Loi 34/2021, du 16 décembre, de nouvelles mesures exceptionnelles et urgentes en raison de la situation d'urgence sanitaire causée par la pandémie du SARS-CoV-2 · bopa.mca.ad
LoiArticle 6. Procédure relative aux demandes
Traduction réalisée par intelligence artificielle, à titre informatif. Seul le texte catalan publié au BOPA fait foi. Texte catalan
Article 6. Procédure relative aux demandes
1. Les demandes de suspension temporaire des contrats de travail ou de réduction de la durée du travail présentées par des entreprises obligatoirement fermées, bien qu'elles doivent être accompagnées de la documentation requise et mentionnée à l'article 7, sont réputées autorisées par le ministère compétent en matière de travail à compter de la date de présentation de la demande, pour autant qu'elles aient procédé à la période de consultation prévue au paragraphe 7 du présent article, le cas échéant.
2. Dans les autres cas, les demandes de suspension temporaire des contrats de travail ou de réduction de la durée du travail doivent être accompagnées de la documentation requise et mentionnée à l'article 7, et doivent être expressément autorisées par le ministère compétent en matière de travail, après qu'il a été procédé à la période de consultation prévue au paragraphe 7 du présent article, le cas échéant. Cette autorisation doit être accordée ou refusée dans un délai maximal de dix jours ouvrables à compter du jour de la présentation de la demande. À défaut, le silence vaut acceptation.
3. Nonobstant les dispositions du paragraphe précédent et de l'alinéa deuxième de l'article 4.3, le Gouvernement peut, par décret, décider la prolongation automatique de la durée de validité des suspensions temporaires des contrats de travail ou des réductions de la durée du travail autorisées antérieurement, expressément ou tacitement, par le ministère compétent en matière de travail. Le décret du Gouvernement peut décider la prolongation automatique des cas prévus à l'article 4.1 .d ) et doit en fixer la période de validité. Les entreprises qui bénéficient de la prolongation automatique décrétée par le Gouvernement doivent communiquer cette circonstance aux représentants des salariés, s'il y en a. La prolongation automatique s'entend sans préjudice de la faculté du ministère compétent en matière de travail de demander, conformément à la procédure prévue à l'article 22, toute la documentation qu'il juge nécessaire aux fins de vérifier que les conditions requises prévues par la présente Loi continuent d'être remplies, et de l'application des dispositions prévues à l'article 22. Si une entreprise cesse de remplir lesdites conditions requises, elle doit retirer les salariés de la modalité concernée, au moyen des outils télématiques que le ministère compétent en matière de travail met à la disposition des entreprises.
4. Les demandes de suspension temporaire des contrats de travail ou de réduction de la durée du travail et la documentation requise conformément à l'article 7 sont présentées par voie télématique, dans le format et sur le support informatique définis par le ministère compétent en matière de travail. Les formulaires doivent indiquer la documentation à joindre, ainsi que le format et le support informatique dans lesquels elle doit être présentée, selon la modalité demandée et les cas sur lesquels se fonde la demande, conformément aux dispositions de l'article 7. Les demandes présentées par des voies différentes de celle prévue à l'alinéa précédent sont réputées non présentées et ne font pas courir les délais de décision prévus aux paragraphes précédents.
5. Si, pendant le délai de décision de dix jours ouvrables prévu au paragraphe 2, le ministère compétent en matière de travail demande des informations, une documentation complémentaire ou manquante, ou la correction de défauts dans les formulaires ou la documentation présentés, quant à leur format ou à leur contenu, le délai de décision correspondant doit être réputé suspendu. Le délai de décision recommence à courir à compter du lendemain du jour où le ministère compétent en matière de travail notifie à l'entreprise que le défaut, la carence ou l'omission est considéré comme corrigé. Si le défaut, la carence ou l'omission n'est pas corrigé dans un délai de cinq jours ouvrables à compter de la date de la notification du ministère compétent en matière de travail demandant des informations, une documentation complémentaire ou manquante, ou la correction de défauts dans les formulaires ou la documentation présentés, la demande doit être réputée abandonnée et ledit ministère décide le classement du dossier. Cette décision est susceptible de recours dans les conditions prévues à l'article 9.2.
