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← Plan directeur du 18-3-2024 du parc naturel de la vallée de Sorteny

Plan directeur du 18-3-2024 du parc naturel de la vallée de Sorteny · bopa.mca.ad

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Article 37. Plan d’action 37.1. Statut légal

Traduction réalisée par intelligence artificielle, à titre informatif. Seul le texte catalan publié au BOPA fait foi. Texte catalan

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Article 37. Plan d’action 37.1. Statut légal

L’article III, paragraphe d/. de l’Ordonnance du parc naturel de la vallée de Sorteny prévoit que « le Plan directeur est en vigueur jusqu’à la fin du mandat communal, sauf s’il est abrogé avant ladite fin ».

À chaque changement de législature, un nouveau Plan directeur est approuvé et un Plan d’action est présenté, dans le cas présent pour la période 2024-2027, à l’Organe directeur, après consultation du Comité consultatif et approbation ultérieure par la Junta de Govern du Commun.

Il convient de tenir compte du fait que les zones humides du parc naturel intègre la Liste des zones humides d’importance internationale de RAMSAR et que le parc naturel fait partie du Réseau Émeraude.

Enfin, le parc naturel est défini comme zone centrale de la Réserve de biosphère d’Ordino.

Dans le cadre du Parc pyrénéen des Trois Nations, la viabilité d’une Réserve de biosphère transfrontalière sera étudiée, dans laquelle le parc naturel ferait partie de l’ensemble des zones centrales de celle-ci.

Un tableau récapitulatif des actions de gestion du statut légal est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 1EL1 Approuver le Plan directeur pour une période de 4 ans, après consultation du Comité consultatif et présentation de la proposition pour approbation à l’Organe directeur x 2EL2 Approuver le Plan d’action pour une période de 4 ans, après consultation du Comité consultatif, et le mettre à jour en fonction de l’état d’avancement des actions programmées et des problématiques qui peuvent surgir x x x x 3EL3 Déclarer, le cas échéant, le parc naturel comme l’une des zones centrales de la Réserve de biosphère transfrontalière dans le cadre du projet transfrontalier de Parc pyrénéen des Trois Nations.

(x) x 4EL4 Approuver le Plan de gestion spécifique pour la conservation et la protection des habitats et des espèces d’intérêt communautaire, dans le cadre du Réseau Émeraude (x) x 37.2. Planification sectorielle 37.2.1. Patrimoine naturel Principes directeurs - inventorier, cartographier, protéger et restaurer, le cas échéant, les habitats et en priorité les habitats d’intérêt communautaire, les habitats rares, en suivant l’approche intégratrice de l’écologie du paysage ; - inventorier, cartographier, protéger et surveiller les espèces floristiques et en priorité les espèces de la liste rouge de la flore d’Andorre au statut de menace maximal (CR,EN,VU) ; - publier sur le site web les résultats de la recherche ; - aménager et contrôler l’usage du territoire (usages traditionnels et usage public) afin de garantir la conservation du patrimoine naturel et culturel ; - améliorer le fonctionnement écologique des écosystèmes (protection, restauration,…), en suivant en particulier la dynamique de certains habitats (forêts, landes, zones humides,…), toujours dans le cadre intégrateur de l’écologie du paysage ; - collaborer avec les départements du Patrimoine naturel et le Corps des gardes forestiers au suivi des espèces faunistiques et d’autres sujets relevant de la compétence du Gouvernement ; - collaborer, dans le cadre du Parc pyrénéen des Trois Nations, du réseau RED BIO et du projet FLORALAB+, avec les espaces naturels protégés des pays voisins pour le suivi, la protection et la conservation des espèces ; - diffuser les valeurs naturelles au moyen des sorties accompagnées par le guide accompagnateur de montagne et de l’éducation à l’environnement.

La cartographie des habitats est un outil indispensable pour la gestion du patrimoine naturel.

Il faudrait continuer d’améliorer la précision de la cartographie existante (échelle 1: 25.000) tant au niveau de la détermination des différentes associations végétales (inventaires phytosociologiques) que de la cartographie de celles-ci, pour autant que les habitats considérés soient d’intérêt ou singuliers (précision du 1:5.000), Le niveau de description des habitats peut aller jusqu’à la sous-association.

Il convient de poursuivre les inventaires floristiques et faunistiques sur tout le territoire du Parc, en particulier dans les zones peu prospectées comme dans certaines zones de rochers et d’éboulis carbonatés, les habitats chionophiles, les landes, les prairies alpines et subalpines, les forêts pionnières dans les séries de végétation subalpines et les forêts anciennes.

L’inscription des zones humides du Parc sur la liste des zones humides d’intérêt international de RAMSAR justifie davantage encore une gestion conservatoire de ces milieux fragiles comportant des habitats et des espèces d’intérêt et jouant un rôle fonctionnel au niveau du bassin versant.

La surveillance des zones de plus grande valeur naturelle et/ou fonctionnelle constituera la base de cette gestion.

D’autres habitats d’intérêt comme la prairie de fauche du Pla de Sorteny sont soumis à des changements d’usage qui peuvent affecter leur diversité biologique, raison pour laquelle il convient d’établir une surveillance avec des inventaires phytosociologiques.

Il convient de suivre la dynamique de la végétation et en particulier la lande à genêt ( Genista balansae subsp. europaea ), les forêts matures, le vératre ( Veratrum album ) et la berce ( Heracleum sphondylium subsp. pyrenaicum ) en maintenant la diversité floristique des prairies de fauche, pour une bonne exploitation par le bétail, et veiller à contrôler les espèces invasives comme le séneçon du Cap ( Senecio inaequidens ) dans un rayon minimal d’un km autour des limites du parc naturel.

Conformément aux principes directeurs mentionnés ci-dessus, la surveillance des populations d’espèces floristiques et faunistiques d’intérêt suivra des protocoles unifiés avec d’autres espaces naturels protégés (SOCA, zones humides, amphibiens et reptiles,…), avec le département du Patrimoine naturel (comptages, suivi du gypaète, du lagopède alpin et de la perdrix grise,…), avec Andorra Recerca i Innovació (AR+I) pour le BMSAnd.

La programmation de la surveillance sera adaptée aux ressources humaines et optimisée au moyen de conventions de collaboration entre les parcs naturels.

La meilleure façon de systématiser les données sera recherchée et les différentes couches du SIG seront mises à jour, en particulier la carte des habitats avec la carte de localisation des stations des espèces d’intérêt.

Une liste pour la surveillance des espèces faunistiques (vertébrés et invertébrés) et floristiques prioritaires est donnée ci-après : Faune vertébrée d’intérêt : Mammifères Le desman des Pyrénées ( Galemys pyrenaicus ) CR, la loutre ( Lutra lutra ) EN, le chat sauvage ( Felis sylvestris ) EN, l’hermine ( Mustela erminea ) VU, les micromammifères et tous les chiroptères (chauves-souris).

Oiseaux Le grand tétras ( Tetrao urogallus ) VU, la chouette de Tengmalm ( Aegolius funereus ), le pic noir ( Dryocopus matrius ), le lagopède alpin ( Lagopus muta ) VU, la perdrix grise ( Perdix perdix subsp. hispaniensis ) EN, la niverolle alpine ( Montifringilla nivalis ) EN, le gypaète barbu ( Gypaetus barbatus ) EN, l’aigle royal ( Aquila chrysaetos ) EN, le circaète Jean-le-Blanc ( Circaetus gallicus ) NT, l’autour des palombes ( Accipiter gentilis ) VU, le crave à bec rouge ( Pyrrhocorax pyrrhocorax ) VU, le tarier des prés ( Saxicola rubetra ) VU, le cincle plongeur ( Cinclus cinclus ) VU, la pie-grièche écorcheur ( Lanius collurio ) VU.

Amphibiens et reptiles Le lézard du Pallars ( Iberolacerta aurelioi ) CR et le calotriton des Pyrénées ( Calotriton asper ) VU ; le lézard vivipare ( Zootoca vivipara ), la musaraigne aquatique ( Neomys milleri ), la salamandre ( Salamandra salamandra ).

Faune invertébrée d’intérêt : Rhopalocères (BMSAnd) et autres groupes.

En ce qui concerne les rhopalocères, il faudrait effectuer en priorité, dans le cadre du BMSAnd, le suivi des espèces cataloguées avec le statut en danger critique (CR), en danger (EN) et vulnérables(VU).

