteur pour rejoindre la base du Roc d'Enclar, qu'il longe jusqu'à la confluence de la rivière d'Enclar avec la canal de les Canadilles Il remonte le cours de la rivière par sa rive droite jusqu'au point où le chemin de les Marrades la traverse ; à partir de là, il suit ce chemin, parallèle à la rivière, en direction nord, jusqu'à ce qu'il la croise de nouveau. À partir de là, il coïncide avec la limite extérieure de la zone
1. Il tourne en direction sud pour suivre le cours de la rivière sur environ 120 mètres, point 530570–22119, où il oblique vers l'est et suit la courbe de niveau des 1.135 mètres d'altitude, qu'il longe pour encercler la colline par le sud et par l'est. Quelques mètres en dessous du collet de sant Vicenç, il prend de la hauteur et revient au croisement du point de départ.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Environnement Le caractère paysager de la zone exige un minimum d'interventions. Ainsi, cette zone doit privilégier le maintien du caractère naturel et rural du paysage afin d'en préserver les caractéristiques d'intérêt environnemental, culturel et visuel. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Conserver et entretenir la végétation existante conservée.
- Exclure tout type de dispositif artificiel de végétation tel que jardinières, parterres, plantations exotiques.
- Exclure les mouvement de terrain, sauf ceux destinés à l'entretien des éléments spécifiques du paysage. Mobilier urbain et signalétique Cette zone ne doit, en principe, recevoir aucun type de mobilier urbain, afin d'en conserver le caractère naturel et rural. Toutefois, des panneaux d'information ou des dispositifs de sécurité nécessaires peuvent être admis, mais leur implantation, leurs dimensions et leurs finitions doivent être conçues avec soin de manière à être efficaces mais discrets. D'autres éléments de mobilier urbain et de signalétique associés à la sécurité des personnes et aux éléments informatifs peuvent être admis, tant ceux liés à la découverte et à la mise en valeur du bien que ceux destinés à la reconnaissance et à la jouissance de la nature et des activités de plein air, pour autant que leur emplacement et leurs caractéristiques formelles et plastiques n'en perturbent pas la trame et l'identité paysagère. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Exclure tout type de mobilier urbain, à l'exception de celui qui est strictement lié à la sécurité des personnes et à la conservation, à la compréhension, à l'interprétation et à la mise en valeur tant du bien que du milieu naturel.
- Exclure tout type de signalétique, à l'exception de celle qui est strictement liée à la sécurité des personnes et à la compréhension et à l'interprétation tant du bien que du milieu naturel.
- Exclure tout type d'éléments de mobilier urbain ou de signalétique qui, par leur position, leur forme ou leur couleur, altèrent la lecture et le caractère naturel du paysage.
- Adapter la dimension des panneaux et/ou des pancartes, ainsi que l'implantation, le graphisme et les couleurs pour permettre la préservation et la lecture du caractère paysager de la zone. Chemins, murs et réseaux divers La zone comprend tant le tracé des anciens chemins d'accès à la zone archéologique que d'autres chemins d'exploitation agropastorale, qui doivent être préservés en tant que témoins historiques et maintenus en bon état de conservation. Tout projet d'implantation d'installations de services techniques publics dans cette zone doit faire partie d'un projet spécial qui en étudie l'intégration à l'environnement. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Conserver et entretenir les chemins existants dans leur tracé actuel et dans leur caractère rural.
- Exclure la construction de chemins d'accès qui requièrent des déblais ou des remblais ou des traitements de surface susceptibles d'altérer l'aspect actuel de l'environnement.
- Exclure tout type d'installations techniques et en particulier celles qui concernent les poteaux, pylônes, potences et lignes aériennes de services d'électricité, de radio, de télévision et de téléphonie.
- Dans le cas d'installations aériennes, et uniquement lorsque cela est indispensable, leur passage dissimulé ou enterré est admis à condition de suivre les indications et sous la supervision des techniciens archéologues.
- Maintenir en l'état actuel et restaurer, le cas échéant, les murs de pierre sèche qui soutiennent les terrasses. Construction Toute construction que l'on entend implanter dans cette zone doit maintenir son caractère naturel et rural, ainsi que les témoins anthropiques existants, afin d'en préserver les valeurs. Pour atteindre ces objectifs, il faut :
- Exclure tout type d'édicule, qu'il soit fixe ou implanté de manière temporaire.
- Exclure tout type de bâtiments et d'aménagements légers. S'ils sont destinés à des activités de plein air et/ou à des activités de découverte de la nature et de la zone archéologique, le projet devra être évalué.
- Les petites infrastructures destinées à la présentation et à la valorisation du paysage naturel et rural de la zone sont autorisées.