Statut: vigent · Texte en vigueur au 22/10/2026 · Données jusqu’au BOPA du 21/10/2026 · Publiée au BOPA núm. 41, any 2024 (03/04/2024) · Page complète (historique des versions)
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Conformément à l'objet principal de la Loi 7/2019 du 7 février 2019, de conservation du milieu naturel, de la biodiversité et du paysage, le premier objectif du parc naturel est la conservation, la protection et la restauration des valeurs naturelles et culturelles. Cet objectif implique :
Le parc naturel est un espace public ouvert à tous, où la qualité de l'accueil du public et de l'information garantissent un usage durable du territoire. L'éducation à l'environnement est un acte politique fondé sur des valeurs en vue de la transformation sociale. Son objectif est de former des citoyens dotés d'une conscience locale et planétaire. Considérant le précepte ‘’plus on connaît la nature, plus on la respecte’’, il s'agit de renforcer l'éducation à l'environnement et l'interprétation des valeurs naturelles et culturelles afin d'atteindre le premier objectif de conservation du patrimoine naturel et culturel.
Le troisième objectif est de renforcer l'investigation et la recherche sur les valeurs naturelles et culturelles du parc naturel afin d'acquérir les connaissances nécessaires pour en assurer la gestion et de participer de manière plus générale à la conservation, à la protection et à l'amélioration des valeurs naturelles et culturelles au niveau national et international.
Le parc naturel de la vallée de Sorteny étant la zone centrale de la Réserve de biosphère d'Ordino, un processus intégrateur et structurant est établi afin d'atteindre les objectifs, en recherchant un équilibre harmonieux entre la société, tous les usagers du parc naturel et le milieu naturel, en ce qui concerne la gestion du territoire.
Les différentes bases du processus sont exposées ci-après. 4.1. Préparation de l'information Elle consiste en la collecte de données sur l'état naturel - paysage, géologie, habitats, flore et faune -, sur l'état culturel et sur l'état socio-économique, avec un traitement ultérieur des données au moyen d'une base de données et d'un système d'information géographique associé (SIG). 4.2. Zonage du territoire Le zonage établi selon les valeurs écologiques et patrimoniales et la définition de la capacité de charge des activités autorisées ont pour finalité de minimiser les impacts et d'optimiser la protection du patrimoine naturel et culturel dans le cadre d'une gestion durable.
La définition d'une capacité d'accueil dans chaque zone permet au visiteur de vivre une expérience singulière en profitant de toutes les valeurs de l'espace naturel.
Selon des indicateurs de gestion, l'état de conservation des ressources naturelles et culturelles est évalué, dont découlent les mesures de conservation et les mesures correctrices appropriées pour atteindre le premier objectif du parc naturel. 4.3. Réglementation sectorielle La réglementation des activités menées sur le territoire du parc est nécessaire pour atteindre les objectifs de conservation.
Les activités à caractère éducatif, scientifique, récréatif, touristique, pastoral, cynégétique doivent être compatibles entre elles et avec les objectifs du parc naturel.
Sont prioritaires les activités les moins impactantes qui concernent le plus grand nombre d'usagers ou qui ont une incidence sur l'économie locale (élevage et tourisme), tout en respectant les objectifs généraux de conservation.
Les secteurs d'activités à prendre en considération sont : l'élevage l'usage social (écotourisme, éducation environnementale, sports de montagne, etc…) la chasse la pêche les exploitations forestières les exploitations hydriques les autres exploitations 4.4. Un processus participatif La participation de la société civile et des acteurs du territoire permet de définir et d'adapter la planification de la gestion, en conciliant les attentes des usagers avec les objectifs du parc naturel, en renforçant les dynamiques du processus participatif engagé lors de la candidature de Réserve de biosphère, Ordino, territoire de biosphère . 4.4.1 Le Comité consultatif Le Comité consultatif doit être un organe de consensus, où chaque collectif peut apporter sa contribution à la gestion, peut faire des propositions et participer au suivi des actions.
Le Comité consultatif doit jouer un rôle proactif dans la gestion et doit garantir le bon fonctionnement du processus intégrateur de cette gestion. 4.4.2. La population locale et le tissu socioprofessionnel La participation de la population locale et la structuration avec les acteurs socioprofessionnels sont essentielles et fondamentales.
Les acteurs du monde agricole et pastoral, de l'éducation, du tourisme et du sport, d'autres secteurs, ainsi que les chasseurs, les pêcheurs et les visiteurs de manière plus générale, pour leur coopération à la gestion, les personnes âgées pour leur mémoire, la société civile et en particulier la jeunesse pour son dynamisme et son bénévolat, ainsi que les autres secteurs professionnels, les associations de défense de la nature, participent tous ensemble à la conservation et à la diffusion des valeurs naturelles et culturelles du parc naturel.
Le bénévolat serait in fine un bon exemple de participation citoyenne à la gestion du parc naturel.
Toute intervention qui implique des modifications de l'état de la géologie, du sol, de l'air, du paysage, des habitats et de la végétation, des biotopes (faune) ou qui affecte le bon fonctionnement des biocénoses, nécessite une évaluation d'impact environnemental dont la documentation est déterminée conformément à la loi sur l'impact environnemental du 19 janvier 2023 et aux règlements qui en découlent et sont examinés par les départements compétents du Gouvernement, ou, selon les compétences, est déterminée par l'organe de gestion conformément à ce que fixe le présent Plan directeur, lequel informera l'organe directeur à ce sujet, assisté le cas échéant par les départements compétents du Gouvernement ou par des conseillers extérieurs ou des organismes publics tels que AR+I.
Le zon age est représenté sur les plans de l'annexe n° 1. 7.1. Zones d'usage spécial (ZUE) La définition de zone d'usage spécial s'applique aux zones où se trouvent les infrastructures (parkings, piste, services d'information, refuges), ainsi que certains éléments techniques destinés à l'interprétation des valeurs naturelles et culturelles et à l'éducation environnementale.
Les zones d'usage spécial sont au nombre de sept : ZUE1 : Parking de la Canya de la Rabassa.
ZUE2 : Piste depuis le parking de la Canya de la Rabassa jusqu'au Cap dels Graus, ZUE3 : Parking du Cap dels Graus.
ZUE4 : Chemin du Cap dels Graus à la borda de Sorteny, refuge gardé ZUE5 : Borda-refuge, enclos et travail pour le contrôle sanitaire du bétail ZUE6 : Chemin depuis la rivière de la Cebollera jusqu'au Pas de la Serrera.
ZUE7 : Orri de les Cebes.
Tous les sentiers d'interprétation situés dans les limites du parc naturel sont considérés comme ZUE. 7.2. Zones d'usage modéré (ZUM) La classification de zone d'usage modéré s'applique aux zones où sont réunies les conditions suivantes : Présence de systèmes naturels bien conservés et soumis à un usage traditionnel modéré, présentant une fragilité moyenne au regard des interventions susceptibles d'entraîner des effets négatifs irréversibles sur les processus écologiques.
Ces zones permettent de développer des activités traditionnelles et récréatives, et de promouvoir des activités sportives compatibles avec le milieu naturel ; ce sont des zones propices à l'éducation environnementale, depuis lesquelles il est possible d'observer les zones de haut intérêt écologique qui les bordent, sans les affecter.
Les zones d'usage modéré sont au nombre de trois : ZUM1 : Planell dels Beços ZUM2 : chemin d'accès au Planell del Quer, comprenant une partie du planell et le chemin d'accès du planell au belvédère du Grau de la Llosa ZUM3 : Pleta de Duedra 7.3. Zones d'usage restreint (ZUR) La classification de zone d'usage restreint s'applique aux zones où sont réunies les conditions suivantes :
Les structures géologiques et les processus géomorphologiques du parc naturel sont des facteurs qui influent sur la diversité des habitats et la connectivité écologique et, par conséquent, sur la biodiversité. Avec pour objectifs principaux la conservation et la protection du patrimoine naturel et culturel, il s'agit de maintenir les unités et les formations sans altérations qui modifient leur volume, leur profil et leur stabilité. Leur intégrité doit être préservée et, par voie de conséquence, l'intégrité des écosystèmes associés. Toutes les activités qui impliquent l'altération du sol, des roches ou du relief sont considérées comme non permises, à l'exception de celles nécessaires à la réalisation des objectifs généraux, qui sont limitées à la zone d'usage modéré ZUM1 ou aux zones d'usage spécial et qui seront autorisables ; peuvent également être réalisées, sous réserve d'autorisation de l'organe directeur, les activités nécessaires : - pour assurer l'intégrité des biens et la sécurité des personnes ; - pour la restauration du paysage, des habitats et des écosystèmes, tout en respectant la réglementation spécifique du zonage. Les projets techniques qui sont rédigés doivent prévoir la restauration des terrains affectés.