Il faudrait considérer d’autres groupes comme les arachnides, en encourageant les spécialistes chercheurs qui viennent prospecter le parc naturel, afin de compléter les catalogues du patrimoine naturel du parc et du pays.

Il convient de souligner que de nombreux invertébrés sont des bioindicateurs, ce qui justifierait certains efforts à cet égard, en vue de la gestion conservatoire.

Flore d’intérêt : En ce qui concerne la surveillance de la flore d’intérêt, la priorité est donnée aux espèces de flore protégées dont la liste figure à l’annexe n° 5.2 (Liste rouge de la flore vasculaire du parc naturel de la vallée de Sorteny).

La surveillance se concentrera, selon un planning établi par le Comité scientifique, en particulier sur les espèces suivantes : Draba tomentosa subsp. ciliigera, Draba nemorosa 1 , Gagea soleirolii, Epilobium obscurum 1 , Galanthus nivalis, Galium odoratum, Gentiana occidentalis, Gnaphalium hoppeanum, Laserpitium siler 1 , Leucanthemum catalaunicum, Lepidium villarsii, Listera cordata, Myrrhis odorata, Pedicularis comosa 1 , Ornitogalum pyrenaicum, Potentilla frigida, Salix lapponum subsp. ceretana, Saxifraga clusii 1 , Saxifraga retusa, Sorbus chamaemespilus, Xatardia scabra, Woodsia alpina 1 . 1 à trouver La plupart des actions de surveillance doivent être réalisées de manière annuelle, à l’exception du suivi de la dynamique de la végétation qui peut être bisannuel ou effectué une fois pendant la période de vigueur du présent Plan d’action.

Un tableau récapitulatif des actions de gestion et de suivi du patrimoine naturel est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 5PN1 Inventaire des habitats et de la flore dans les zones peu prospectées (habitats d’intérêt ou rares et espèces de la liste rouge), en mettant en œuvre les catalogues x x x x 6PN2 Inventaire faunistique (mammifères, oiseaux, amphibiens et reptiles, rhopalocères) pour la mise en œuvre des catalogues respectifs x x x x 7PN3 Préciser la carte des habitats à l’échelle 1: 5.000 pour les habitats d’intérêt communautaire ou rares x x x x 8PN4 Surveillance de la flore d’intérêt x x x x 9PN5 Suivi de la faune d’intérêt (en particulier les espèces considérées par le réseau Émeraude) avec différentes collaborations (Patrimoine naturel, autres espaces naturels, conseillers) x x x x 10PN6 Surveillance des zones humides cataloguées niveau 1 (et 2) présentant des impacts réels ou potentiels x x x x 11PN7 Surveillance des habitats d’intérêt et rares ou des habitats présentant des espèces d’intérêt x x x x 12PN8 Mise en œuvre des bases de données x x x x 13PN9 Préciser la cartographie des habitats, en particulier les habitats d’intérêt et rares, avec SIG x x x x 14PN10 Suivi de la dynamique des landes à genêt ( Genista balansae subsp. europaea ), des forêts anciennes, du vératre ( Veratrum album ) et d’autres espèces x x x x 15PN11 Collaboration avec l’AR+I : BMSAnd et suivi de la flore cataloguée, projets transfrontaliers et autres travaux de recherche appliquée à la gestion x x x x 16PN12 Éliminer le séneçon du Cap ( Senecio inaequidens ) dans une zone tampon de 1 km de rayon autour des limites du parc naturel x x x x 37.2.2. Patrimoine culturel Principes directeurs Les principes directeurs d’une politique de conservation et de préservation du patrimoine culturel au parc naturel sont : - inventorier le patrimoine archéologique agropastoral, y compris celui qui est lié à l’exploitation des mines de Ransol (infrastructures comme les chemins pavés, les bâtiments) ou les charbonnières, ainsi que le patrimoine naturel à caractère plus culturel comme les arbres remarquables ; - étudier les zones archéologiques en collaboration avec le Domaine du Patrimoine culturel du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Gouvernement et les centres de recherche (Universités, CNRS ou autres), en planifier, le cas échéant, la récupération et la restauration, en encourageant le bénévolat, pour une meilleure interprétation, tout en en garantissant la conservation ; - valoriser ce patrimoine au moyen de la création de parcours d’interprétation et en l’intégrant à l’éducation à l’environnement - publier les résultats de la recherche (web) Les paysages du parc naturel découlent en partie de l’interaction de l’homme avec la nature.

Depuis des siècles et jusqu’au milieu du XXe siècle, l’homme exploitait les ressources naturelles pour sa survie (pâturages ouverts sur la forêt – pâturage extensif ou prairies de fauche, bois - bois d’œuvre, bois de chauffage, charbon -, minerai, cueillette de plantes comestibles pour le bétail et pour l’homme -fruits des bois, champignons, plantes comestibles ou médicinales,…).

La planification des parcours du bétail consignée dans un document appelé La Taba constitue la base d’une gestion durable du territoire du parc ; c’est l’un des rares documents écrits de la fin du XIXe siècle qui aient été conservés au Commun.

Dans le Manual Digest d’Antoni Fiter i Rossell de 1748, on peut lire ” …Les Montagnes des Vallées.produisent de même abondance d’herbes, bonnes pour tout bétail gros, et menu,parmi elles les plus Célèbres pour hautes sont les suivantes : La Montagne des mines,ou minerais, de fer, la Montagne de Casamaña, celle de Seturia,. ”(p.151, édition du Conseil général de la Principauté d’andorre, 2000).

On pourrait interpréter qu’il est question en premier lieu de la vallée de Sorteny - l’exploitation des mines transite par celle-ci pour approvisionner les forges implantées à Ordino : plus loin dans le même texte on peut lire…” on y travaille un très bon fer, dans 5 forges, qu’approvisionne en Minerai la Montagne des Mines, et en charbon ses forêts ;… ”).

Ces activités traditionnelles ont entraîné l’implantation d’infrastructures adaptées aux besoins de gestion (orris, cabanes, enclos à bétail, abris, chemins pavés, murs de pierre sèche des terrasses,…).

Il convient d’inventorier, d’interpréter, de conserver et de protéger ce patrimoine agropastoral et industriel.

Toute une tradition orale a été transmise, par exemple en ce qui concerne l’usage traditionnel des plantes ; rappelons que l’on venait à Sorteny pour cueillir des plantes médicinales, y compris depuis la Catalogne.

Aujourd’hui, la connaissance de cette tradition se perd, très peu de personnes conservent dans leur mémoire l’usage traditionnel des plantes de montagne, et peu de gens montent à Sorteny pour cueillir du cumin, de la saxifrage, de la gentiane. il convient de pouvoir transmettre cette tradition au moyen de supports didactiques comme peut l’être le jardin botanique, dont une partie peut être consacrée à cette thématique, ainsi que d’autres centres de diffusion (Casa de la Muntanya, le centre d’interprétation In Naturam,…).

Un tableau récapitulatif des actions de gestion et de suivi du patrimoine culturel est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 17PC1 Inventaire du patrimoine agropastoral, en profitant des prospections d’habitats, de flore et de faune. x x x x 18PC2 Inventaire des arbres remarquables x x 19PC3 Maintenir dans le jardin botanique des zones thématiques sur l’usage traditionnel des plantes (en particulier les plantes médicinales) x x x x 20PC4 Promouvoir des parcours de découverte du patrimoine culturel (y compris les arbres remarquables) agropastoral et industriel, en examinant des alternatives au niveau de la collaboration transfrontalière (Parc pyrénéen des Trois Nations) x x x x 21PC5 Élargissement de l’offre d’éducation à l’environnement à la découverte du patrimoine culturel (agropastoral, usage traditionnel des plantes) dans les zones d’interprétation et lors des sorties de terrain x x x x 22PC6 Restaurer quelque cabane, orri ou mur de pierre sèche conformément au rapport obligatoire du Domaine du Patrimoine culturel du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, en encourageant le bénévolat x x x 37.2.3. Exploitations Les écosystèmes offrent des services environnementaux à la société, que ce soit au niveau de l’approvisionnement (élevage, apiculture, cueillette, chasse, exploitations hydriques), de la régulation (par exemple, qualité de l’eau (zones humides en tant que filtres naturels), qualité de l’air avec les forêts,…) ou même de services culturels (esthétique, éducatif, spirituel, …).

Les exploitations sont subordonnées à l’intégrité fonctionnelle des écosystèmes afin de garantir ces services environnementaux.

