Décret du 15 décembre 2010 délimitant le périmètre de protection de l'église de Santa Coloma et fixant les critères architecturaux et urbanistiques relatifs au monument et à son périmètre
Statut: vigent · Texte en vigueur au 24/10/2026 · Données jusqu’au BOPA du 22/10/2026 · Publiée au BOPA núm. 72, any 2010 (22/12/2010) · Page complète (historique des versions)
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Publier la localisation et la description de l’église de Santa Coloma qui figurent à l’annexe 1.
Établir les critères architecturaux et urbanistiques définitifs qui doivent régir les interventions sur l’église de Santa Coloma qui figurent à l’annexe 2.
Établir et délimiter le périmètre de protection définitif du périmètre de protection l’église de Santa Coloma, qui est décrit à l’annexe 3 a et qui est représenté sur le plan qui figure à l’annexe 3 b qui est publié.
Établir les critères architecturaux et urbanistiques définitifs qui doivent régir les interventions sur le périmètre de protection des monuments qui figurent à l’annexe 4 du présent Décret.
Notifier individuellement aux intéressés la réponse à leurs observations.
Déterminer, conformément aux dispositions de l’article 12.3 de la Loi 9/2003 , l’exécution immédiate des critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur le monument (église de Santa Coloma) et sur son périmètre de protection, à compter de la publication du présent Décret au Bulletin officiel de la Principauté d’Andorre.
Inviter instamment le Commun d’Andorra la Vella à adapter dans les plus brefs délais la planification urbanistique de la paroisse aux critères susmentionnés, conformément aux principes d’exécution et de prévalence établis par l’article 12.3 de la Loi 9/2003 .
Soumettre au régime d’autorisation préalable établi à l’article 14 de la Loi 9/2003 tout ouvrage ou toute intervention, qu’il soit de promotion publique ou de promotion privée, que l’on souhaite réaliser sur le monument ou sur son périmètre de protection.
Appliquer toutes les autres mesures prévues par la Loi 9/2003 , du patrimoine culturel, découlant de l’approbation du présent Décret.
Publier le présent Décret au Bulletin officiel de la Principauté d’Andorre et le notifier au Commun d’Andorra la Vella ainsi qu’aux personnes propriétaires affectées ou concernées connues qui figurent au dossier ou qui ont formulé des observations.
Conformément aux dispositions de l’article 124 du Code de l’Administration, le présent Décret peut faire l’objet d’un recours gracieux devant le Gouvernement dans le délai maximal de treize (13) jours ouvrables à compter du lendemain de sa publication ou, le cas échéant, des notifications qui sont effectuées individuellement. Toutefois, selon les dispositions des articles 50.1 et 129 du même Code et de l’article 12.3 de la Loi du patrimoine culturel, l’introduction d’un recours n’en suspend pas l’exécution.
présent Décret entre en vigueur le jour même de sa publication au Bulletin officiel de la Principauté d'Andorre.
Localisation, description et valeurs de l’église de Santa Coloma Église d’origine préromane édifiée à une époque indéterminée antérieure au IXe siècle, située dans le noyau de population de Santa Coloma, sur l’une des terrasses des prés de les Planes.
Au fil du temps, elle a fait l’objet de diverses réformes qui lui ont progressivement donné son aspect actuel.
L’église actuelle présente un plan rectangulaire, une abside carrée, une toiture à deux versants, une porte ouverte au sud, un clocher en forme de tour et un porche adossé au mur sud.
Les murs sont élevés en pierres de schiste et de granit de taille moyenne et petite, travaillées, disposées plus ou moins à joints alternés et liées au mortier de chaux.
Dans le cas de la nef, toutefois, la maçonnerie est de type mixte, c’est-à-dire qu’à intervalles réguliers de hauteur du mur se trouve un arasement ou nivellement au moyen de poutres en bois en guise d’assise.
Dans le clocher, à quatre niveaux de baies géminées, se distingue le traitement extérieur du mur, décoré de frises de trois, cinq et six arcatures aveugles entre des lésènes d’angle qui deviennent plus apparentes aux deux niveaux supérieurs.