Les directives de gestion des sources, ruisseaux, rivières, zones humides et lacs sont : - veiller à la conservation et à la protection du milieu physique ou biologique lié à l'eau, - veiller au bon fonctionnement hydrologique de chaque versant, - veiller à la qualité des eaux superficielles et souterraines, - conserver et protéger toutes les zones humides (tourbières, prairies hygrophiles, lacs et réseau fluvial).
S'applique, pour toute exploitation hydrique, la réglementation en vigueur qui régit la réalisation de travaux modifiant les cours d'eau ou altérant les lits et les berges des cours et des masses d'eau, et s'appliquent les mesures de protection spéciales afin d'assurer la reproduction des espèces des écosystèmes aquatiques sur l'ensemble du périmètre du parc naturel. Constitue une activité autorisable tout ouvrage qui modifie les cours d'eau ou altère les lits et les berges des cours et des masses d'eau. L'organe de gestion doit transmettre la demande d'autorisation des travaux aux services compétents du Gouvernement. Le projet joint à la demande doit obligatoirement inclure une évaluation d'impact environnemental conformément à la réglementation en vigueur.
La protection des complexes d'habitats et des habitats est généralement la meilleure stratégie pour la conservation des espèces floristiques et de la faune sauvage.
Néanmoins, pour certaines espèces, des mesures particulières de protection peuvent être adoptées, adaptées à leurs caractéristiques et à leurs problématiques particulières.
Les projets autorisés qui affectent la biodiversité doivent prévoir les compensations correspondantes afin d'atteindre une perte nulle de biodiversité (Plan de surveillance et Plan de restauration).
Sont considérés comme habitats d'intérêt les habitats inclus dans la Directive Habitats 92/43 CEE, ainsi que les habitats des annexes numéro 2 et 5.1. Le niveau génétique de traitement des espèces animales ou végétales est le niveau infraspécifique de la sous-espèce.
La protection des habitats et des espèces est établie sur la base de la réglementation générale suivante : 12.1. Sont interdites de manière générale la destruction de la végétation, la cueillette, la coupe et le déracinement ou la destruction de spécimens d'espèces végétales ou de l'une de leurs parties, y compris les graines, ainsi que leur commercialisation.
Sont exceptées de cette interdiction les espèces d'usage traditionnel, conformément à la liste de l'annexe n° 4, dont la récolte est limitée à la consommation personnelle.
Est également exceptée de cette interdiction toute intervention de l'organe de gestion ou des départements du Gouvernement compétents pour la protection et la conservation des espèces végétales (récolte de graines,…). 12.2. Sont strictement protégées les espèces végétales incluses dans la liste rouge de la flore vasculaire du parc naturel qui figure à l'annexe n°5.2, ainsi que dans toute liste rouge d'espèces végétales protégées au niveau européen ou que le Gouvernement peut publier, et leur destruction, leur cueillette, leur coupe et leur déracinement sont interdits.
Est également exceptée de cette interdiction toute intervention de l'organe de gestion ou des départements du Gouvernement compétents pour la protection et la conservation des espèces végétales (récolte de graines,…). 12.3. L'abattage d'arbres et d'arbustes est interdit, sauf pour l'exécution du Plan technique de gestion et d'amélioration forestière ou pour des raisons de sécurité civile et d'autres problèmes d'ordre sanitaire pouvant être détectés par les autorités compétentes. 12.4. L'introduction d'espèces et de sous-espèces végétales non autochtones est interdite de manière générale, à l'exception de la zone d'usage spécial ZUE2, sous le contrôle technique de l'organe de gestion, en particulier en ce qui concerne la zone du jardin botanique. 12.5. Est considérée comme activité soumise à autorisation la régulation des espèces animales allochtones dans toute l'aire du parc naturel.
La réintroduction d'espèces végétales et animales disparues du parc, lorsque les conditions naturelles actuelles le permettent, conformément aux conclusions des études de faisabilité, peut être autorisée par l'organe directeur. 12.6. Est considéré comme activité permise dans l'ensemble du périmètre du parc naturel l'arrachage des espèces végétales allochtones envahissantes, comme c'est le cas du séneçon du Cap ( Senecio inaequidens ). 12.7. Sont strictement protégées les espèces faunistiques de la liste des espèces animales protégées, conformément au règlement correspondant.
Il est rappelé que les habitats de reproduction de la faune vertébrée incluse dans cette la liste, présentant un degré de menace de rang égal ou supérieur à celui défini comme « vulnérable », sont également protégés.
13.1. Le paysage est, d'un point de vue écologique, un système complexe (complexes d'habitats au niveau supérieur d'intégration écologique) qui requiert une gestion systémique et holistique afin de maintenir un bon fonctionnement écologique et de garantir la conservation des habitats et des espèces.
Un soin particulier doit être apporté aux éléments qui participent à la connectivité écologique en tant qu'éléments structurants et jouant un rôle important du point de vue fonctionnel dans l'écologie du paysage. 13.2. Le paysage est également constitué, du point de vue culturel, d'éléments structurels ou singuliers (arbres monumentaux, structuration de l'espace et géométrie particulière,…), témoins du passé, que chacun interprète selon sa propre culture. 13.3. Le paysage de la vallée de Sorteny étant ouvert à partir du Cap dels Graus et délimité par quatre cirques glaciaires, avec de grandes vues panoramiques comme au Planell del Quer ou depuis les différents sommets, toute signalisation doit s'intégrer au milieu naturel. 13.4. Un niveau élevé de propreté doit être maintenu dans tous les lieux d'accueil du public, sentiers, refuges et zones de loisirs, de camping ou de pique-nique. 13.5. Tout projet technique de restauration ou de création de tout type d'infrastructure doit comporter un paragraphe sur l'intégration paysagère et l'impact visuel qu'il peut générer. 13.6. Il est obligatoire de prévoir la restauration du paysage dans tout projet technique comportant des mouvements de terre.
La richesse floristique des éboulis dans toute la zone du parc naturel est considérable et la circulation sur tous les éboulis du Parc est considérée comme une activité soumise à autorisation, à l'exception des chemins balisés. La circulation sur les éboulis est permise en ski de randonnée, en ski nordique et en raquettes à neige dans les zones définies sur le plan de l'annexe n° 3, pour autant que l'épaisseur de neige dépasse 20 cm.
L'ensemble des zones humides du parc naturel fait partie de la liste des zones humides d'importance internationale de RAMSAR. L'organe de gestion doit veiller à leur conservation et à leur protection tout en favorisant la découverte de ces milieux particuliers à grande biodiversité, qui jouent un rôle important dans la régulation et la qualité physique des eaux tant superficielles que souterraines. À l'exception de ce qui est précisé à l'article 8, paragraphe 8.5, de la réglementation du zonage, aucune activité sportive ou récréative n'est permise dans ces zones, en dehors des sentiers, circuits ou infrastructures aménagés à cet effet.
Sont considérés comme habitats d'intérêt les habitats inclus dans la Directive Habitats 92/43 CEE et les habitats rares du parc naturel (annexe numéro 5.1), considérés d'importance prioritaire en raison de leur rareté dans le pays, voire à l'échelle des Pyrénées, auxquels une attention particulière doit être portée, de même qu'aux habitats visés aux articles 14 et 15, aux prairies hygrophiles, aux prairies de fauche, aux zones de transition (écotones), à la forêt riveraine, aux mégaphorbiaies, aux forêts pionnières de bouleaux et de trembles, aux forêts de bouleau pubescent, aux sapinières, aux forêts matures, aux landes et aux pelouses alpines, en particulier calcicoles, ainsi qu'aux pelouses chionophiles.
Les vieilles forêts sont des habitats qu'il convient de préserver tant pour leur valeur en matière de biodiversité qu'elles abritent que pour l'intérêt social qu'elles représentent (bain de forêt).
À l'exception de ce qui est précisé dans la réglementation du zonage et de l'étang de l'Estanyó pour l'activité de pêche, aucune activité sportive ou récréative n'est permise dans ces habitats, en dehors des sentiers, des circuits ou des infrastructures aménagés à cet effet.
En ce qui concerne les landes, il doit être veillé à leur dynamique, en particulier dans les zones de reproduction des galliformes.
En ce qui concerne le risque d'incendie, il doit être veillé à contrôler la dynamique de la lande à genêt (Genista balansae subsp europaea) de la soulane.
L'organe de gestion doit entreprendre les démarches appropriées en collaboration avec les départements compétents du Gouvernement.
L'organe directeur, sur proposition de l'organe de gestion, peut à tout moment limiter l'accès aux habitats d'intérêt mentionnés ci-dessus.
Il s'agit de conserver et de récupérer le patrimoine architectural (orris, cabanes, enclos à bétail…) et industriel (infrastructures liées à l'ancienne exploitation du fer,…). La recherche sur le patrimoine ethnographique, l'histoire et la culture populaire liées au parc naturel est encouragée en collaboration avec les départements compétents de l'administration et AR+I (usages traditionnels des plantes, toponymie,…). Le patrimoine culturel du parc naturel est mis en valeur par son interprétation, tout en veillant à sa conservation et à sa restauration. Une collaboration est menée avec le département du Patrimoine culturel du Gouvernement pour la définition des politiques de protection et de conservation de ce patrimoine dans le cadre du développement de l'écotourisme et du tourisme culturel.