6. En cas de refus exprès, total ou partiel, de la demande formulée, la décision doit être dûment motivée afin que l'entreprise puisse former un recours dans les conditions prévues à l'article 9.2.
7. Lorsque des représentants des salariés ont été désignés antérieurement à la présentation de la demande concernée, l'entreprise doit, préalablement au moment où elle demande au ministère compétent en matière de travail la suspension temporaire des contrats de travail ou la réduction de la durée du travail, ouvrir une période de consultation avec ces représentants des salariés, pour une période maximale de cinq jours calendaires.
L'entreprise doit communiquer par écrit ou par des moyens télématiques qui en laissent une trace écrite ou un enregistrement sur un support quelconque, aux représentants des salariés, les causes concrètes qui motivent l'application de la suspension temporaire des contrats de travail ou de la réduction de la durée du travail ; la liste non nominative des salariés concernés, avec leur ancienneté et la catégorie professionnelle à laquelle ils appartiennent ; la période prévue de durée de la suspension temporaire des contrats de travail ou de la réduction de la durée du travail de chaque salarié concerné, et les critères suivis pour déterminer les salariés concernés.
La communication doit être accompagnée d'un mémoire explicatif du bien-fondé et du caractère raisonnable des mesures adoptées.
L'entreprise doit notifier par des moyens télématiques au ministère compétent en matière de travail l'ouverture de la période de consultation afin que ce ministère puisse veiller à ce qu'elle se déroule de manière adéquate et soit effective.
De même, le ministère peut, pendant la période de consultation, demander les informations et la documentation complémentaires qui s'imposent, et peut formuler les avertissements et les recommandations qu'il juge opportuns.
Toute la documentation générée à l'occasion de la période de consultation ouverte avec les représentants des salariés doit être dûment jointe à la demande présentée au ministère compétent en matière de travail.
Pendant la période de consultation, qui peut se tenir par des moyens télématiques, les parties doivent négocier de bonne foi en vue de parvenir à un accord.
Les parties peuvent désigner un médiateur, sans que cela puisse entraîner une prolongation de la période de consultation.
Pendant la période de consultation, un procès-verbal doit être dressé pour chaque réunion.
Les procès-verbaux, qui, si les consultations se sont tenues par voie télématique, peuvent être remplacés par un enregistrement, si les parties en ont ainsi convenu, doivent être transmis ultérieurement, avec la documentation qui les accompagne, au ministère compétent en matière de travail.
Les communications effectuées pendant la période de consultation peuvent se faire par tout moyen, y compris télématique, préalablement validé par les parties.
8. Une fois que la demande de suspension temporaire des contrats de travail ou de réduction de la durée du travail a été autorisée tacitement ou expressément par le ministère compétent en matière de travail, selon le cas, l'entreprise doit le notifier à chacun des salariés concernés de manière probante, dans un délai maximal de trois jours ouvrables suivants. La notification doit indiquer la date de fin prévue de la période d'application et doit comporter en annexe, en tout état de cause, une copie de la décision du ministère compétent en matière de travail, s'il y en a une, et doit mentionner que les informations visées à l'alinéa deuxième du paragraphe 7 sont mises à la disposition du salarié, s'il en fait la demande, pour ce qui le concerne.
9. Le salarié qui, dans un délai maximal de trois jours ouvrés après l'expiration de la période d'application, ne réintègre pas son entreprise, est réputé avoir commis l'une des fautes très graves prévues à l'article 99 de la Loi 31/2018 , du 6 décembre relative aux relations de travail, et l'entreprise peut le licencier pour motif disciplinaire conformément aux dispositions de l'article 87 de la Loi susmentionnée, pour autant que l'entreprise lui ait notifié la date de fin de la période d'application conformément au paragraphe précédent.
Art. 6 de la Loi 34/2021, du 16 décembre, de nouvelles mesures exceptionnelles et urgentes en raison de la situation d'urgence sanitaire causée par la pandémie du SARS-CoV-2, dans sa rédaction en vigueur au 21/10/2026.
Lien permanent : https://bopa.mca.ad/fr/llei/34-2021/art-6
Citation de travail établie à partir du texte consolidé (non officiel) : pour un écrit, vérifiez-la dans le BOPA.