Les principes directeurs de la gestion des exploitations au parc naturel sont : Principes directeurs - établir une communication claire avec chaque secteur - analyser les incidences écologiques de chaque exploitation afin de déterminer sa compatibilité avec les objectifs du parc naturel et les autres usages existants ; - définir les critères de gestion et de conduite ainsi que les indicateurs permettant de prévenir les impacts environnementaux ; - appliquer le principe de précaution ; - planifier toute exploitation en cohérence avec l’identité naturelle et socioculturelle du territoire, tout en tenant compte de l’histoire de l’usage du territoire et de son incidence sur l’état de conservation ; - rendre compatibles les exploitations avec les actions de conservation tout en privilégiant celles de moindre impact dans l’espace et dans le temps ; - collaborer avec le Gouvernement, en ce qui concerne le suivi des projets d’exploitation selon les compétences.

Il est nécessaire que les exploitations soient des activités réglementées, comme c’est le cas de l’élevage qui suit des règles ancestrales établies dans la Taba d’Ordino.

Bien que l’élevage doive être encouragé au parc naturel afin de maintenir les équilibres et la fonctionnalité des systèmes naturels ouverts.

Afin de garantir l’intégrité fonctionnelle des zones humides, la dynamique forestière sera contrôlée dans certaines zones humides du Pla de Sorteny.

Il convient également de contrôler la bonne gestion des pâturages de manière extensive et de prévenir les impacts possibles du bétail sur les milieux fragiles que sont les tourbières, en évitant une concentration excessive dans l’espace et dans le temps, et en particulier les piétinements excessifs et l’eutrophisation.

Il convient également de suivre l’évolution de la prairie de fauche du Pla de Sorteny (en évitant une régression vers des prairies nitrophiles).

Il convient de maintenir les clôtures du bétail, en particulier à l’estret de l’Estanyó, au planell del Quer, au Pas de la Serrera.

La chasse et la pêche relèvent de la compétence du Gouvernement et, par conséquent, seule une collaboration avec le Département du Patrimoine naturel est proposée.

Il convient de poursuivre la collaboration aux recensements de la faune chassable (isards) et d’assurer le suivi des dégâts causés par le sanglier et de les déclarer, le cas échéant.

Un tableau récapitulatif des actions de gestion des exploitations est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 23AP1 Contrôler la dynamique forestière dans les zones humides du Pla de Sorteny x x 24AP2 Contrôler les parcours du bétail en particulier dans les zones humides en appliquant des protocoles d’évaluation de l’état de conservation de celles-ci x x x x 25AP3 Contrôler l’état sanitaire de la forêt de l’adret (Pleta del Racó) ainsi que des forêts matures et des forêts anciennes x x x x 26AP4 Contrôler l’état de conservation des clôtures du bétail et restaurer l’enclos de l’Estret de l’Estanyó x x x x 27AP5 Contrôler la dynamique de la prairie de fauche au moyen d’inventaires phytosociologiques périodiques x x x x 28AP6 Assurer le suivi des éventuels impacts environnementaux du captage d’eau de la source de la Mata (tout en assurant la protection de celle-ci), en particulier sur la base de l’état de conservation des habitats des zones humides 02024012 et 02024009 x x x x 29AP7 Collaborer avec le Patrimoine naturel aux recensements d’isards et à d’autres inventaires faunistiques, le cas échéant x x x x 30AP8 Assurer le suivi des impacts du sanglier et déclarer les dégâts, le cas échéant, afin d’organiser quelque battue (Comité technique de la Réserve de chasse) x x x x 31AP9 Éradiquer le vairon de l’étang de l’Estanyó en collaboration avec le Patrimoine naturel x x x x 37.3.