L'usage public s'entend comme l'exercice du droit des citoyens à profiter des diverses activités culturelles, pédagogiques ou de loisirs que l'organe de gestion du parc naturel met à leur disposition, en recherchant un haut niveau de qualité des services et des équipements et en conciliant les activités développées avec l'objectif principal de préservation et de conservation des valeurs naturelles et culturelles de l'espace naturel. Les normes qui régissent l'usage public du parc naturel font partie intégrante du présent Plan directeur et sont exposées ci-après. Chaque année, un Plan d'amélioration du système de qualité environnementale et touristique élaboré par un Comité de Qualité est approuvé. La déclaration de la zone comme parc naturel, ainsi que l'ouverture d'un refuge gardé peut influer sur le niveau de fréquentation des visiteurs. Par conséquent, il est capital de gérer les flux de visiteurs et de les adapter aux objectifs de conservation et de protection du patrimoine naturel et culturel. Compte tenu du zonage, il s'agit d'adapter la demande à la capacité de charge et à la capacité d'accueil et afin de fournir des services de qualité, ainsi que de diffuser une information adaptée à chaque type de public. Les objectifs fondamentaux de la gestion de l'usage public sont les suivants :
a) Concilier l'usage public avec les objectifs de conservation, de protection et d'amélioration des valeurs naturelles et culturelles.
b) Promouvoir la connaissance des valeurs naturelles et culturelles.
c) Proposer des services de qualité, adaptés aux différents publics.
d) Canaliser la demande au moyen de la gestion d'offres alternatives
e) La communication et la promotion d'activités doivent être compatibles avec une gestion durable de l'usage public et une conservation des valeurs patrimoniales du parc naturel, et y être subordonnées. Les principes d'actions sont les suivants : A. Contrôler la fréquentation. B. Fournir les moyens nécessaires pour profiter de la nature et être en contact avec elle, en tenant compte des aspects culturels, éducatifs et scientifiques, en enrichissant et en précisant les aspects purement touristiques et récréatifs du parc naturel, et à cette fin : - mettre en place les mécanismes adéquats d'accueil et d'information des visiteurs. - promouvoir, au moyen de différents systèmes, l'interprétation des valeurs naturelles et culturelles du parc naturel, tout en concentrant à l'extérieur des limites du parc naturel les équipements et services de grande envergure. - limiter la création de nouveaux services et équipements qui ne permettent pas de réguler la fréquentation afin d'éviter les phénomènes de surfréquentation. C. Fonder toute action sur la réalisation d'études techniques relatives à la capacité d'accueil et à la capacité de charge des zones concernées.
L'organe de gestion contrôle la fréquentation et définit, le cas échéant, la capacité d'accueil pour chaque zone. Sur proposition de l'organe de gestion, l'organe directeur peut limiter l'accès au parc naturel lorsqu'un début d'impact incompatible avec l'objectif principal de conservation et de préservation du patrimoine naturel et culturel du parc naturel est détecté. En application des articles 9 et 10 de la modification de l'Ordonnance de modification de l'ordonnance réglementant l'accès au milieu rural et naturel par le réseau de chemins et de sentiers dans la paroisse d'Ordino :
20.1. Le département de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Durabilité du Commun est le siège de l'organe de gestion. 20.2. La Casa de la Muntanya et le centre d'interprétation In Naturam, sont les lieux où sont diffusées l'éducation environnementale et l'interprétation des valeurs naturelles du paysage. Les écoles peuvent réserver des visites guidées au parc naturel de la vallée de Sorteny qui permettent de concrétiser l'interprétation des valeurs naturelles et culturelles. 20.3. La cabane d'information de la Canya de la Rabassa, située dans la zone ZUE1, est la zone d'accueil et d'information du visiteur, elle est située à l'entrée de la piste d'accès au cap dels Graus. C'est le point de départ de divers itinéraires touristiques et itinéraires d'interprétation (avec guides ou autoguidés). 20.4. Le jardin botanique (thématique) et le jardin de rocailles accessibles au public en situation de handicap offre un bon échantillon de la flore subalpine et alpine des Pyrénées, comme de la géologie du pays. 20.5. Les refuges du parc naturel sont au nombre de deux : le refuge gardé Borda de Sorteny et la cabane de l'orri de les Cebes. Une convention signée entre le Commun et le Gouvernement délègue au Commun d'Ordino la gestion du refuge gardé qui est géré par concession. Le refuge sert de point d'information et d'interprétation. 20.6. Les sentiers d'accès permis sont : • parking la Canya de la Rabassa
21.1. Le parc naturel dispose d'un service officiel de guides. 21.2. La réalisation d'activités guidées, à caractère éducatif, interprétatif, sportif ou autres, par des personnes physiques ou des entreprises privées, est considérée comme une activité soumise à autorisation.
L'organe de gestion du parc naturel autorise ces activités sur la base d'un mémoire explicatif dans lequel figurent au minimum le nom et la qualification de chaque guide, qui doit être reconnue, un descriptif des activités développées par la personne physique ou l'entreprise dans le périmètre du Parc et en particulier les parcours, le nombre maximal de personnes par visite et une planification indicative des visites.
L'autorisation est accordée à condition que le guide ou les guides de l'entreprise aient suivi une courte formation homologuée par l'organe de gestion du Parc qui sera attestée par un certificat.
Cette autorisation peut comporter des limitations quant aux parcours, au nombre de personnes et à la fréquence des sorties guidées, ainsi que les mécanismes de contrôle selon l'activité développée.
En cas de silence administratif, la demande est réputée rejetée.
La durée de l'autorisation est d'un an renouvelable sur simple demande avec la présentation, le cas échéant, de la mise à jour du mémoire explicatif.
En cas de limitation de l'accès des visiteurs à une zone du Parc d'accès permis ou soumis à autorisation, la priorité est donnée aux visiteurs accompagnés par des guides, des personnes physiques ou des entreprises accréditées. 21.3. L'interprétation des valeurs naturelles et culturelles génère un changement de comportements et permet une sensibilisation et une participation plus importantes en ce qui concerne la conservation du patrimoine naturel et culturel.
L'organe de gestion du parc naturel dispose de divers outils afin de promouvoir l'interprétation.
Ces outils sont :
a) le centre d'interprétation In Naturam
b) les itinéraires d'interprétation du parc naturel
c) la Casa de la muntanya
d) le jardin botanique et le jardin de rocailles
e) le service de guides.
f) les autres itinéraires d'interprétation de la paroisse
22.1. Principes généraux Les pratiques sportives et récréatives sont toujours subordonnées aux intérêts de conservation, de recherche et d'exploitation durable et en particulier à la réglementation spécifique de chaque zone, à la Loi de conservation du milieu naturel, de la biodiversité et du paysage ainsi qu'à tout règlement d'application qui en découle.
De manière générale, l'organe de gestion est habilité à autoriser toute activité sportive ou récréative, à l'exception des cas où il est expressément prévu que cette compétence appartient à l'organe directeur.
Les excursions équestres sont permises sur les chemins balisés, dans tout le périmètre du parc naturel.
Pour des raisons de conservation, de sécurité ou d'affluence excessive à certaines époques et/ou dans certaines circonstances, l'organe directeur, sur proposition de l'organe de gestion, peut soumettre à autorisation certaines activités pour leur pratique dans tout le parc naturel, à l'exception des zones de réserve.
Les pratiques sportives de compétition sont considérées comme des activités soumises à autorisation ; en cas de grands événements, elles sont régies par la législation correspondante.
Des conditions particulières pourront en outre être exigées, en veillant : - à ce qu'elles ne présentent pas d'incompatibilités avec d'autres activités, - à ce qu'elles soient compatibles avec les normes définies dans le Plan directeur.
Outre les considérations qui précèdent, les pratiques sportives et récréatives sont soumises à la réglementation établie dans l'Ordonnance de modification de l'ordonnance réglementant l'accès au milieu rural et naturel au moyen du réseau de chemins et de sentiers dans la paroisse d'Ordino, ainsi qu'aux restrictions qui pourront être définies ci-après.
Les réglementations des principales activités du parc sont détaillées ci-après. 22.2. Réglementation de la randonnée pédestre On entend par randonnée pédestre le parcours à pied d'itinéraires empruntant des pistes ou des sentiers existant actuellement.
L'ouverture de nouveaux sentiers est considérée comme une activité non permise dans les zones de réserve, à l'exception des actions de gestion.
Dans les autres zones, elle est considérée comme une activité soumise à autorisation.
Dans les zones humides situées dans les zones d'usage modéré et d'usage restreint, l'organe directeur peut autoriser l'ouverture de sentiers d'interprétation, le cas échéant avec passerelle en bois. 22.3. Réglementation de l'alpinisme On entend par alpinisme l'ascension de sommets élevés difficilement accessibles, l'escalade et les traversées de haute montagne par des crêtes ou des itinéraires dépourvus de chemins balisés.
