Loi qualifiée 19/2013, du 10 octobre, portant modification du Code de procédure pénale
Traduction réalisée par intelligence artificielle, à titre informatif. Seul le texte catalan publié au BOPA fait foi. Texte catalan
Exposé des motifs (texte original, sans valeur normative) texte disponible uniquement en catalan
El 24 de novembre del 2011 el Consell General va aprovar la ratificació de l’Acord monetari entre el Principat d’Andorra i la Unió Europea que permet a Andorra adoptar oficialment l’euro com a moneda legal i emetre les seves pròpies monedes destinades a la circulació i a la col·lecció.
L’Acord monetari va acompanyat d’un annex que relaciona les disposicions jurídiques europees que el Govern ha d’implementar seguint el calendari acordat per Andorra i la Unió Europea relatives a la prevenció del blanqueig de capital, la prevenció del frau i de la falsificació, les normes sobre els bitllets i les monedes d’euros, la legislació en matèria bancària i financera i la recopilació d’informació estadística.
Entre aquestes disposicions figura la Decisió 2007/845/JAI del Consell, del 6 de desembre, relativa a la cooperació entre les oficines de recuperació d’actius dels estats membres en matèria de descobriment i d’identificació dels productes del crim o d’altres béns relacionats amb el crim.
La Decisió 2007/845/JAI estableix que cada estat membre crearà o designarà un organisme nacional de recuperació d’actius a fi de facilitar el seguiment i la identificació dels productes relacionats amb el delicte que puguin ser objecte d’un embargament o d’un comís.
La creació d’una oficina de recuperació d’actius criminals no ha de suposar cap cost addicional a l’Administració si s’utilitzen les estructures existents.
Aquesta Llei preveu la creació de l’esmentada oficina policial (ORA) i d’una altra de judicial de gestió dels actius (OGA).
L’Oficina de Recuperació d’Actius (ORA) podrà rebre i enviar, de conformitat amb les disposicions europees 2007/845/JAI i 2006/960/JAI, demandes orientades a la recerca i la localització d’actius d’origen criminal.
Quan les demandes efectuades per les oficines homòlogues estrangeres impliquin la necessitat d’una autorització judicial per obtenir les dades, l’ORA les ha de remetre a l’òrgan judicial competent.
Si les autoritats judicials o policials en qualsevol fase del procediment volen localitzar els actius presumptament d’origen criminal a l’estranger, poden sol·licitar prèviament a l’ORA que efectuï una demanda als seus homòlegs, cosa que permet dirigir posteriorment les comissions rogatòries als països on hi ha actius criminals per bloquejar-los.
La gestió dels actius d’origen criminal implica unes competències i uns coneixements totalment diferents dels de la recerca d’aquests mateixos actius.
Per donar més eficàcia al sistema i per fer-lo viable és indispensable incorporar en la nostra legislació nacional la venda de béns d’origen criminal abans que existeixi una sentència ferma i la seva possible utilització per part de les forces encarregades de lluitar contra aquest tipus de delinqüència.
Actualment se segresten béns que poden tenir data de caducitat (tabac i d’altres) i que s’haurien de vendre abans del judici, o béns que perden molt valor durant el transcurs del procediment penal i finalment s’han depreciat considerablement el dia que es poden vendre.
Amb aquesta modificació legislativa es crea una oficina de gestió d’actius criminals (OGA) que rebrà totes les decisions judicials que impliquin mesures cautelars o definitives de caràcter real i que també en canalitzarà la gestió.
Aquest organisme serà l’encarregat d’executar les decisions judicials ordenant el retorn dels béns als propietaris, la indemnització de les víctimes en execució de la sentència penal ferma o el comís definitiu.
L’OGA permetrà treure un rendiment més adequat dels actius criminals immobilitzats i centralitzar en un sol organisme la gestió que ara es troba de forma dispersa.
Source : BOPA
Article 1.
Modification de l'article 116 L'article 116 de la Loi 16/2008 , du 3 octobre, qualifiée de modification du Code de procédure pénale, du 10 décembre 1998, est modifié et est rédigé comme suit : «
1. Outre la garantie des éventuelles responsabilités civiles, le batlle doit ordonner, par une ordonnance motivée, la saisie et la mise sous séquestre, pendant l'instruction des diligences préliminaires ou de l'information judiciaire, de tous les fonds au sujet desquels il existe des indices objectifs suffisants permettant de croire qu'ils sont le produit, directement ou indirectement, de l'infraction, aux fins de garantir l'exécution de la confiscation et de la confiscation en valeur prévues à l'article 70 du Code pénal. Il peut également saisir ou mettre sous séquestre les biens et les droits appartenant à un tiers non responsable, sauf si ce tiers les a acquis légalement conformément aux dispositions des articles 119 et 120.