  • Gestion de l’usage public La gestion de l’usage public depuis l’année 2016 se fonde sur le Plan d’usage public du parc naturel, en s’appuyant sur les préceptes suivants : Principes directeurs - rendre compatible la planification de l’usage public avec le premier objectif de conservation et de protection des valeurs naturelles et culturelles ; - selon le zonage, limiter les infrastructures d’usage public et l’afflux massif d’usagers sur la base des capacités d’accueil et de la capacité de charge ; - adapter les infrastructures et l’information pour garantir la sécurité du visiteur ; - entretenir les installations et les infrastructures ; - gérer les activités permises ou autorisées avec le suivi des impacts réels ou potentiels qui en découlent, essentiel pour une planification de la gestion conservatoire (autorisations, activité, typologie, distribution, affluence, fréquence, impacts réels ou potentiels, surveillance, régime de sanctions, restauration, suivi, information et communication) ; - diffuser une information de qualité (messages simples, compréhensibles et attrayants) ; - rechercher un haut degré de satisfaction du visiteur avec des services de qualité ; - communiquer avec le secteur touristique en faveur d’un tourisme durable ; - rechercher des solutions consensuelles pour éviter les conflits entre usagers ; - renforcer la mission éducative du parc naturel au moyen de l’interprétation et des programmes d’éducation à l’environnement avec une approche locale, nationale et globale ; - communiquer sur le parc naturel tout en contrôlant l’usage de l’image et de l’information par les professionnels du secteur ; - définir une ligne claire et constante pour l’application de la réglementation tout en adaptant celle-ci aux nouvelles activités d’usage public. Pour toute activité permise ou autorisée, il convient toujours d’avoir présents à l’esprit les principes directeurs précédents en donnant systématiquement la priorité au premier objectif de conservation et de protection du patrimoine naturel et culturel, tout en tenant compte de l’information correcte et de la sécurité du visiteur. En ce qui concerne les activités susceptibles d’autorisation, la présentation d’une demande sur laquelle l’organe de gestion du Parc émettra un avis est requise ; un historique des demandes et des permis sera tenu. Dans le cadre d’une gestion conservatoire du patrimoine naturel et culturel, il convient de réaliser le diagnostic suivant : identification de la typologie du public selon l’activité envisagée, fréquence de l’activité, distribution spatiale, affluence prévisible dans le temps, capacité d’accueil, impacts potentiels et planification d’un plan simple de surveillance avec le suivi des habitats, des espèces ou des éléments du patrimoine menacés et, le cas échéant, un plan simple de restauration environnementale. En ce qui concerne les activités permises ou autorisées, le suivi de la fréquentation et des impacts qui en découlent sur la géologie, la flore et les habitats, la faune et le patrimoine culturel est indispensable, de même que l’adoption, le cas échéant, des mesures conservatoires appropriées comme la création d’itinéraires d’interprétation alternatifs, le balisage des chemins afin de canaliser le visiteur vers des zones à moindre risque d’impact, l’information et la sensibilisation du public aux valeurs patrimoniales, jusqu’à la limitation temporaire de l’accès à une zone en cas d’impact environnemental ou sur la base de la capacité de charge, en planifiant les mesures de restauration pertinentes qu’il faudra appliquer avec la plus grande célérité. Le Système de Qualité environnementale et touristique continue d’être appliqué avec un système d’évaluation et de contrôle de celui-ci (Comité de Qualité et autocontrôles). Ce système intègre le Plan d’usage public. Des enquêtes de satisfaction seront réalisées avec la collaboration du refuge gardé. La cabane d’information située sur le parking de la Canya de la Rabassa est un point névralgique de la gestion de l’usage public. L’Office de Tourisme participe également à cette fonction. La communication sur toute activité doit prévoir la sensibilisation du public à la conservation patrimoniale au moyen d’une information claire depuis la cabane d’information, les gardes du Parc, le refuge gardé, les professionnels du secteur touristique dans le cadre d’une politique de tourisme durable, en promouvant en priorité l’écotourisme. Les sorties guidées permettant de contrôler et de canaliser le visiteur tout en offrant un service de qualité seront encouragées, la formation des guides diplômés étant essentielle à cet égard, et l’accréditation de guides privés sera favorisée. En cas de limitation de l’accès, il faudra toujours réserver la priorité aux visiteurs accompagnés par des guides accrédités, y compris dans le cas particulier des zones d’usage restreint lorsqu’il faut sortir des chemins balisés pour l’interprétation du patrimoine naturel ou culturel. Un parcours sur le patrimoine agropastoral sera promu dans la zone de l’Estanyó. Avec le refuge gardé, le potentiel est accru pour l’information du visiteur (information complémentaire à celle de la cabane), la divulgation du patrimoine naturel et culturel, la qualité du service (repas, information, activités…), la sécurité avec l’agrandissement de la capacité du refuge et l’installation d’une ligne téléphonique, d’Internet, d’un défibrillateur et la surveillance. Il faudra établir une bonne coordination entre le personnel technique du parc naturel et le concessionnaire du refuge. D’autre part, il faudra toutefois suivre la fréquentation des sentiers et en contrôler l’érosion, ainsi que veiller au respect de la réglementation en ce qui concerne la randonnée, en particulier l’accès aux habitats d’intérêt. La signalisation est essentielle pour l’orientation du public, le service d’autoguidage et l’interprétation ainsi que la sécurité du visiteur. Il faudra l’entretenir selon une planification annuelle. La limitation de la signalisation verticale est maintenue ; celle-ci sera mise à jour conformément à la réglementation en vigueur, tout en maintenant et en complétant, le cas échéant, l’horizontale, en limitant toutefois les impacts visuels sur le paysage. L’entretien de celle-ci ainsi que de toutes les installations et infrastructures est essentiel pour l’image du parc naturel (et l’image institutionnelle) et l’optimisation du budget. L’édition de documentation technique comme des monographies, des dépliants et des cartes d’interprétation pour la découverte des valeurs patrimoniales sera encouragée, en collaboration avec les autres espaces naturels protégés du pays (convention) ou au niveau transfrontalier dans le cadre du projet de Parc pyrénéen des Trois Nations. Ces documents se fonderont sur les résultats de la recherche et des inventaires des valeurs de l’espace. Ils seront publiés, lorsque cela sera possible, sur le site web du Parc : www.sorteny.ad. Le jardin botanique et le jardin des rochers seront promus en tant qu’outil éducatif (formation des guides et éducation à l’environnement) et ludique. Un entretien soigneux de ceux-ci sera assuré. Les visiteurs seront informés lorsqu’il y aura une fréquentation minimale (8 à 10 personnes) afin de présenter les éléments remarquables du jardin et de sensibiliser le public à la conservation du patrimoine naturel. Un merchandising sera développé comme support pour la sensibilisation à la conservation patrimoniale et pour l’éducation à l’environnement. Il faudra toutefois que les produits présentés soient cohérents avec l’image du parc et suivent les lignes d’une gestion durable (typologie de production, matériaux). La librairie de la cabane sera complétée par des publications consacrées à la découverte du milieu naturel et culturel des Pyrénées. Un tableau récapitulatif des actions de la gestion de l’usage public est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 32UP1 Rédaction du Plan d’usage public et présentation à l’Organe directeur et à la Junta de Govern pour approbation x 33UP2 Poursuivre le Système de Qualité environnementale et touristique . x x x x 34UP3 Diagnostic des activités susceptibles d’autorisation avec gestion et historique des demandes et des permis x x x x 35UP4 Suivi des activités susceptibles d’autorisation (impacts réels ou potentiels) – évaluation de la capacité de charge x x x x 36UP5 Formation du personnel technique en vue de l’information du visiteur (cabane, maison de la montagne, guide, techniciens) x x x x 37UP6 Formation spécifique du guide du Parc aux nouveaux produits touristiques développés dans le Parc, comme la santé et le milieu naturel x x x x 38UP7 Formation et accréditation des guides et accompagnateurs de montagne (EFPEM) x x x x 39UP8 Diffusion de l’information du Parc aux professionnels du secteur touristique x x x x 40UP9 Contrôle et entretien de l’écocompteur au cap dels Graus et traitement des données de fréquentation x x x x 41UP10 Contrôle de l’accès motorisé, du camping,./ réglementation et gestion des procédures de sanction x x x x 42UP11 Information du visiteur sur la météorologie à la cabane (et au refuge) – été - hiver x x x x 43UP12 Entretien et améliorations du jardin botanique pour un haut niveau de qualité. Promouvoir le jardin botanique auprès du public en situation de handicap x x x x 44UP13 Compléter la scénographie du centre d’interprétation In Naturam x x 45UP14 Valoriser les belvédères du Parc pour l’interprétation du paysage et de la faune en améliorant l’expérience du visiteur et en diffusant mieux la valeur du patrimoine naturel x x x x 46UP15 Enquêtes de satisfaction (cabane et refuge gardé et autres lieux comme hôtels, apparthôtels