Est exclue de cette définition l'ascension des sommets de la Serrera et de l'Estanyó par les chemins balisés.
La pratique de l'alpinisme à l'intérieur des zones de réserve est considérée comme une activité non permise.
Dans le reste du parc, la pratique de l'alpinisme est considérée comme une activité soumise à autorisation. 22.4. Réglementation du ski de randonnée, du ski nordique Le ski de randonnée, le ski nordique sont considérés comme des activités permises uniquement dans les zones définies sur le plan de l'annexe n°
3. L'accès en ski de randonnée, en ski nordique, aux zones humides définies sur le plan de l'annexe n° 2 est considéré comme une activité permise à condition que l'épaisseur du manteau neigeux dépasse 20 cm. Toutefois, l'organe de gestion peut interdire l'accès à toute zone du parc en ski de randonnée, en ski nordique, à tout moment pour des raisons techniques et, en particulier, pour des raisons de conservation et de protection d'espèces de faune sauvage, conformément aux directives du département du Gouvernement chargé de cette gestion. La pratique du ski de randonnée ou du ski nordique accompagné d'un animal de compagnie n'est pas permise dans la zone de réserve ZRE3 ainsi que sur le chemin d'accès au Planell del Quer et dans toute la zone du replat jusqu'au belvédère du Grau de la Llosa, dans les zones alpines du Forn, de l'Estanyó (altitude supérieure à 2.400
m) et de la Cebollera (altitude supérieure à 2.600 m). 22.5. Réglementation du pique-nique La pratique du pique-nique avec un équipement spécial tel que des tables pliantes et d'autres équipements associés est considérée comme une activité non permise dans tout le parc naturel en dehors des lieux aménagés à cet effet, mais soumis à la capacité d'accueil. L'organe directeur peut autoriser ponctuellement le montage d'équipements, pour l'organisation d'événements populaires, dans des zones d'usage modéré ou d'usage spécial. L'installation de nouvelles aires de pique-nique à l'intérieur du parc n'est pas autorisée, à l'exception des zones d'usage spécial. L'organe de gestion définira, le cas échéant, ces nouvelles aires, qui seront approuvées par l'organe directeur. 22.6. Réglementation des sorties en raquettes à neige Les sorties en raquettes à neige sont considérées comme des activités permises uniquement dans les zones définies sur le plan de l'annexe n°
3. L'accès en raquettes à neige aux zones humides définies sur le plan de l'annexe n° 2 est considéré comme une activité permise à condition que l'épaisseur du manteau neigeux dépasse 20 cm. Toutefois, l'organe de gestion peut interdire l'accès à toute zone du parc en raquettes à neige à tout moment pour des raisons techniques ou de sécurité et en particulier pour des raisons de conservation et de protection d'espèces de faune sauvage, conformément aux directives du département du Gouvernement chargé de cette gestion. La marche en raquettes à neige accompagné d'un animal de compagnie est permise lorsque celui-ci est tenu en laisse à partir de la zone ZUE4 et est limitée aux zones définies sur la carte de l'annexe numéro 3, mais elle n'est pas permise dans la zone de réserve ZRE3 ainsi que sur le chemin d'accès au Planell del Quer et dans toute la zone du replat jusqu'au belvédère du Grau de la Llosa, dans les zones alpines du Forn, de l'Estanyó (altitude supérieure à 2.400
m) et de la Cebollera (altitude supérieure à 2.600 m). 22.7. Réglementation du camping et du bivouac On entend par camping sauvage le fait de passer la nuit en plein air au moyen de l'installation de cabanes, de tentes, de caravanes, de véhicules ou de tout autre habitacle non permanent. On entend par bivouac le fait de passer la nuit en plein air sans aucune des installations mentionnées à l'alinéa précédent. Le camping sauvage est considéré de manière générale comme une activité non permise dans tout le périmètre du parc naturel, sauf dans l'enclos situé derrière le refuge Borda de Sorteny, à condition qu'il n'y ait pas de bétail en ce lieu. Exceptionnellement, l'organe de gestion peut autoriser des campements pour des activités professionnelles liées à la gestion du parc naturel avec des travaux spéciaux préalablement autorisés par ce même organe. À l'exception des zones de réserve, le bivouac de haute montagne est permis dans les zones d'altitude supérieure à 2.200 m entre 18 heures et 8 heures du jour suivant et pour une durée maximale d'une nuit. 22.8
Le parc naturel comprend deux parcs de stationnement, l'un situé à la Canya de la Rabassa, entrée du parc naturel (ZUE1), et l'autre au cap dels Graus (ZUE3), dont l'accès est réglementé. Le stationnement de véhicules de tout type en dehors de ces zones est interdit après 22h00 et jusqu'à 6h00, à l'exception des interventions de gestion ou de sauvetage et des véhicules appartenant aux personnes qui passent la nuit au refuge gardé. Le stationnement des camping-cars dans les zones ZUE1, ZUE2 et ZUE3 n'est pas permis.
L'élevage est considéré comme une activité traditionnelle indispensable au maintien de la qualité des pâturages de haute montagne, ayant une influence sur la répartition et l'existence de certaines communautés végétales qui favorisent la biodiversité, et c'est pour cette raison que l'élevage sera encouragé dans le parc.
La détermination de la capacité de charge des zones de pâturage permet d'en optimiser l'utilisation tout en respectant les objectifs fondamentaux de conservation et de protection des espèces végétales d'intérêt.
La Taba d'Ordino est le document qui régit l'exploitation des pâturages communaux de la paroisse et, en particulier, des pâturages communaux situés dans les limites du parc naturel.
Au Conseil de la Taba, qui se tient le mercredi précédant la semaine du Carnaval, sont déterminés, le cas échéant, les itinéraires et les dates auxquels le gros bétail (troupeau communal de vaches et de juments) et le petit bétail peuvent entrer dans le cortó de Sorteny et en sortir, dont les limites se situent intégralement sur le territoire du parc naturel.
L'organe de gestion peut présenter au Conseil de la Taba une proposition de gestion de l'exploitation des pâturages communaux du Parc naturel, après consultation préalable des éleveurs de la paroisse d'Ordino (Taula d'Agricultura).
Tant que le bétail se trouve dans la zone du parc naturel, les éleveurs, les vachers et les gardiens de juments sont autorisés à accéder en véhicule aux zones ZUE2 et ZUE3 ainsi qu'à la zone ZUE4, sur autorisation préalable de l'organe de gestion, exclusivement pour le chargement du bétail.
Pendant que son bétail paît sur le territoire du parc naturel, un éleveur peut accéder, pour des besoins techniques ou sanitaires, à l'ensemble du territoire du parc naturel, y compris les zones de réserve lorsque son bétail paît dans ces zones.
Chasse 25.1. Considérations générales Les activités cynégétiques doivent respecter la réglementation en vigueur en matière de chasse. Toutes les décisions liées à l'activité cynégétique sont prises par l'organe compétent, qui est constitué et se réunit conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur en la matière. 25.2.Le plan de gestion Les limites du parc naturel fixent l'unité de gestion cynégétique à laquelle s'applique le plan de gestion des espèces chassables. Ce plan est rédigé par le Ministère du Gouvernement compétent. 25.3. Les activités techniques Le Département du Gouvernement compétent pour la réglementation de la chasse coordonne les activités techniques liées à la gestion des espèces chassables. 25.4. L'application des plans de chasse Conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur en la matière, l'organe compétent peut décider la capture de certaines unités des espèces soumises au plan de chasse selon ce que fixe le plan de gestion des espèces chassables.
Pêche 26.1. Considérations générales Les activités liées aux populations aquatiques doivent respecter la réglementation en vigueur en matière de pêche. Toutes les décisions liées à l'activité aquatique sont prises par l'organe compétent, conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur en la matière. 26.2. Le plan de gestion Le département du Gouvernement compétent pour la gestion de la pêche élabore le plan de gestion des espèces aquatiques dans le parc. 26.3. Les activités techniques Le département du Gouvernement compétent pour la gestion de la pêche coordonne les activités techniques liées à la gestion des espèces aquatiques. 26.4. L'application des plans de pêche Conformément aux dispositions de la réglementation en vigueur en la matière, l'organe compétent peut décider l'établissement d'un plan de pêche des espèces pêchables selon ce que fixe le plan de gestion.
La gestion forestière du parc, fondée sur le critère de la rotation biologique, est subordonnée à la réglementation du zonage, au Plan technique de gestion et d'amélioration forestière et au Plan de prévention des incendies de forêt de la paroisse. L'utilisation de bois mort pour le feu est considérée comme un usage permis uniquement dans la zone d'usage modéré ZUM2. Sur le reste du territoire, elle est considérée comme un usage non permis. L'abattage d'arbres et d'arbustes ainsi que l'allumage de feux pour des travaux forestiers ou agricoles sont des activités pouvant être autorisées sur l'ensemble du parc naturel.