Au sommet des deux lésènes qui encadrent la baie du dernier niveau de la façade sud se trouve une tête sculptée dans un moellon de travertin.
Le porche est adossé à la façade principale du temple et est limité au nord-est par le clocher et au sud-ouest par un mur de pierre.
L’intérieur de la nef est éclairé par quatre fenêtres ouvertes dans le mur sud et une ouverte dans le mur ouest.
L’abside est éclairée par deux fenêtres ouvertes, l’une dans le mur sud et l’autre dans le mur est.
La séparation entre la nef et l’abside, évidente en raison de la probable dénivellation entre les deux espaces, est accentuée par l’existence d’un petit arc triomphal.
Cette ouverture est couverte d’un arc en plein cintre outrepassé qui repose sur des piédroits saillants.
De la toiture initiale, également à un seul versant et plus basse que l’actuelle, seuls subsistent les trous des poutres dans le mur sud, au-dessous des quatre fenêtres préromanes à simple ébrasement.
À une époque indéterminée du XIIe siècle, une première grande réforme de l’édifice est réalisée.
Entre les XIIIe et XVIIe siècles sont menés de petits travaux d’entretien visant à améliorer les conditions d’utilisation de l’édifice, parmi lesquels se distingue la construction du porche au XVIIe siècle.
Après l’année 1730, les baies du clocher sont obturées afin de réduire le courant d’air à l’intérieur de la nef.
Entre les années 1740 et 1749, une deuxième grande réforme intérieure de l’espace architectural est réalisée.
Entre les années 1741 et 1749 est réalisé le retable dédié à sainte Colombe.
Au début du XXe siècle, de petits travaux d’entretien de la nef sont réalisés.
À une époque légèrement antérieure à l’année 1926, les peintures murales romanes de l’abside sont arrachées.
Entre les années 1933 et 1934, l’architecte Cèsar Martinell restaure l’intérieur et l’extérieur du la nef, consolide la structure du clocher et, dans le même temps, découvre et restaure les fragments actuels de peinture murale romane de l’intérieur de la nef.
Entre les années 1976 et 1977, une deuxième campagne de restauration visant à retrouver l’image originale de l’édifice est menée.
Au cours des années quatre-vingt, diverses campagnes de restauration sont réalisées.
À l’intérieur sont conservés des fragments de peintures murales d’époque romane, sur le thème de l’agneau mystique.
Sont également conservés une statue romane de la Vierge et le retable baroque susmentionné dédié à sainte Colombe.
En 2007, les peintures murales romanes de l’abside ont été récupérées ; elles sont actuellement conservées dans un autre lieu.
Celles-ci consistent en une représentation du Christ en majesté et du collège apostolique.
Justification et définition des critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur l'église de Santa Coloma L'entretien et la conservation des monuments relèvent de la responsabilité du ministère chargé de la culture, par l'intermédiaire des techniciens du Patrimoine culturel. La conservation et la restauration de l'église de Santa Coloma requièrent, comme pour tous les biens patrimoniaux, une approche pluridisciplinaire et une méthodologie de travail qui en assure la sauvegarde physique, le témoignage historique qu'elle représente et l'authenticité. En ce sens, la Loi 9/2003 définit, à l'article 1, ce que signifie la restauration, et précise également, à l'article 15, que les interventions de restauration effectuées sur un monument doivent se fonder sur des principes scientifiques et des critères techniques. Ainsi, tout projet d'intervention sur le monument doit contenir :
- Une étude préalable conforme à la nature et à la complexité des travaux qu'il est prévu d'effectuer, qui expose les objectifs de l'intervention, décrit en détail l'état des monuments au moyen de documents écrits, graphiques et photographiques, en analyse l'histoire et les observations archéologiques qui peuvent y être effectuées, et en détaille les pathologies observées.
- Un projet de restauration dans lequel la proposition d'intervention est expliquée et motivée.
- Des métrés détaillant les travaux prévus, un calendrier d'exécution et un budget estimatif.