2. Aux fins du présent article, on entend par fonds les actifs financiers ; les biens de toute nature, corporels ou incorporels, meubles ou immeubles, et les documents, titres ou instruments juridiques sous quelque forme que ce soit, y compris électronique ou numérique, attestant un droit de propriété ou un intérêt sur lesdits biens, notamment, mais pas exclusivement, les avoirs et les crédits bancaires, les chèques de voyage, les chèques bancaires, les ordres de paiement, les actions, les titres-valeurs, les obligations, les lettres de change et de crédit. 3.
a) Le batlle doit prendre les dispositions nécessaires pour assurer la conservation en bon état des biens saisis avec leurs produits et accessoires et, le cas échéant, il en nomme un administrateur.
b) Le batlle et les tribunaux peuvent confier la conservation, l'administration et la réalisation, le cas échéant, des fonds à l'Office judiciaire de gestion des avoirs, dont l'organisation, le fonctionnement et les attributions sont déterminés par règlement. Le suivi et l'identification des fonds peuvent être confiés à l'Office de recouvrement des avoirs de la Police andorrane (Corps de police), dont l'organisation, le fonctionnement et les attributions sont déterminés par règlement.
c) S'il s'agit d'argent ou de produits financiers se trouvant dans une entité bancaire, le batlle ou le tribunal peuvent décider qu'ils soient déposés auprès de l'Institut national andorran de finances (INAF), après la liquidation préalable correspondante s'il s'agit de produits financiers. L'INAF doit mettre à la disposition de l'autorité judiciaire le montant déposé et les intérêts habituels produits lorsque cette autorité le requiert.
4. En matière de blanchiment d'argent ou de valeurs ou des infractions sous-jacentes qui en sont à l'origine, par l'ordonnance motivée correspondante, le batlle instructeur peut ordonner à titre exceptionnel que les biens et les droits ne soient pas mis sous séquestre ou saisis, ou en différer la saisie ou la mise sous séquestre, et autoriser toute opération, tout transfert ou toute aliénation de tout bien qui aurait pu faire l'objet d'une confiscation ultérieure, afin d'identifier les personnes impliquées ou d'obtenir les preuves nécessaires, à condition qu'il existe une proportion entre l'intérêt de l'enquête et le danger que l'opération, le transfert ou l'aliénation ou l'absence de saisie ou de mise sous séquestre peuvent représenter. »
Article 2.
Création du chapitre IX, « Exécution des conséquences accessoires », au titre huitième Un nouveau chapitre est créé au titre huitième, « Exécution des jugements », de la Loi 16/2008 , du 3 octobre, qualifiée de modification du Code de procédure pénale, du 10 décembre 1998, avec l'intitulé suivant : « Chapitre IX. Exécution des conséquences accessoires ».
Article 3.
Création de l'article 238 bis Un nouvel article est créé dans la Loi 16/2008 , du 3 octobre, qualifiée de modification du Code de procédure pénale, du 10 décembre 1998, avec le contenu suivant : «
Article 238 bis.
1. L'Office de gestion des avoirs réalise les fonds faisant l'objet de la confiscation déterminés dans le jugement et le résultat est remis à l'Administration publique, qui procède à leur réalisation. Si les fonds sont de commerce licite, l'Administration publique peut les affecter directement à l'un quelconque de ses services ou départements.
2. La déclaration de dissolution et la décision de suspension des activités de la société, de l'association ou de la fondation doivent être communiquées au registre correspondant.
3. Lorsque la fermeture de l'entreprise et de ses locaux ou établissements entraîne la cessation de l'activité autorisée administrativement, elle est communiquée au registre correspondant.
4. De même, la décision de privation du droit de contracter avec les administrations publiques doit être communiquée au Gouvernement, aux comuns et aux entités parapubliques.
Disposition finale première.
Délégation est donnée au Gouvernement pour que, dans un délai maximal de trois mois à compter de la date d'entrée en vigueur de la présente Loi, il publie au Bulletin officiel de la Principauté d'Andorre le texte correspondant reprenant la Loi 16/2008 , du 3 octobre, qualifiée de modification du Code de procédure pénale, du 10 décembre 1998, y compris toutes les modifications apportées à ce jour.
Disposition finale deuxième.
La présente Loi entre en vigueur le lendemain de sa publication au Bulletin officiel de la Principauté d'Andorre.