L'installation de ruches dans le parc naturel est une activité pouvant être autorisée. L'autorisation est accordée au moyen d'une concession temporaire de terrain public, pendant la période de floraison de la végétation. Pour que l'autorisation d'installation temporaire soit accordée, l'apiculteur doit remplir les conditions requises du règlement en vigueur régissant l'activité apicole. Des emplacements apicoles pourront être autorisés dans toutes les zones à l'exception des zones de réserve. Toutefois, il est une condition nécessaire qu'ils disposent d'une assurance en cours de validité pour couvrir d'éventuels dommages aux tiers. En cas de commercialisation des produits dérivés, la promotion des produits sera régie selon les critères définis à l'article 30.
La cueillette de fruits des bois et de champignons est considérée comme une activité permise sur l'ensemble du parc naturel à l'exception des zones de réserve ; l'utilisation d'outils spéciaux est interdite pour cueillir quelque fruit que ce soit ; la cueillette des champignons ne peut être pratiquée qu'au moyen d'un couteau, tout autre outil est interdit.
30.1.Les actions de communication et de promotion doivent favoriser le rapprochement du public avec les valeurs patrimoniales du parc naturel, toujours de manière compatible avec la conservation de celles-ci et avec l'aménagement général de l'usage public défini au chapitre IV.
L'organe de gestion évaluera tous les services et les produits touristiques en cohérence avec les objectifs de conservation et de protection patrimoniale du Parc en collaboration avec les départements du Tourisme du Commun et du Gouvernement, comme avec Andorra Turisme. 30.2. L'utilisation du parc naturel (les logos ou tout matériel de promotion ou de communication du parc naturel) comme argument commercial étranger au parc naturel par une entité privée, indépendamment du support utilisé, nécessite l'autorisation explicite de l'organe de gestion. 30.3. Le site web de Sorteny : www.sorteny.ad est le principal support d'information du parc naturel. 30.4. L'Office du Tourisme, la cabane d'information du parc naturel et le refuge gardé sont les principaux points d'information du parc naturel. 30.5. L'implication des établissements et des institutions publiques et privées, tant au niveau paroissial que national, sera recherchée pour la promotion de l'espace, ainsi que celle des collectifs et entités liés au développement des différentes activités d'usage public (fédérations et clubs sportifs, par exemple), dans le but d'adapter les contenus de vulgarisation et d'information à leurs demandes, et d'utiliser leurs moyens spécifiques de communication (revues spécialisées, etc.) pour des tâches d'information. 30.6. L'utilisation de services et de produits d'origine et d'exploitation locales sera favorisée, en particulier de ceux produits selon des méthodes traditionnelles avec une production durable, en recherchant la meilleure qualité. 30.7. Le site web de la Réserve de biosphère d'Ordino est un autre support de diffusion de l'information.
31.1. L'activité de recherche est directement liée à l'objectif principal de conservation et de protection des valeurs naturelles du parc naturel ; par conséquent, cette activité doit être encouragée tout en en planifiant les priorités afin d'optimiser la gestion du parc naturel. 31.2. Bien que les activité de recherche ne présentent généralement pas un caractère agressif pour l'environnement, il s'agit de rendre compatibles les interventions en particulier dans les zones de protection spéciale, comme les zones de réserve. Afin de disposer des connaissances nécessaires pour mener une gestion efficace des systèmes naturels et des valeurs culturelles du parc, la réalisation de travaux scientifiques de recherche est considérée comme une activité autorisable dans tout le parc, des présentations et évaluations préalables du projet de recherche à l'organe de gestion, qui doit consulter l'organe directeur et le comité consultatif, en particulier les conseillers scientifiques compétents. Si l'activité de recherche concerne une zone de réserve, la nécessité de la réaliser dans cette zone doit être justifiée. Les critères d'approbation de ces activités dans les zones de réserve sont :
a) compétence de l'équipe de recherche.
b) objectifs de la recherche.
c) méthodes et matériel employés. L'installation de caméras fixes pour le tournage est considérée comme une activité autorisable dans tout le Parc. Tout ce qui est exposé dans ce paragraphe s'entend sans préjudice des compétences du Gouvernement.
32.1.Afin d'améliorer et d'optimiser la gestion technique du Parc, des conventions de collaboration seront établies avec les autres espaces naturels protégés du pays, les centres de recherche du pays et en particulier le Andorra Recerca + Innovació (AR+I) et avec les autres espaces naturels protégés du pays comme les frontaliers. 32.2. L'organe de gestion promouvra l'établissement de conventions de collaboration avec les universités ou institutions de recherche, publiques ou privées, qui incluent la Principauté d'Andorre dans leur champ d'action, afin de parvenir au meilleur développement de la recherche sur les valeurs du Parc. La priorité sera donnée à l'étude du patrimoine archéologique agropastoral, des habitats et des espèces floristiques et faunistiques d'intérêt selon des protocoles standardisés et concertés, à la formation du personnel technique, à la communication et à la promotion des valeurs naturelles et culturelles ainsi qu'à la recherche appliquée à la gestion, en particulier en ce qui concerne la résolution de problèmes d'impacts environnementaux.
Au début de chaque mandat communal, l'Organe directeur approuve la planification de la gestion pour une période de quatre ans, avec l'approbation du Plan d'action du présent Plan directeur. Toutefois, l'organe de gestion présente chaque année un bilan de la gestion afin de permettre la mise à jour du plan de gestion et la programmation des actions à mener pour l'année suivante, ainsi que le budget provisoire correspondant. L'organe directeur approuve chaque année la gestion de l'organe de gestion et la planification de la gestion pour l'année suivante, en fonction de l'état d'avancement des actions programmées les années précédentes dans le Plan d'action, dont les concepts génériques sont exposés au chapitre X.
Le Comité scientifique du parc naturel, zone centrale de la Réserve de biosphère d'Ordino, est le même que le Comité scientifique de la Réserve de biosphère d'Ordino. Il conviendra d'établir des processus participatifs dynamiques entre scientifiques (échanges transfrontaliers), gestionnaires, acteurs et ONG de protection de la nature.
La réglementation de certaines activités pouvant être menées dans les limites du parc naturel est précisée dans l'ordonnance réglementant certaines activités dans le parc naturel de la vallée de Sorteny.
L’article III, paragraphe d/. de l’Ordonnance du parc naturel de la vallée de Sorteny prévoit que « le Plan directeur est en vigueur jusqu’à la fin du mandat communal, sauf s’il est abrogé avant ladite fin ».
À chaque changement de législature, un nouveau Plan directeur est approuvé et un Plan d’action est présenté, dans le cas présent pour la période 2024-2027, à l’Organe directeur, après consultation du Comité consultatif et approbation ultérieure par la Junta de Govern du Commun.
Il convient de tenir compte du fait que les zones humides du parc naturel intègre la Liste des zones humides d’importance internationale de RAMSAR et que le parc naturel fait partie du Réseau Émeraude.
Enfin, le parc naturel est défini comme zone centrale de la Réserve de biosphère d’Ordino.
Dans le cadre du Parc pyrénéen des Trois Nations, la viabilité d’une Réserve de biosphère transfrontalière sera étudiée, dans laquelle le parc naturel ferait partie de l’ensemble des zones centrales de celle-ci.
Un tableau récapitulatif des actions de gestion du statut légal est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 1EL1 Approuver le Plan directeur pour une période de 4 ans, après consultation du Comité consultatif et présentation de la proposition pour approbation à l’Organe directeur x 2EL2 Approuver le Plan d’action pour une période de 4 ans, après consultation du Comité consultatif, et le mettre à jour en fonction de l’état d’avancement des actions programmées et des problématiques qui peuvent surgir x x x x 3EL3 Déclarer, le cas échéant, le parc naturel comme l’une des zones centrales de la Réserve de biosphère transfrontalière dans le cadre du projet transfrontalier de Parc pyrénéen des Trois Nations.
(x) x 4EL4 Approuver le Plan de gestion spécifique pour la conservation et la protection des habitats et des espèces d’intérêt communautaire, dans le cadre du Réseau Émeraude (x) x 37.2. Planification sectorielle 37.2.1. Patrimoine naturel Principes directeurs - inventorier, cartographier, protéger et restaurer, le cas échéant, les habitats et en priorité les habitats d’intérêt communautaire, les habitats rares, en suivant l’approche intégratrice de l’écologie du paysage ; - inventorier, cartographier, protéger et surveiller les espèces floristiques et en priorité les espèces de la liste rouge de la flore d’Andorre au statut de menace maximal (CR,EN,VU) ; - publier sur le site web les résultats de la recherche ; - aménager et contrôler l’usage du territoire (usages traditionnels et usage public) afin de garantir la conservation du patrimoine naturel et culturel ; - améliorer le fonctionnement écologique des écosystèmes (protection, restauration,…), en suivant en particulier la dynamique de certains habitats (forêts, landes, zones humides,…), toujours dans le cadre intégrateur de l’écologie du paysage ; - collaborer avec les départements du Patrimoine naturel et le Corps des gardes forestiers au suivi des espèces faunistiques et d’autres sujets relevant de la compétence du Gouvernement ; - collaborer, dans le cadre du Parc pyrénéen des Trois Nations, du réseau RED BIO et du projet FLORALAB+, avec les espaces naturels protégés des pays voisins pour le suivi, la protection et la conservation des espèces ; - diffuser les valeurs naturelles au moyen des sorties accompagnées par le guide accompagnateur de montagne et de l’éducation à l’environnement.