etc…) x x x x 47UP16 Diffusion des valeurs floristiques dans le cadre du projet transfrontalier FLORALB + en collaboration avec AR+I. Laboratoire à ciel ouvert et village botanique x x x x 48UP17 Sensibilisation du public à la conservation des zones humides (RAMSAR) x x x x 49UP18 Choisir un merchandising suivant les lignes principales de gestion durable, de conservation patrimoniale, de sensibilisation et d’éducation à l’environnement selon des approches locales, nationales et globales. x x x x 50UP19 Contrôle de l’érosion des chemins et travaux de restauration et d’entretien qui en découlent, en particulier le chemin de l’Estanyó (partie forestière) x x x x 51UP20 Contrôle de l’accès au milieu naturel (randonnée et activités sportives) en particulier aux habitats d’intérêt et rares x x x x 52UP21 Améliorer et entretenir la signalisation ainsi que les infrastructures et équipements du parc naturel x x x x 37.4. Administration et planification de la gestion Principes directeurs Afin de mener une gestion efficace, en remplissant les objectifs du Parc tout en optimisant les ressources humaines et économiques, il est envisagé de suivre les préceptes suivants : - une bonne gestion budgétaire ; - des processus administratifs souples ; - collaborer avec d’autres départements et organismes afin d’optimiser la gestion ; - définir un haut niveau de qualité des services selon un Système de Qualité environnementale et touristique, mais également pour les travaux techniques et de recherche pour la protection et la conservation du patrimoine naturel et culturel ; - mener une gestion durable intégrée en collaboration avec les différents secteurs, en recherchant leur implication (élevage, tourisme, sport, chasse, pêche, société civile, éducation, recherche) ; - sélectionner les projets ayant des coûts d’opportunité minimaux ; - avoir une communication claire au sein de l’organisation et à l’égard des tiers ; - former les techniciens du Parc en vue de l’efficacité et de la qualité des services ; - développer les relations extérieures dans des projets transfrontaliers ( GREEN , chemin des retrouvailles, Parc pyrénéen des Trois Nations, Réserve de biosphère transfrontalière) ; - évaluer la gestion sur la base du suivi d’indicateurs et appliquer, le cas échéant, les mesures correctives appropriées. Afin d'assurer une bonne gestion de l'espace naturel protégé, il est nécessaire d'impliquer tous les acteurs socio-économiques pour toute intervention devant être réalisée dans l'espace protégé afin d'atteindre les objectifs généraux de conservation. Il est nécessaire de maintenir le dialogue, une communication constante et claire, de manière directe, par le biais du site web ou au sein des différentes tables de travail (Table de l'Agriculture et Table du Tourisme), en favorisant les collaborations par la formation du personnel en contact direct avec le client et la diffusion de documentation (dépliants). Une optimisation des ressources humaines est recherchée grâce à la collaboration avec les parcs naturels communaux et d'autres espaces naturels protégés - convention avec le parc naturel communal des vallées du Comapedrosa et de la vallée du Madriu-Perafita-Claror ou la convention pour le projet transfrontalier Parc Pyrénéen des Trois Nations – ou dans le cadre du réseau d'espaces naturels protégés GREEN, ainsi qu'avec des centres de recherche tels que AR+I ou le CECRV. Ces collaborations facilitent les échanges techniques, la formation des techniciens, le travail selon des protocoles communs pour le suivi des habitats et des espèces, la promotion des espaces naturels protégés et l'amélioration de la diffusion de l'information pour la sensibilisation du public à la conservation de la biodiversité. Un rapport annuel sera publié concernant le bilan de la gestion. Afin d'évaluer et d'améliorer la gestion, il est procédé au suivi de 66 indicateurs de gestion ; ils sont précisés ci-après (la périodicité d'évaluation de chaque indicateur est indiquée entre parenthèses) : Indicateurs du milieu naturel et culturel (22) • S espace et % S (ZUR) - zones de réserve (4)
  • A1 • Indice de circularité (4πA/P2 où A : aire, P : périmètre) (4)
  • A2 • Changements dans les usages et couvertures du sol (4)
  • A3 • Changements dans la connectivité écologique (fragmentation), dans le parc mais aussi avec les zones proches du Parc et en particulier la connectivité écologique avec les espaces naturels protégés voisins (corridors biologiques) (4)
  • A4 • Habitats d'intérêt (intégrité / N impacts environnementaux ) (1)
  • A5 (A5.1 hab. intérêt 5.2 hab. rares) • N zones humides impactées (Ramsar) (1)
  • A6 • Intégrité de la forêt riveraine en tant que connecteur biologique (4)
  • A7 • Suivi des espèces d'intérêt - faune/flore (voir paragraphe Patrimoine naturel) (1)
  • A8 • N bioindicateurs (amphibiens(A9.1) et reptiles(A9.2), papillons(A9.3), oiseaux (1) : A9.41(souche) ; A9.42 (baguage) et A9.43 (grand tétras/lagopède alpin) • N inventaires - prospection et suivi (habitats (A10.1) / espèces( A10.2)) (1) • État écologique de la rivière de Sorteny (QBR/FBILL ECOSTRIMED) (2)
  • A11 • État écologique du lac (2)
  • A12 ; A12.1 : quantité éliminée de vairon • N inventaires archéologiques (2)
  • A13 • État de conservation du patrimoine agropastoral et industriel (N impacts) (2)
  • A14 Indicateurs des exploitations (7) • N éleveurs, N têtes de bétail (1)
  • B1 • N ruches installées (1)
  • B2 • Suivi de la prairie de fauche (échantillonnages phytosociologiques - 3 points fixes) (2)
  • B3 • État sanitaire forestier (2)
  • B4 • État des pâturages
  • B5.1 (N taxons prairie de fauche) et espèces « envahissantes » B5.2 (2) • N sangliers chassés (et autres espèces chassables) (1)
  • B6 Indicateurs de l'usage public (26) • N infrastructures (signalisations, etc.) (2)
  • C1 • N panneaux d'information (2)
  • C2 • N itinéraires d'interprétation (2)
  • C3 • N personnes affectées au service du visiteur (1)
  • C4 • Fréquentation (écocompteur, cabane) (1)
  • C5 (total)
  • C5.1 (hiver) et C5.2 (printemps été automne) • Personnes informées à la cabane été : C5-3, hiver C5.4 • Sorties guidées (guide du parc et guides privés accrédités) (1)
  • C6.1 et C6.2 • N sorties d'éducation environnementale et nombre d'enfants (1)
  • C7 • Niveau d'érosion des sentiers balisés (1)
  • C8 • Impacts liés à l'usage public en dehors des sentiers balisés (1)
  • C9 • Ventes de produits dérivés – partie librairie (1)
  • C10.1 (total) et C10.2 (librairie) • N activités promues par le parc (éducation environnementale exclue) (1)
  • C11 • Heures d'entretien des sentiers, etc. (sauf inventaires et suivi) par catégorie (1)
  • C12 • N incidents (dossiers) (1)
  • C13 • Activité économique induite (guides, secteur touristique proche (hôteliers…), produits élaborés,…) (2)
  • C14 • Usage de l'image du parc (1)
  • C15.1(And.Tur.)
  • (OEV :15.2 posts ; 15.3 réactions ; 15.4 utilisateurs web) • N accidents (sécurité) (1)
  • C16 • Occupation du refuge gardé (1)
  • C17 Indicateurs de l'administration et de la planification de la gestion (11) • Niveau d'exécution du programme d'actions (1)
  • D1 • Budget (Parc + Centre de nature de la Cortinada) (1)
  • D2 • N postes de travail (1)
  • D3 • Participation au Comité consultatif (2)
  • D4 • Collaborations (N rencontres, N échanges techniques - espèces/habitats, autres) (1)
  • D5 • Diffusion de l'information (publications scientifiques et de vulgarisation) (2)
  • D6 • Recherche (projets de recherche appliquée à la gestion) (2)
  • D7 • Bénévolat (N participants) (2)
  • D8 • Rapport annuel (1)
  • D9 • N demandes et rapports obligatoires (2)
  • D10 • N plaintes et contentieux (2)
  • D11 La périodicité théorique de suivi de chaque indicateur est annuelle. Certains d'entre eux nécessitent l'intervention d'un biologiste (par exemple l'état écologique des rivières et du lac) ; les techniciens du parc seront progressivement formés, en particulier dans le cadre des différentes collaborations, afin de pouvoir réaliser en interne l'évaluation de chaque indicateur. Les méthodologies employées pour les indicateurs, en particulier ceux de l'état naturel, doivent être comparables à celles des autres espaces naturels protégés afin de pouvoir évaluer les écarts. Certains des indicateurs définis ci-dessus feront également partie des indicateurs de gestion du Système de Qualité Environnementale et Touristique ; d'autres pourront être définis en complément. Un tableau récapitulatif des actions d'administration et de planification de la gestion du parc naturel est présenté ci-après : Code Descriptif 2024 2025 2026 2027 53PG1 Optimisation du budget x x x x 54PG2 Communication constante avec les acteurs du parc naturel (Table de l'Agriculture, Table du Tourisme, chasseurs, Table de Dynamisation) x x x x 55PG3 Favoriser la collaboration transfrontalière avec les projets RED BIO (POCTEFA) de réseau pyrénéen d'espaces naturels protégés, le Parc Pyrénéen des Trois Nations, Le Réseau mondial des réserves de biosphère a de montagne x x x x 56PG4 Programme de suivi d'indicateurs, évaluation et mesures correctrices x x x x 57PG5 Plan d'amélioration (Système de Qualité Environnementale et Touristique) x x x x 58PG6 Publication du rapport annuel x x x x 59PG7 Favoriser le bénévolat, en particulier dans le cadre de la Réserve de biosphère d'Ordino. x x x Chapitre XI. Plan d'adaptation au changement climatique L'adaptation au changement climatique et à ses impacts sont des instruments transversaux qui offrent une multitude d'opportunités pour aborder les défis des Pyrénées (Stratégie d'Adaptation au Changement Climatique dans les Pyrénées publiée par l'Observatoire Pyrénéen du Changement