- Un mémoire exhaustif dans lequel sont détaillées les éventuelles modifications par rapport au projet initial. Il constitue un recueil documentaire dans lequel sont résumées les grandes étapes de l'intervention et sont présentés les procès-verbaux des réunions de chantier, les photographies significatives des travaux et les plans des modifications. Il se conclut par des recommandations sur les caractéristiques et la périodicité de l'entretien à effectuer sur les monuments. Les projets de restauration et les directions de travaux sont confiés à des architectes qualifiés et expérimentés dans la conservation et la restauration de monuments historiques.
(a) Justification et délimitation du périmètre de protection de l'église de Santa Coloma Délimitation et justification du périmètre de protection La limite du périmètre de protection de l'église de Santa Coloma commence à l'est, au pont où se rejoignent l'avinguda de Salou et le carrer Verge del Remei.
À partir de ce point, la route donne accès au noyau de Santa Coloma.
Elle suit le lit de la rivière Gran Valira à la cote 973 m, où la rivière limite naturellement le périmètre jusqu'à l'avinguda d'Enclar, qu'elle longe jusqu'à hauteur de la parcelle de la station-service TOTAL.
En ce point, la limite traverse l'avenue perpendiculairement et longe l'extérieur de ladite parcelle et l'immeuble dont la façade arrière est mitoyenne.
Elle suit le bord extérieur de la courbe du carrer de les Escoles, pour rejoindre le camí dels Sartells, et laisse à l'intérieur du périmètre un petit bâtiment situé à l'angle entre la rue et le chemin.
La limite longe le camí dels Sartells par son côté sud jusqu'à s'en écarter pour prendre la direction de la callissa de la Canal, chemin qu'elle suit par son côté ouest jusqu'à son extrémité, où il rejoint le chemin de la Margineda à Santa Coloma.
À partir de ce point, la limite monte en direction nord-est par le chemin jusqu'à la bifurcation avec le carrer Major, qu'elle emprunte et suit jusqu'au camí de les Marrades qui mène au collet de Sant Vicenç.
Au bout du carrer Major, la limite le traverse et suit la cote 1.016 m, descend à la cote 1.000 m et passe derrière les immeubles de la partie haute du noyau ancien de Santa Coloma et leurs prés.
Elle suit la courbe en passant au pied du solà d'Enclar et de l'éboulis et descend progressivement le long du versant jusqu'à la cote 987 m, derrière la zone industrielle.
Elle longe cette cote jusqu'à l'aire de repos située au début du chemin de Sant Vicenç et du carrer dels Barrers, par lequel elle descend en direction est, par le côté sud, jusqu'au croisement avec le carrer del Camí Ral.
La limite suit le côté est de cette rue et passe par le mur mitoyen entre les bâtiments 6 et 8 du carrer del Camí Ral, pour rejoindre l'avinguda d'Enclar, traverse l'avenue, contourne par le côté ouest le hangar situé en face du numéro 67, et continue jusqu'à l'entrée nord de l'ancien camping Riberaigua.
La limite s'étend jusqu'au bâtiment de la Caserne des pompiers, qui y est incorporé, jusqu'au carrer Verge del Remei et prend la direction du pont de Santa Coloma, point de départ du périmètre.
Ce périmètre de protection est déterminé pour l'église de Santa Coloma conformément aux préceptes de la Loi 9/2003, du patrimoine culturel d'Andorre, c'est-à-dire en considérant l'espace, bâti ou non, qui constitue le support environnemental du bien et dont l'altération peut en affecter les valeurs, les perspectives, la contemplation ou l'étude.
Le périmètre délimité est donc établi en fonction des intérêts patrimoniaux identifiés et du territoire sur lequel les interventions qui y sont réalisées sont considérées comme susceptibles d'avoir une incidence (plus ou moins grande) sur la perception du bien, depuis des perspectives tant proches que lointaines, ainsi que sur la perception depuis le monument vers l'extérieur.
Cet espace de support « environnemental » est celui qui permet de contrôler les conditions qui entourent le bien, susceptibles d'en influencer ou d'en altérer les valeurs naturelles, urbaines ou rurales, la compréhension, la perception et la signification.