La cartographie des habitats est un outil indispensable pour la gestion du patrimoine naturel.
Il faudrait continuer d’améliorer la précision de la cartographie existante (échelle 1: 25.000) tant au niveau de la détermination des différentes associations végétales (inventaires phytosociologiques) que de la cartographie de celles-ci, pour autant que les habitats considérés soient d’intérêt ou singuliers (précision du 1:5.000), Le niveau de description des habitats peut aller jusqu’à la sous-association.
Il convient de poursuivre les inventaires floristiques et faunistiques sur tout le territoire du Parc, en particulier dans les zones peu prospectées comme dans certaines zones de rochers et d’éboulis carbonatés, les habitats chionophiles, les landes, les prairies alpines et subalpines, les forêts pionnières dans les séries de végétation subalpines et les forêts anciennes.
L’inscription des zones humides du Parc sur la liste des zones humides d’intérêt international de RAMSAR justifie davantage encore une gestion conservatoire de ces milieux fragiles comportant des habitats et des espèces d’intérêt et jouant un rôle fonctionnel au niveau du bassin versant.
La surveillance des zones de plus grande valeur naturelle et/ou fonctionnelle constituera la base de cette gestion.
D’autres habitats d’intérêt comme la prairie de fauche du Pla de Sorteny sont soumis à des changements d’usage qui peuvent affecter leur diversité biologique, raison pour laquelle il convient d’établir une surveillance avec des inventaires phytosociologiques.
Il convient de suivre la dynamique de la végétation et en particulier la lande à genêt ( Genista balansae subsp. europaea ), les forêts matures, le vératre ( Veratrum album ) et la berce ( Heracleum sphondylium subsp. pyrenaicum ) en maintenant la diversité floristique des prairies de fauche, pour une bonne exploitation par le bétail, et veiller à contrôler les espèces invasives comme le séneçon du Cap ( Senecio inaequidens ) dans un rayon minimal d’un km autour des limites du parc naturel.
Conformément aux principes directeurs mentionnés ci-dessus, la surveillance des populations d’espèces floristiques et faunistiques d’intérêt suivra des protocoles unifiés avec d’autres espaces naturels protégés (SOCA, zones humides, amphibiens et reptiles,…), avec le département du Patrimoine naturel (comptages, suivi du gypaète, du lagopède alpin et de la perdrix grise,…), avec Andorra Recerca i Innovació (AR+I) pour le BMSAnd.
La programmation de la surveillance sera adaptée aux ressources humaines et optimisée au moyen de conventions de collaboration entre les parcs naturels.
La meilleure façon de systématiser les données sera recherchée et les différentes couches du SIG seront mises à jour, en particulier la carte des habitats avec la carte de localisation des stations des espèces d’intérêt.
Une liste pour la surveillance des espèces faunistiques (vertébrés et invertébrés) et floristiques prioritaires est donnée ci-après : Faune vertébrée d’intérêt : Mammifères Le desman des Pyrénées ( Galemys pyrenaicus ) CR, la loutre ( Lutra lutra ) EN, le chat sauvage ( Felis sylvestris ) EN, l’hermine ( Mustela erminea ) VU, les micromammifères et tous les chiroptères (chauves-souris).
Oiseaux Le grand tétras ( Tetrao urogallus ) VU, la chouette de Tengmalm ( Aegolius funereus ), le pic noir ( Dryocopus matrius ), le lagopède alpin ( Lagopus muta ) VU, la perdrix grise ( Perdix perdix subsp. hispaniensis ) EN, la niverolle alpine ( Montifringilla nivalis ) EN, le gypaète barbu ( Gypaetus barbatus ) EN, l’aigle royal ( Aquila chrysaetos ) EN, le circaète Jean-le-Blanc ( Circaetus gallicus ) NT, l’autour des palombes ( Accipiter gentilis ) VU, le crave à bec rouge ( Pyrrhocorax pyrrhocorax ) VU, le tarier des prés ( Saxicola rubetra ) VU, le cincle plongeur ( Cinclus cinclus ) VU, la pie-grièche écorcheur ( Lanius collurio ) VU.
Amphibiens et reptiles Le lézard du Pallars ( Iberolacerta aurelioi ) CR et le calotriton des Pyrénées ( Calotriton asper ) VU ; le lézard vivipare ( Zootoca vivipara ), la musaraigne aquatique ( Neomys milleri ), la salamandre ( Salamandra salamandra ).
Faune invertébrée d’intérêt : Rhopalocères (BMSAnd) et autres groupes.
En ce qui concerne les rhopalocères, il faudrait effectuer en priorité, dans le cadre du BMSAnd, le suivi des espèces cataloguées avec le statut en danger critique (CR), en danger (EN) et vulnérables(VU).
Il faudrait considérer d’autres groupes comme les arachnides, en encourageant les spécialistes chercheurs qui viennent prospecter le parc naturel, afin de compléter les catalogues du patrimoine naturel du parc et du pays.
Il convient de souligner que de nombreux invertébrés sont des bioindicateurs, ce qui justifierait certains efforts à cet égard, en vue de la gestion conservatoire.
Flore d’intérêt : En ce qui concerne la surveillance de la flore d’intérêt, la priorité est donnée aux espèces de flore protégées dont la liste figure à l’annexe n° 5.2 (Liste rouge de la flore vasculaire du parc naturel de la vallée de Sorteny).
La surveillance se concentrera, selon un planning établi par le Comité scientifique, en particulier sur les espèces suivantes : Draba tomentosa subsp. ciliigera, Draba nemorosa 1 , Gagea soleirolii, Epilobium obscurum 1 , Galanthus nivalis, Galium odoratum, Gentiana occidentalis, Gnaphalium hoppeanum, Laserpitium siler 1 , Leucanthemum catalaunicum, Lepidium villarsii, Listera cordata, Myrrhis odorata, Pedicularis comosa 1 , Ornitogalum pyrenaicum, Potentilla frigida, Salix lapponum subsp. ceretana, Saxifraga clusii 1 , Saxifraga retusa, Sorbus chamaemespilus, Xatardia scabra, Woodsia alpina 1 . 1 à trouver La plupart des actions de surveillance doivent être réalisées de manière annuelle, à l’exception du suivi de la dynamique de la végétation qui peut être bisannuel ou effectué une fois pendant la période de vigueur du présent Plan d’action.
Un tableau récapitulatif des actions de gestion et de suivi du patrimoine naturel est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 5PN1 Inventaire des habitats et de la flore dans les zones peu prospectées (habitats d’intérêt ou rares et espèces de la liste rouge), en mettant en œuvre les catalogues x x x x 6PN2 Inventaire faunistique (mammifères, oiseaux, amphibiens et reptiles, rhopalocères) pour la mise en œuvre des catalogues respectifs x x x x 7PN3 Préciser la carte des habitats à l’échelle 1: 5.000 pour les habitats d’intérêt communautaire ou rares x x x x 8PN4 Surveillance de la flore d’intérêt x x x x 9PN5 Suivi de la faune d’intérêt (en particulier les espèces considérées par le réseau Émeraude) avec différentes collaborations (Patrimoine naturel, autres espaces naturels, conseillers) x x x x 10PN6 Surveillance des zones humides cataloguées niveau 1 (et 2) présentant des impacts réels ou potentiels x x x x 11PN7 Surveillance des habitats d’intérêt et rares ou des habitats présentant des espèces d’intérêt x x x x 12PN8 Mise en œuvre des bases de données x x x x 13PN9 Préciser la cartographie des habitats, en particulier les habitats d’intérêt et rares, avec SIG x x x x 14PN10 Suivi de la dynamique des landes à genêt ( Genista balansae subsp. europaea ), des forêts anciennes, du vératre ( Veratrum album ) et d’autres espèces x x x x 15PN11 Collaboration avec l’AR+I : BMSAnd et suivi de la flore cataloguée, projets transfrontaliers et autres travaux de recherche appliquée à la gestion x x x x 16PN12 Éliminer le séneçon du Cap ( Senecio inaequidens ) dans une zone tampon de 1 km de rayon autour des limites du parc naturel x x x x 37.2.2. Patrimoine culturel Principes directeurs Les principes directeurs d’une politique de conservation et de préservation du patrimoine culturel au parc naturel sont : - inventorier le patrimoine archéologique agropastoral, y compris celui qui est lié à l’exploitation des mines de Ransol (infrastructures comme les chemins pavés, les bâtiments) ou les charbonnières, ainsi que le patrimoine naturel à caractère plus culturel comme les arbres remarquables ; - étudier les zones archéologiques en collaboration avec le Domaine du Patrimoine culturel du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Gouvernement et les centres de recherche (Universités, CNRS ou autres), en planifier, le cas échéant, la récupération et la restauration, en encourageant le bénévolat, pour une meilleure interprétation, tout en en garantissant la conservation ; - valoriser ce patrimoine au moyen de la création de parcours d’interprétation et en l’intégrant à l’éducation à l’environnement - publier les résultats de la recherche (web) Les paysages du parc naturel découlent en partie de l’interaction de l’homme avec la nature.