climatique en 2018, CTP). L'un des objectifs de la stratégie est de promouvoir l'adaptation au changement climatique dans la gestion des espaces naturels protégés. Comme exposé dans le processus d'adaptation de l'Andorre au changement climatique (PAACC, octobre 2014), les domaines de travail au niveau international en relation avec le changement climatique reposent sur trois grands piliers : - l'atténuation, dans laquelle sont menées des actions de réduction des émissions et d'amélioration de la capacité d'absorption des puits. - l'adaptation, dans laquelle, en fonction de la vulnérabilité de chacun des territoires et des différents secteurs sociaux, économiques et environnementaux face aux phénomènes climatiques et aux manifestations des changements, sont définies des stratégies pour une meilleure transition permettant de préférence d'y coexister ou, en second lieu, de faire face à leurs effets. - la sensibilisation, la vulgarisation et la communication. Les espaces naturels protégés sont des refuges climatiques pour les espèces, ils contribuent à la santé et au bien-être humain. Dans le milieu naturel, l'atténuation des impacts du changement climatique (CC) sur la biodiversité (habitats et espèces) réside dans l'amélioration de la résilience des écosystèmes et l'adaptation de la gestion de la connectivité entre eux, le suivi et la conservation des espèces des listes rouges d'espèces de flore et de faune. Végétation et changement climatique Habitats et flore L'une des actions prioritaires dans les espaces naturels protégés en vue de l'adaptation au CC sera le suivi scientifique des habitats et des espèces, en particulier : - le lac : dans le cadre du projet POCTEFA PYRISENTINEL (micro-organismes), suivi de la production du phytoplancton et du zooplancton réalisé par l'AR+I ; - les tourbières, principaux puits de carbone, sont des habitats prioritaires dans l'adaptation au changement climatique : suivi de la composition du complexe d'habitats et des espèces en appliquant le protocole de suivi de trois tourbières qui a été initié en 2022 et qu'il conviendrait de suivre tous les 5 ans. Également suivi de paramètres physico-chimiques des tourbières sélectionnées dans le cadre du projet POCTEFA RED-BIO, action 5 (en relation avec le projet LIFE PYRENÉES4CLIMA).
  • Les combes à neige : suivi de leurs dynamiques
  • Les pelouses alpines calcicoles : composition (inventaires phytosociologiques)
  • Les rochers calcaires à l'étage alpin. Dans le cadre du projet POCTEFA FLORALAB+ (Laboratoire Botanique à Ciel Ouvert
  • LBCO), le suivi des populations des espèces suivantes sera poursuivi :
  • Xatardia scabra
  • Salix lapponum
  • Astragalus penduliflorus La périodicité correspond à la périodicité adoptée par les partenaires du projet FLORALAB+. Toutefois, cela n'empêche pas que soient réalisés des inventaires complémentaires, le cas échéant, comme pour les habitats associés (éboulis, tourbières et pelouses calcicoles) et les niches écologiques en vue de la conservation des espèces en collaboration avec l'UPVD Université de Perpignan Via Domitia et l'IBB Institut Botanique de Barcelone. Il sera nécessaire d'assurer le suivi des habitats et des espèces de liste rouge situés dans les milieux mentionnés ci-dessus, en établissant des stratégies de gestion des dynamiques des populations. Les habitats les plus affectés par le CC seront les combes à neige, les tourbières de pente, les forêts anciennes, la végétation rupicole (en particulier les rochers calcaires). Il conviendrait également de prendre en compte les prairies de fauche et les pelouses subalpines. Il s'agit de suivre les changements dans la végétation et en particulier la phénologie des espèces caractéristiques ou spécialisées suivantes : Salix herbacea, Sibbaldia procumbens, Alchemilla demissa, Campanula andorrana, Valeriana apula, Artemisia umbelliformis, Draba dubia subsp ciliigera, Listera cordata, Drosera rotondifolia, Eriophorum latifolium, Carex nigra, Carex panicea, Swertia perennis, Iris latifolia . De manière générale, il conviendrait de maintenir l'hétérogénéité spatiale des habitats. Le drone sera un outil très utile pour identifier l'évolution de la répartition des habitats. La science citoyenne, avec l'observation suivie dans le temps des périodes de floraison de certaines espèces phanérogames dans différents habitats, permettrait de disposer de davantage de données sur l'adaptation de la végétation face au CC et ses conséquences à moyen et long terme, ainsi que de sensibiliser la population à la problématique afin de favoriser les changements de comportements et la collaboration des citoyens à l'atténuation des effets découlant du CC. De 1.600 m à 2.900 m, il serait possible de suivre, en notant l'année, la date de floraison, l'altitude et l'exposition, à titre d'exemple, les espèces suivantes qui sont faciles à localiser et à identifier : 1.850 m - 2.000 m Sempervivum montanum, Sedum brevifolium, Sedum reflexum, Narcissus pseudonarcissus, Paradisea liliastrum, Gagea soleirolii, Orchis mascula, Tulipa sylvestris, Narcissus poeticus, Lilium pyrenaicum, Ornitogalum pyrenaicum, Pulsatilla alpina subsp. apiifolia, Iris latifolia, Sanguisorba officinalis, Gentiana lutea, Gentiana burseri, Campanula glomerata, Trisetum flavescens, Agrostis capillaris, Festuca paniculata subsp spadicea. > 2.200 m Pulsatilla alpina subsp. apiifolia, Festuca paniculata subsp. paniculata, Allium schoenoprasum, Saxifraga pentadactylis, Valeriana apula, Artemisia umbelliformis, Campanula andorrana, Oxytropis halleri, Oxytropis neglecta subsp. occidentalis, Pulsatila vernalis, Carlina carlinioïdes, Androsace vandellii. Espèces envahissantes Enfin, il sera nécessaire de poursuivre le contrôle des espèces envahissantes, comme le séneçon du Cap ( Senecio inaequidens ). Forêts De manière générale, il conviendrait de maintenir l'hétérogénéité spatiale et structurelle des forêts subalpines. Le drone sera un outil très utile pour identifier l'évolution de la répartition des habitats. Il sera nécessaire d'assurer le suivi de l'état sanitaire des forêts, en particulier des forêts anciennes (insectes xylophages), au moyen de la photo-interprétation par drone et de travaux de terrain. L'association avec AR+I pour le projet POCTEFA RED-BIO - action 3 (continuum de forêts à haute valeur écologique
  • BAVE's) permettra de préciser les actions de gestion complémentaires et d'avoir une vision à l'échelle du massif pyrénéen ; Le risque d'incendie sera de plus en plus élevé, raison pour laquelle il sera nécessaire d'adapter des mesures de gestion telles que le contrôle des landes à genêt purgatif (suivi tous les trois ans de leur extension et contrôle par drone). D'autre part, il conviendrait de suivre l'état de santé des écosystèmes qui soient les plus affectés par le CC, comme les forêts anciennes du parc naturel. C'est le cas des forêts de l'adret (Forn), où l'on constate, depuis quelques années, des foyers de mortalité. Un transect de suivi des taches de zones d'arbres morts, suivi par drone, a été conçu. Il conviendrait d'étendre la méthodologie à davantage de zones. Faune et changement climatique Les changements découlant du CC dans les habitats (végétation) et les conditions écologiques génèrent des altérations phénologiques ayant une incidence sur la dynamique des populations de faune sauvage. L'avifaune (altérations phénologiques), les amphibiens (changements physiologiques, comme dans la période de latence métabolique), ainsi que les mammifères, seront les plus affectés. En collaboration avec le département du patrimoine naturel du Gouvernement, il sera nécessaire d'assurer le suivi de la population et la gestion des habitats, en particulier, des espèces suivantes : - lagopède alpin - perdrix grise - grand tétras - chouette de Tengmalm - euprocte des Pyrénées - salamandre - lézard d'Aurelio - lézard des Pyrénées - lézard vivipare - hermine - chat sauvage - desman des Pyrénées (plan de rétablissement ?) - musaraigne aquatique - chauves-souris Infrastructures Avec le CC, les phénomènes orageux iront en augmentant, en particulier avec des précipitations plus concentrées qui peuvent provoquer des impacts sur les sentiers s'ils ne sont pas correctement entretenus. Il sera nécessaire de porter une attention particulière à l'entretien des canaux d'évacuation et de limiter/restaurer les raccourcis afin de maintenir la fonctionnalité des sentiers et en limitant leur érosion. Réduction des émissions de CO 2 La réduction des émissions de CO 2 pourra être obtenue en renforçant des actions telles que le transport public ou l'utilisation d'énergies renouvelables dans le refuge gardé (solaire), elle participera à l'atténuation des effets du CC. Coopération transfrontalière Il sera nécessaire d'établir une collaboration au niveau international dans le cadre de la coopération transfrontalière avec les projets POCTEFA Red-Bio et FloraLab+, ainsi que les réseaux XMRBM et PP3N, comme précisé ci-dessus, afin d'évaluer les changements et la distribution des espèces à l'échelle pyrénéenne ou au niveau montagnard de manière générale, dans les mêmes biomes. Il conviendrait de poursuivre le BMSAnd, coordonné par l'AR+I, en considérant les lépidoptères comme des bioindicateurs sensibles au CC. Sensibilisation du public au changement climatique Au Centre In Naturam , il sera tenté de sensibiliser le public visitant le parc naturel à la problématique du CC. Cette problématique sera également traitée dans l'éducation environnementale. La science citoyenne, outre qu'elle est un outil de contrôle comme exposé ci-dessus, servira également à sensibiliser le public à la problématique du CC, conjointement avec des conférences, des sorties,. Annexe n°