Ainsi, en considérant les aspects matériels et immatériels liés au monument, et dans l'exercice de délimitation du périmètre de protection par rapport à la signification du lieu, les intérêts patrimoniaux suivants ont été identifiés :
- Le monument lui-même
- Les vues vers le monument
- La vue depuis la plaça Major
- La vue depuis le carrer Major
- La vue depuis l'avinguda d'Enclar
- Les vues vers l'église de Santa Coloma et depuis le monument vers les alentours :
- La vue depuis le monument vers les alentours : secteur sud-ouest
- La vue depuis le monument vers les alentours : secteur nord-est
- La connexion historique de l'église avec le roc d'Enclar
- Le village
- Les terres et les activités agropastorales
- Les chemins
- Les témoignages archéologiques du sous-sol Annexe 3 (b) Plan n° 1 (périmètre de protection) Télécharger le document
Justification et définition des critères architecturaux et urbanistiques qui doivent régir les interventions sur le périmètre de protection Critères architecturaux et urbanistiques particuliers Zone 1 : zone d'accompagnement
1. Caractère général et objectifs La zone 1 est constituée par l'environnement immédiat qui entoure le monument et sans lequel ses valeurs seraient profondément modifiées. Elle est divisée en deux sous-zones. La sous-zone 1a correspond essentiellement au secteur agricole, non bâti, indissociable du monument et qui conserve son caractère et ses valeurs historiques. La sous-zone 1b, bien qu'elle ait perdu une partie de sa valeur historique, a une relation directe avec la sous-zone 1a car elle fait partie de l'environnement immédiat du monument. L'objectif de la zone 1 est de protéger les valeurs naturelles et rurales existant dans l'environnement immédiat qui accompagne le monument et d'en favoriser la contemplation. La zone d'accompagnement lui apporte un support paysager qui en facilite la compréhension et la perception. Zone 1a
1. Caractère général et objectifs La zone 1(a) est constituée par l'environnement immédiat qui entoure le monument. Dans la partie sud-ouest de l'église, les prés de les Planes conservent un caractère rural et témoignent des activités agricoles traditionnelles (champs cultivés, potagers, terrasses, bosquets.). Ces terres composent le contexte historique et paysager dans lequel le monument et le village de Santa Coloma se sont développés et ont évolué. Le zonage 1(a) s'étend également à une partie du secteur nord-est qui entoure le monument. La zone, de caractère naturel et couverte de terrasses et de bosquets, est liée sur le plan paysager au secteur sud-ouest, aux caractéristiques similaires. L'objectif de la zone 1(a) est de protéger les valeurs naturelles et rurales existant dans l'environnement immédiat associé au monument, d'en conserver les caractéristiques actuelles, et ainsi de protéger et de valoriser l'église. Pour cette raison, il n'est pas possible d'y construire.
2. Délimitation La zone 1a commence au sud-est du monument et prend comme point de départ le périmètre du mur qui clôt l'enceinte du monument, angle sud du cimetière. Elle suit la rue Major en direction du sud, par le côté nord, jusqu'à l'ensemble d'immeubles de cal Riberaigua, qui reste en dehors de la zone
1. La délimitation reprend le tracé de la rue Major jusqu'à l'immeuble de cal Riba, et continue en laissant hors du zonage 1 cet immeuble et les autres qui composent le noyau historique. À ce point, le zonage suit le chemin des prés de les Planes par le côté ouest et rejoint le mur de terrasse qui délimite les prés et coïncide avec la cote 980. Il traverse en direction de l'est l'extrémité nord des prés, jusqu'au point de coordonnées 530983 et 21968, à partir duquel il tourne en direction du nord-est pour suivre l'angle formé par deux terrasses convergentes. Enfin, il continue jusqu'au mur est de l'abside et suit la clôture du cimetière jusqu'à rejoindre le point de départ du tracé.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Implantation Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les installations temporaires de type cirque ainsi que celles de camping et de caravaning soient exclues.
- Tout type d'édicule, qu'il soit fixe ou implanté de manière temporaire, soit exclu. Murs et parements Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les murs de pierre sèche soient maintenus dans leur état actuel et restaurés, le cas échéant.