Depuis des siècles et jusqu’au milieu du XXe siècle, l’homme exploitait les ressources naturelles pour sa survie (pâturages ouverts sur la forêt – pâturage extensif ou prairies de fauche, bois - bois d’œuvre, bois de chauffage, charbon -, minerai, cueillette de plantes comestibles pour le bétail et pour l’homme -fruits des bois, champignons, plantes comestibles ou médicinales,…).
La planification des parcours du bétail consignée dans un document appelé La Taba constitue la base d’une gestion durable du territoire du parc ; c’est l’un des rares documents écrits de la fin du XIXe siècle qui aient été conservés au Commun.
Dans le Manual Digest d’Antoni Fiter i Rossell de 1748, on peut lire ” …Les Montagnes des Vallées.produisent de même abondance d’herbes, bonnes pour tout bétail gros, et menu,parmi elles les plus Célèbres pour hautes sont les suivantes : La Montagne des mines,ou minerais, de fer, la Montagne de Casamaña, celle de Seturia,. ”(p.151, édition du Conseil général de la Principauté d’andorre, 2000).
On pourrait interpréter qu’il est question en premier lieu de la vallée de Sorteny - l’exploitation des mines transite par celle-ci pour approvisionner les forges implantées à Ordino : plus loin dans le même texte on peut lire…” on y travaille un très bon fer, dans 5 forges, qu’approvisionne en Minerai la Montagne des Mines, et en charbon ses forêts ;… ”).
Ces activités traditionnelles ont entraîné l’implantation d’infrastructures adaptées aux besoins de gestion (orris, cabanes, enclos à bétail, abris, chemins pavés, murs de pierre sèche des terrasses,…).
Il convient d’inventorier, d’interpréter, de conserver et de protéger ce patrimoine agropastoral et industriel.
Toute une tradition orale a été transmise, par exemple en ce qui concerne l’usage traditionnel des plantes ; rappelons que l’on venait à Sorteny pour cueillir des plantes médicinales, y compris depuis la Catalogne.
Aujourd’hui, la connaissance de cette tradition se perd, très peu de personnes conservent dans leur mémoire l’usage traditionnel des plantes de montagne, et peu de gens montent à Sorteny pour cueillir du cumin, de la saxifrage, de la gentiane. il convient de pouvoir transmettre cette tradition au moyen de supports didactiques comme peut l’être le jardin botanique, dont une partie peut être consacrée à cette thématique, ainsi que d’autres centres de diffusion (Casa de la Muntanya, le centre d’interprétation In Naturam,…).
Un tableau récapitulatif des actions de gestion et de suivi du patrimoine culturel est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 17PC1 Inventaire du patrimoine agropastoral, en profitant des prospections d’habitats, de flore et de faune. x x x x 18PC2 Inventaire des arbres remarquables x x 19PC3 Maintenir dans le jardin botanique des zones thématiques sur l’usage traditionnel des plantes (en particulier les plantes médicinales) x x x x 20PC4 Promouvoir des parcours de découverte du patrimoine culturel (y compris les arbres remarquables) agropastoral et industriel, en examinant des alternatives au niveau de la collaboration transfrontalière (Parc pyrénéen des Trois Nations) x x x x 21PC5 Élargissement de l’offre d’éducation à l’environnement à la découverte du patrimoine culturel (agropastoral, usage traditionnel des plantes) dans les zones d’interprétation et lors des sorties de terrain x x x x 22PC6 Restaurer quelque cabane, orri ou mur de pierre sèche conformément au rapport obligatoire du Domaine du Patrimoine culturel du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, en encourageant le bénévolat x x x 37.2.3. Exploitations Les écosystèmes offrent des services environnementaux à la société, que ce soit au niveau de l’approvisionnement (élevage, apiculture, cueillette, chasse, exploitations hydriques), de la régulation (par exemple, qualité de l’eau (zones humides en tant que filtres naturels), qualité de l’air avec les forêts,…) ou même de services culturels (esthétique, éducatif, spirituel, …).
Les exploitations sont subordonnées à l’intégrité fonctionnelle des écosystèmes afin de garantir ces services environnementaux.
Les principes directeurs de la gestion des exploitations au parc naturel sont : Principes directeurs - établir une communication claire avec chaque secteur - analyser les incidences écologiques de chaque exploitation afin de déterminer sa compatibilité avec les objectifs du parc naturel et les autres usages existants ; - définir les critères de gestion et de conduite ainsi que les indicateurs permettant de prévenir les impacts environnementaux ; - appliquer le principe de précaution ; - planifier toute exploitation en cohérence avec l’identité naturelle et socioculturelle du territoire, tout en tenant compte de l’histoire de l’usage du territoire et de son incidence sur l’état de conservation ; - rendre compatibles les exploitations avec les actions de conservation tout en privilégiant celles de moindre impact dans l’espace et dans le temps ; - collaborer avec le Gouvernement, en ce qui concerne le suivi des projets d’exploitation selon les compétences.
Il est nécessaire que les exploitations soient des activités réglementées, comme c’est le cas de l’élevage qui suit des règles ancestrales établies dans la Taba d’Ordino.
Bien que l’élevage doive être encouragé au parc naturel afin de maintenir les équilibres et la fonctionnalité des systèmes naturels ouverts.
Afin de garantir l’intégrité fonctionnelle des zones humides, la dynamique forestière sera contrôlée dans certaines zones humides du Pla de Sorteny.
Il convient également de contrôler la bonne gestion des pâturages de manière extensive et de prévenir les impacts possibles du bétail sur les milieux fragiles que sont les tourbières, en évitant une concentration excessive dans l’espace et dans le temps, et en particulier les piétinements excessifs et l’eutrophisation.
Il convient également de suivre l’évolution de la prairie de fauche du Pla de Sorteny (en évitant une régression vers des prairies nitrophiles).
Il convient de maintenir les clôtures du bétail, en particulier à l’estret de l’Estanyó, au planell del Quer, au Pas de la Serrera.
La chasse et la pêche relèvent de la compétence du Gouvernement et, par conséquent, seule une collaboration avec le Département du Patrimoine naturel est proposée.
Il convient de poursuivre la collaboration aux recensements de la faune chassable (isards) et d’assurer le suivi des dégâts causés par le sanglier et de les déclarer, le cas échéant.
Un tableau récapitulatif des actions de gestion des exploitations est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 23AP1 Contrôler la dynamique forestière dans les zones humides du Pla de Sorteny x x 24AP2 Contrôler les parcours du bétail en particulier dans les zones humides en appliquant des protocoles d’évaluation de l’état de conservation de celles-ci x x x x 25AP3 Contrôler l’état sanitaire de la forêt de l’adret (Pleta del Racó) ainsi que des forêts matures et des forêts anciennes x x x x 26AP4 Contrôler l’état de conservation des clôtures du bétail et restaurer l’enclos de l’Estret de l’Estanyó x x x x 27AP5 Contrôler la dynamique de la prairie de fauche au moyen d’inventaires phytosociologiques périodiques x x x x 28AP6 Assurer le suivi des éventuels impacts environnementaux du captage d’eau de la source de la Mata (tout en assurant la protection de celle-ci), en particulier sur la base de l’état de conservation des habitats des zones humides 02024012 et 02024009 x x x x 29AP7 Collaborer avec le Patrimoine naturel aux recensements d’isards et à d’autres inventaires faunistiques, le cas échéant x x x x 30AP8 Assurer le suivi des impacts du sanglier et déclarer les dégâts, le cas échéant, afin d’organiser quelque battue (Comité technique de la Réserve de chasse) x x x x 31AP9 Éradiquer le vairon de l’étang de l’Estanyó en collaboration avec le Patrimoine naturel x x x x 37.3.