4. Espèces végétales d'usage traditionnel - le méum de Grèce ( Melopospermum peloponnesiacum ) - le carvi ( Carum carvi ) - l'épinard sauvage ( Chenopodium bonus-henricus ) - l'origan ( Origanum vulgare ) - la saxifrage aquatique ( Saxifraga aquatica ) - l'impératoire ( Peucedanum ostruthium ) - l'ortie ( Urtica dioica ) - la ciboulette ( Allium schoenoprasum ) - le pissenlit ( Taraxacum pyrenaicum ) - la gentiane jaune ( Gentiana lutea ) - l'arnica ( Arnica montana ) - les fruits des bois - les champignons Annexe n° 5.1

  • Habitats rares du parc naturel de la vallée de Sorteny Description EUNIS CORINE S ha 1 S m 2 1 sources ( alcalines ) C2.111 54.1 0,01 100 tourbières à Carex frigida D4.18 54.28 0,1 1.000 tourbières à Eleocharis quinqueflora D4.1A 54.2A 0,001 10 buttes de sphaignes D1.111 51.111 0,01 100 tourbières alcalines à Scirpus cespitosus D4.1E 54.2E 1 10.000 combes à neige E4.112 36.1113 2,9 29.000 combes à neige avec Alchemilla demissa E4.112 36.1114 0,1 1.000 pelouses subalpines calcicoles avec Astragalus penduliflorus E4.434 36.43A(?) 0,1 1.000 pelouses subalpines et alpines calcicoles E4.4112 36.4 2 20.000 mégaphorbiaies E5.53 37.83 1 10.000 mégaphorbiaies à Athyrium distentifolium et Saxifraga rotundifolia E5.5B 37.83A(?) 0,1 1.000 mégaphorbiaies à Myrrhis odorata E5.53 37.83B(?) 0,03 300 mégaphorbiaies à Allium victorialis E5.53 37.83C(?) 0,02 200 mégaphorbiaies à Cicerbita alpina E5.53 37.83D(?) 0,01 100 fourrés de Salix lapponum F2.3214 31.621 0,01 100 fourrés de Prunus padus ssp borealis F2.334 31.63 0,3 3.000 landines à Primula integrifolia et Huperzia selago F2.32 31.44B(?) 0,01 100 landines à Empetrum nigrum ssp hermaphroditum F2.212 31.44A(?) 0,01 100 landines à Salix pyrenaica F2.3214 31.6214 0,1 1.000 landines à Sorbus chamaemespilus F2.331 31.6A 0,1 1.000 éboulis silicicoles avec Oxyria digina et Ranunculus glacialis H2.3113 61.1113 0,01 100 éboulis silicicoles à Luzula alpinopilosa (L.candollei) H2.313 61.113 1 10.000 éboulis silicicoles avec Xatardia scabra H2.31 61.11 0,1 1.000 éboulis calcicoles H2.63 61.34 0,1 1.000 rochers acides avec Saxifraga retusa H3.1 61.212 0,01 100 rochers acides à Valeriana tripteris H3.112 62.21 0,001 10 rochers calcicoles H3.2 62.1 0,2 2.000 fourrés de Salix bicolor ssp. basaltica G1.12 44.2 0,2 2.000 forêt de Betula sp avec mégaphorbiaies G1.913 41.B32 4 40.000 grottes et cavités H1.23 65.4 0,01 100 1 superficie approximative Annexe n° 5.2
  • Liste rouge de la flore vasculaire du parc naturel de la vallée de Sorteny Conformément au décret d'approbation du 18 août 2021, du règlement des espèces de flore protégées, les espèces protégées du parc naturel sont les suivantes (112 espèces) : Espèces de flore en danger d'extinction (PE) - 25 espèces Carex pulicaris L. Carex rupestris All. Convallaria majalis L. Cystopteris fragilis (L.) Bernh. ssp. huteri (Milde) Prada et Salvo Festuca alpina Suter Gagea soleirolii F.W. Schultz Galium odoratum (L.) Scop. Glyceria declinata Bréb. Gnaphalium hoppeanum W.D.J. Koch Lepidium villarsii Gren. & Godron subsp. villarsii Listera cordata (L.) R. Br. Lonicera alpigena L. subsp. alpigena Myosotis alpestris F.W. Schmidt subsp. pyrenaeorum (Blaise & Kerguélen) Valdés Neslia paniculata (L.) Desv. subsp. thracica Pedicularis comosa L. Potentilla frigida Vill. Prunus padus L. subsp borealis Ranunculus auricomus L. subsp. carlittensis (Sennen) Molero, J. Pujadas & Romo Ranunculus auricomus L. subsp. envalirensis (Grau) Molero, J. Pujadas & Romo Ranunculus glacialis L. Ranunculus gouanii Willd. Salix ceretana (P. Monts.) Chmelar Sorbus chamaemespilus (L.) Crantz Woodsia alpina (Bolton) Gray Xatardia scabra (Lap.) Meissner Espèces de flore menacées (FA) - 41 espèces Anthyllis vulneraria L. subsp. gandogeri Artemisia umbelliformis Lam. Campanula scheuchzeri subsp. lanceolata (Lapeyr.) J.-M.Tison, 2010 Carex atrata L. subsp. atrata Carex macrostyla Lapeyr. Centaurea montana L. Cerastium alpinum L. subsp. squalidum (Ramond) Hultén Corydalis solida (L.) Clairv. subsp. solida Crepis mollis (Jacq.) Asch. Dianthus barbatus L. subsp. barbatus Draba nemorosa L. Draba tomentosa Clairv. subsp. ciliigera (O.E. Schulz) O. Bolòs & Vigo Epilobium obscurum Schreb. Festuca borderei (Hackel) K. Richt. Festuca niphobia (St.-Yves) Kerguélen Galanthus nivalis L. Globularia cordifolia L. Gnaphalium norvegicum Gunnerus Gymnadenia gabasiana (Teppner & Klein) Teppner & Klein Juncus squarrosus L. Laserpitium siler L. Lathyrus laevigatus (Waldst. & Kit.) Gren. subsp. occidentalis Lathyrus latifolius L. Leucanthemum catalaunicum Vogt Linum alpinum Jacq. Myrrhis odorata (L.) Scop. Orchis mascula (L.) L. Ornithogalum pyrenaicum L. Phyteuma globulariifolium Sternb. & Hoppe subsp. pedemontanum Ranunculus aduncus Gren. in Gren. & Godr. Ribes uva-crispa L. Saxifraga aspera L. Saxifraga clusii Gouan Saxifraga intricata Lapeyr. Saxifraga pubescens Pourr. subsp. pubescens Saxifraga rotundifolia L. Taraxacum alpinum (Hoppe) Hegetschw. Tragopogon dubius Scop. Tragopogon porrifolius L. subsp. porrifolius Veronica nummularia Gouan Veronica verna L. Espèces de flore protégées (FP) - 46 espèces Alchemilla demissa Buser Angelica razulii Gouan Armeria arenaria (Pers.) Schult. subsp. confusa Astragalus penduliflorus Lam. Campanula andorrana Braun-Blanq Campanula cochleariifolia Lam. Campanula precatoria Timb.-Lagr. Carduus carlinoides Gouan subsp. carlinoides Carum verticillatum (L.) W.D.J. Koch Crepis albida Vill. Dactylorhiza fuchsii (Druce) Soó Drosera rotundifolia L. Eleocharis quinqueflora (F.X. Hartm.n) O. Schwarz Erigeron aragonensis Vierh. Eriophorum vaginatum L. Erysimum seipkae Polatschek Festuca glacialis (Hackel) Miégeville ex K. Richt. Galeopsis pyrenaica Bartl. Galium mollugo L. subsp. mollugo Gentiana burseri Lapeyr. subsp. burseri Gentiana lutea L. subsp. lutea Gentiana schleicheri (Vacc.) H. Kunz Gymnadenia austriaca (Teppner & Klein) P. Delforge Hieracium cantalicum Lamotte Hieracium pallidiflorum Jord. ex Asch. Hieracium prenanthoides Vill. Iris latifolia (Mill.) Voss Lilium pyrenaicum Gouan Luzula sudetica (Willd.) Schult. Narcissus poeticus L. Narthecium ossifragum (L.) Huds. Oxyria digyna (L.) Hill Oxytropis amethystea Arv.-Touv. Pinguicula vulgaris L. Poa nemoralis L. subsp. glauca (Rouy) Gaud. Potentilla pyrenaica Ramond Salix bicolor Willd. Saussurea alpina (L.) DC. Saxifraga media Gouan Senecio pyrenaicus L. subsp. pyrenaicus Seseli montanum L. subsp. nanum (Dufour) O. Bolòs Silene vulgaris (Moench) Garcke subsp. prostrata Thlaspi brachypetalum Jord. Valeriana apula Pourr. Veronica ponae Gouan Viola pyrenaica Ramond Annexe n°

6. Caractéristiques du parc naturel

1. Milieu physique 1.1. Situation Située au nord-ouest de la Principauté d'Andorre (sa limite nord forme frontière avec la France), la vallée de Sorteny est une vallée secondaire au sein du bassin de la rivière Valira del Nord, structurée par la rivière de Sorteny, dont les affluents proviennent de quatre cirques glaciaires qui ferment la vallée et qui sont : el Forn, la Cebollera, la Serrera et l'Estanyó.

La superficie totale est de 1.080 hectares.

Entre la limite inférieure au pont de Puntal à 1.653 m et la limite supérieure au pic de l'Estanyó à 2.915 m d'altitude, le parc naturel présente les étages montagnard supérieur, subalpin et alpin. 1.2. Climatologie La vallée de Sorteny, située dans la zone axiale des Pyrénées, jouit d'un climat de montagne ; mais le gradient altitudinal, l'orientation est-ouest de la vallée principale et les orientations différentes des petites vallées suspendues déterminent une grande variété de microclimats.

Les températures se caractérisent par une amplitude élevée tant journalière qu'annuelle.

On compte près de 200 jours de gel, 17% avec une température inférieure à 0ºC ; quant aux 83% restants, il se produit des phénomènes de gel-dégel qui influent sur la géomorphologie et la végétation.

Les valeurs climatologiques calculées sur la période 1971-2000, à des altitudes de 1.791 m au parking de la Canya de la Rabassa, 2.265 m à la station météorologique automatique de l'Estanyó (AR+I) et 2.884 m sous le pic de l'Estanyó, donnent respectivement 1 : - une température moyenne annuelle de 6,1 ºC, 3,6ºC et 1.6ºC - le mois le plus froid : janvier avec une moyenne de -4 ºC, -5,3 et -5,9ºC (TºC minimales), - le mois le plus chaud : juillet avec une moyenne de 20,8ºC, 18ºC, 16 ºC (TºC maximales), - les précipitations annuelles sont de 1.079 mm, 1.190 mm, 1.347 mm, - le mois le plus pluvieux : mai avec 114 mm, 127 mm, 145 mm. De novembre à avril, une bonne partie des précipitations tombe sous forme de neige.

La station d'Ordino-Arcalís (2.080

m) donne une moyenne de précipitations solides cumulées au cours de la saison de 508 cm.

La moyenne des hauteurs moyennes mensuelles de neige entre décembre et avril est de 87,5 cm (84/94). 1.3. Géologie La vallée de Sorteny appartient à ce que l'on connaît comme le dôme de la Pallaresa, une grande structure à l'échelle des Pyrénées dans laquelle affleurent des matériaux cambriens et ordoviciens.

En général, il s'agit d'ardoises et de schistes avec quelques tronçons de quartzites et de calcaires.

L'ensemble des matériaux a subi un métamorphisme régional de degré moyen et faible.

Il convient de souligner la minéralisation de la zone de la Serrera (clots dels Meners), où se trouvait une ancienne exploitation de fer et de cuivre qui était extrait de filons encaissés dans les schistes de l'Ordovicien 2 . 1.4. Géomorphologie La morphologie du bassin de Sorteny a été modelée principalement par la glace, que ce soit par les glaciers du quaternaire ou par le phénomène de gel-dégel.

On trouve ainsi des formes d'origine glaciaire telles que les formes d'érosion que sont les quatre cirques, les cuvettes de surcreusement glaciaire (lac de l'Estanyó) ou les substrats polis (Cebollera) et les formes d'accumulation que sont les moraines déposées dans les zones de cirque et les glaciers rocheux très bien développés dans le cirque de la Serrera et de l'Estanyó.

Les formes d'origine périglaciaire comportent également des formes d'érosion parmi lesquelles se distinguent la gélifraction, les crêtes et les pics (de la Serrera à l'Estanyó), la solifluxion (adrets à gazon) et les formes d'accumulation telles que les cônes d'éboulis par gravité (éboulis du Roc del Rellotge) ou les couloirs et cônes d'avalanches présents dans toute la vallée. 1.5. Hydrographie La rivière de Sorteny est l'élément structurant du réseau hydrographique de la vallée de Sorteny ; elle naît à 2.082 m d'altitude à la confluence des rivières de la Serrera et de la Cebollera qui naissent respectivement à 2.680 m (source à la plus haute altitude d'Andorre) et 2.485 m. Le réseau est complété par les rivières de les Cebes et de l'Estanyó.

Les rivières ont une vitesse de courant élevée avec une pente moyenne de 17% et des eaux très froides (11,4ºC en août).

La zone compte un seul lac, le lac de l'Estanyó, d'une superficie de1,5 ha qui se situe à 2.339 m d'altitude.

En outre, on trouve quelques mares, tourbières et prairies hygrophiles, zones humides qui présentent un intérêt écologique élevé.

2. Milieu naturel 2.1. Végétation La vallée de Sorteny présente une grande variété d'habitats, dont la plupart relèvent de la Directive Habitats 92/43/CEE.

Plus de huit cents espèces phanérogames ont été inventoriées.

Une soixantaine sont endémiques (8% de la flore), près d'une centaine de taxons sont des espèces très rares ou menacées (liste rouge).Traditionnellement, on a coutume de cueillir certaines espèces, que ce soit pour leurs vertus médicinales (carvi, gentiane,…) ou parce qu'elles sont comestibles (méum de Grèce, impératoire, saxifrage aquatique), sans oublier les champignons, cueillis principalement dans les forêts d'ubac. 2.2. Faune Malgré sa superficie réduite, la vallée de Sorteny jouit d'une bonne richesse faunistique.

L'isard, le chevreuil et le sanglier sont les ongulés les plus fréquents ; d'autres mammifères d'intérêt comme la martre ou, de manière plus sporadique, la genette et la loutre, sont présents.

On y trouve une soixantaine d'espèces d'oiseaux, dont certaines présentent un grand intérêt, comme le vautour, le gypaète barbu, l'aigle royal et le circaète Jean-le-Blanc qui ne nichent pas dans la zone, le faucon pèlerin, le lagopède alpin, le grand tétras, la perdrix grise, le cincle plongeur, le tarier des prés ou le merle à plastron.

Les amphibiens et les reptiles y sont peu représentés, bien que l'on note la présence de l'euprocte des Pyrénées et du lézard d'Aurelio (microendémisme pyrénéen) qui sont des espèces importantes.

Le groupe des insectes, peu étudié jusqu'à présent, devrait y être assez bien représenté si l'on considère la richesse florale du Parc naturel.

Il convient de noter que l'on trouve près de 90 espèces de rhopalocères (papillons diurnes).Enfin, en ce qui concerne les poissons, dans les rivières des étages montagnard et subalpin se trouve la truite commune autochtone, accompagnée d'une espèce introduite, la truite arc-en-ciel, que l'on trouve également dans le lac.

3. Patrimoine culturel Le patrimoine culturel de la vallée provient de deux activités principales, l'une ancestrale qui est l'élevage (on trouve de nombreux orris, enclos, murs de pierres sèches, cabanes et abris) et l'autre plus récente, mais disparue, l'exploitation minière (sentiers pavés, cabane et autre bâtiment - les charbonnières ont disparu dans la forêt). Sous la limite inférieure du Parc, à Puntal, il ne reste presque rien de la première forge d'Andorre (1620). Le patrimoine toponymique est riche ; notons en particulier que le nom de la vallée, « Sorteny », signifierait selon Anglada « la plaine des sorcières ».

4. Milieu socio-économique Les activités économiques dans la vallée de Sorteny étaient centrées sur l'élevage, l'exploitation forestière, l'exploitation fourragère et des activités liées à l'exploitation des mines de fer de Ransol et de la Serrera, du XVIIe siècle au XIXe siècle. La chasse et la pêche complétaient les activités traditionnelles. La vallée de Sorteny a toujours été réservée au troupeau de vaches communal. Certains enclos et les prairies de fauche du plateau de Sorteny étaient loués. L'activité d'élevage se poursuit aujourd'hui avec environ deux cents têtes de gros bétail. Le bétail suit des routines traditionnelles. L'usage pastoral du territoire est défini dans un document appelé La Taba. Enfin, l'activité touristique et récréative, tant en été qu'en hiver, ne cesse de croître, et la fréquentation humaine de la vallée a augmenté dès l'ouverture de la route jusqu'à la Canya de la Rabassa, puis de la piste allant de la Canya de la Rabassa jusqu'au Cap dels Graus, et plus encore depuis sa déclaration en tant que parc naturel. Cette zone représente une ressource non seulement pour les professionnels du tourisme de la paroisse d'Ordino, mais aussi pour l'ensemble du pays. 1 Données fournies par le CENMA, 2012 2 Données fournies par le CENMA, 2012 Annexes

En vigueur depuis le 03/04/2024 · texte original · Plan directeur du 18-3-2024 du parc naturel de la vallée de Sorteny (BOPA 2024-04-03) · Source : bopa.mca.ad
Comment le citer

Art. 37 de Plan directeur du 18-3-2024 du parc naturel de la vallée de Sorteny, dans sa rédaction en vigueur au 23/10/2026.

Lien permanent : https://bopa.mca.ad/fr/altre/2024-03-18/pla-rector-parc-natural-vall/art-37

Citation de travail établie à partir du texte consolidé (non officiel) : pour un écrit, vérifiez-la dans le BOPA.

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