4. Espèces végétales d'usage traditionnel - le méum de Grèce ( Melopospermum peloponnesiacum ) - le carvi ( Carum carvi ) - l'épinard sauvage ( Chenopodium bonus-henricus ) - l'origan ( Origanum vulgare ) - la saxifrage aquatique ( Saxifraga aquatica ) - l'impératoire ( Peucedanum ostruthium ) - l'ortie ( Urtica dioica ) - la ciboulette ( Allium schoenoprasum ) - le pissenlit ( Taraxacum pyrenaicum ) - la gentiane jaune ( Gentiana lutea ) - l'arnica ( Arnica montana ) - les fruits des bois - les champignons Annexe n° 5.1
6. Caractéristiques du parc naturel
1. Milieu physique 1.1. Situation Située au nord-ouest de la Principauté d'Andorre (sa limite nord forme frontière avec la France), la vallée de Sorteny est une vallée secondaire au sein du bassin de la rivière Valira del Nord, structurée par la rivière de Sorteny, dont les affluents proviennent de quatre cirques glaciaires qui ferment la vallée et qui sont : el Forn, la Cebollera, la Serrera et l'Estanyó.
La superficie totale est de 1.080 hectares.
Entre la limite inférieure au pont de Puntal à 1.653 m et la limite supérieure au pic de l'Estanyó à 2.915 m d'altitude, le parc naturel présente les étages montagnard supérieur, subalpin et alpin. 1.2. Climatologie La vallée de Sorteny, située dans la zone axiale des Pyrénées, jouit d'un climat de montagne ; mais le gradient altitudinal, l'orientation est-ouest de la vallée principale et les orientations différentes des petites vallées suspendues déterminent une grande variété de microclimats.
Les températures se caractérisent par une amplitude élevée tant journalière qu'annuelle.
On compte près de 200 jours de gel, 17% avec une température inférieure à 0ºC ; quant aux 83% restants, il se produit des phénomènes de gel-dégel qui influent sur la géomorphologie et la végétation.
Les valeurs climatologiques calculées sur la période 1971-2000, à des altitudes de 1.791 m au parking de la Canya de la Rabassa, 2.265 m à la station météorologique automatique de l'Estanyó (AR+I) et 2.884 m sous le pic de l'Estanyó, donnent respectivement 1 : - une température moyenne annuelle de 6,1 ºC, 3,6ºC et 1.6ºC - le mois le plus froid : janvier avec une moyenne de -4 ºC, -5,3 et -5,9ºC (TºC minimales), - le mois le plus chaud : juillet avec une moyenne de 20,8ºC, 18ºC, 16 ºC (TºC maximales), - les précipitations annuelles sont de 1.079 mm, 1.190 mm, 1.347 mm, - le mois le plus pluvieux : mai avec 114 mm, 127 mm, 145 mm. De novembre à avril, une bonne partie des précipitations tombe sous forme de neige.
La station d'Ordino-Arcalís (2.080
m) donne une moyenne de précipitations solides cumulées au cours de la saison de 508 cm.
La moyenne des hauteurs moyennes mensuelles de neige entre décembre et avril est de 87,5 cm (84/94). 1.3. Géologie La vallée de Sorteny appartient à ce que l'on connaît comme le dôme de la Pallaresa, une grande structure à l'échelle des Pyrénées dans laquelle affleurent des matériaux cambriens et ordoviciens.
En général, il s'agit d'ardoises et de schistes avec quelques tronçons de quartzites et de calcaires.
L'ensemble des matériaux a subi un métamorphisme régional de degré moyen et faible.
Il convient de souligner la minéralisation de la zone de la Serrera (clots dels Meners), où se trouvait une ancienne exploitation de fer et de cuivre qui était extrait de filons encaissés dans les schistes de l'Ordovicien 2 . 1.4. Géomorphologie La morphologie du bassin de Sorteny a été modelée principalement par la glace, que ce soit par les glaciers du quaternaire ou par le phénomène de gel-dégel.
On trouve ainsi des formes d'origine glaciaire telles que les formes d'érosion que sont les quatre cirques, les cuvettes de surcreusement glaciaire (lac de l'Estanyó) ou les substrats polis (Cebollera) et les formes d'accumulation que sont les moraines déposées dans les zones de cirque et les glaciers rocheux très bien développés dans le cirque de la Serrera et de l'Estanyó.
Les formes d'origine périglaciaire comportent également des formes d'érosion parmi lesquelles se distinguent la gélifraction, les crêtes et les pics (de la Serrera à l'Estanyó), la solifluxion (adrets à gazon) et les formes d'accumulation telles que les cônes d'éboulis par gravité (éboulis du Roc del Rellotge) ou les couloirs et cônes d'avalanches présents dans toute la vallée. 1.5. Hydrographie La rivière de Sorteny est l'élément structurant du réseau hydrographique de la vallée de Sorteny ; elle naît à 2.082 m d'altitude à la confluence des rivières de la Serrera et de la Cebollera qui naissent respectivement à 2.680 m (source à la plus haute altitude d'Andorre) et 2.485 m. Le réseau est complété par les rivières de les Cebes et de l'Estanyó.
Les rivières ont une vitesse de courant élevée avec une pente moyenne de 17% et des eaux très froides (11,4ºC en août).
La zone compte un seul lac, le lac de l'Estanyó, d'une superficie de1,5 ha qui se situe à 2.339 m d'altitude.
En outre, on trouve quelques mares, tourbières et prairies hygrophiles, zones humides qui présentent un intérêt écologique élevé.
2. Milieu naturel 2.1. Végétation La vallée de Sorteny présente une grande variété d'habitats, dont la plupart relèvent de la Directive Habitats 92/43/CEE.
Plus de huit cents espèces phanérogames ont été inventoriées.
Une soixantaine sont endémiques (8% de la flore), près d'une centaine de taxons sont des espèces très rares ou menacées (liste rouge).Traditionnellement, on a coutume de cueillir certaines espèces, que ce soit pour leurs vertus médicinales (carvi, gentiane,…) ou parce qu'elles sont comestibles (méum de Grèce, impératoire, saxifrage aquatique), sans oublier les champignons, cueillis principalement dans les forêts d'ubac. 2.2. Faune Malgré sa superficie réduite, la vallée de Sorteny jouit d'une bonne richesse faunistique.
L'isard, le chevreuil et le sanglier sont les ongulés les plus fréquents ; d'autres mammifères d'intérêt comme la martre ou, de manière plus sporadique, la genette et la loutre, sont présents.
On y trouve une soixantaine d'espèces d'oiseaux, dont certaines présentent un grand intérêt, comme le vautour, le gypaète barbu, l'aigle royal et le circaète Jean-le-Blanc qui ne nichent pas dans la zone, le faucon pèlerin, le lagopède alpin, le grand tétras, la perdrix grise, le cincle plongeur, le tarier des prés ou le merle à plastron.
Les amphibiens et les reptiles y sont peu représentés, bien que l'on note la présence de l'euprocte des Pyrénées et du lézard d'Aurelio (microendémisme pyrénéen) qui sont des espèces importantes.
Le groupe des insectes, peu étudié jusqu'à présent, devrait y être assez bien représenté si l'on considère la richesse florale du Parc naturel.
Il convient de noter que l'on trouve près de 90 espèces de rhopalocères (papillons diurnes).Enfin, en ce qui concerne les poissons, dans les rivières des étages montagnard et subalpin se trouve la truite commune autochtone, accompagnée d'une espèce introduite, la truite arc-en-ciel, que l'on trouve également dans le lac.
3. Patrimoine culturel Le patrimoine culturel de la vallée provient de deux activités principales, l'une ancestrale qui est l'élevage (on trouve de nombreux orris, enclos, murs de pierres sèches, cabanes et abris) et l'autre plus récente, mais disparue, l'exploitation minière (sentiers pavés, cabane et autre bâtiment - les charbonnières ont disparu dans la forêt). Sous la limite inférieure du Parc, à Puntal, il ne reste presque rien de la première forge d'Andorre (1620). Le patrimoine toponymique est riche ; notons en particulier que le nom de la vallée, « Sorteny », signifierait selon Anglada « la plaine des sorcières ».
4. Milieu socio-économique Les activités économiques dans la vallée de Sorteny étaient centrées sur l'élevage, l'exploitation forestière, l'exploitation fourragère et des activités liées à l'exploitation des mines de fer de Ransol et de la Serrera, du XVIIe siècle au XIXe siècle. La chasse et la pêche complétaient les activités traditionnelles. La vallée de Sorteny a toujours été réservée au troupeau de vaches communal. Certains enclos et les prairies de fauche du plateau de Sorteny étaient loués. L'activité d'élevage se poursuit aujourd'hui avec environ deux cents têtes de gros bétail. Le bétail suit des routines traditionnelles. L'usage pastoral du territoire est défini dans un document appelé La Taba. Enfin, l'activité touristique et récréative, tant en été qu'en hiver, ne cesse de croître, et la fréquentation humaine de la vallée a augmenté dès l'ouverture de la route jusqu'à la Canya de la Rabassa, puis de la piste allant de la Canya de la Rabassa jusqu'au Cap dels Graus, et plus encore depuis sa déclaration en tant que parc naturel. Cette zone représente une ressource non seulement pour les professionnels du tourisme de la paroisse d'Ordino, mais aussi pour l'ensemble du pays. 1 Données fournies par le CENMA, 2012 2 Données fournies par le CENMA, 2012 Annexes