- Les clôtures soient réalisées avec des murs de pierre d'usage local (de caractéristiques physiques et d'aspect similaires à la pierre traditionnelle du secteur), en s'inspirant des murs traditionnels. Environnement et clôtures Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- L'abattage d'arbres et les débroussaillages localisés et radicaux soient exclus.
- L'abattage soit remplacé par une replantation, sauf s'il est justifié.
- Les clôtures végétales vives d'espèces locales et/ou en matériaux naturels (pierre, bois, fer.) soient favorisées.
- Tout dispositif artificiel de végétation, tel que jardinières, parterres, plantations exotiques, soit exclu.
- Les espèces végétales plantées ou replantées soient exclusivement liées aux caractéristiques du lieu ou similaires.
- Les clôtures soient réalisées en accord avec le caractère rural prédominant.
- La végétation existante soit conservée et entretenue. Mobilier urbain et signalétique Cette zone ne doit recevoir, en principe, aucun type de mobilier urbain, afin de conserver son caractère. Toutefois, des panneaux d'information ou des dispositifs de sécurité qui seraient nécessaires peuvent être admis, mais leur implantation, leurs dimensions et leurs finitions doivent être conçues avec soin de manière à être efficaces mais discrets. D'autres éléments de mobilier urbain, tels que des poubelles ou des luminaires, peuvent être admis, pourvu qu'ils soient liés à la mise en valeur du bien et que leur conception et leur implantation soient aussi discrètes que possible et ne perturbent pas le caractère naturel et rural de la zone. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Tout type de mobilier urbain soit exclu car il est incompatible avec le caractère naturel de la zone.
- Tout type de signalétique soit exclu, à l'exception de celle qui est strictement liée à la sécurité des personnes et à la compréhension et à l'interprétation du monument.
- Les installations nécessaires soient réalisées de manière à ne pas être visibles.
- L'éclairage public soit réalisé de manière à s'intégrer dans le paysage, avec des couleurs et des tonalités sombres et sans que sa hauteur dépasse la végétation qui l'entoure. Voiries et réseaux divers Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les chemins existants soient conservés et entretenus avec leur tracé actuel et leur caractère naturel et rural (terre, bas-côtés sinueux, pavages).
- L'éclairage public soit limité au minimum pour éviter que les luminaires ne diffusent inutilement la lumière, et que ceux qui peuvent être installés près du sol soient favorisés.
- Les installations de sécurité routière et les supports des panneaux soient peints dans une tonalité sombre en accord avec la végétation environnante.
- La construction de chemins d'accès nécessitant des déblais ou des remblais susceptibles d'altérer l'aspect actuel de l'environnement du monument soit exclue. Zone 1b
1. Caractère général et objectifs La sous-zone 1b a perdu une partie de son caractère naturel et rural, mais malgré cette perte de valeur, elle a une relation directe avec la sous-zone 1a car elle fait partie de l'environnement immédiat du monument. La sous-zone 1b regroupe un jardin privé avec piscine attenant au bien, un bosquet dégradé et un parc de stationnement, et se trouve dans la perspective visuelle du monument depuis l'avenue d'Enclar. Elle est en relation directe avec la sous-zone 1a et toute intervention qui y est réalisée a une incidence directe sur le monument. L'objectif de la zone 1b est de protéger l'environnement immédiat du monument, mais elle a aussi pour fonction de mettre en valeur l'église et d'éviter qu'il soit possible d'y construire en hauteur. Tout projet visant à revaloriser cette sous-zone devra tenir compte des perspectives visuelles depuis le monument ou vers le monument et doit renforcer le caractère de zone d'accompagnement.
2. Délimitation Elle commence au mur est de l'abside du monument, tourne vers l'est pour continuer en direction du nord-ouest jusqu'au point de coordonnées 530994 et 21991, à partir duquel elle se dirige vers l'est pour rejoindre la limite de l'aire de jeux pour enfants, qu'elle contourne, ainsi que celle du parc de stationnement du restaurant Don Pernil par le côté nord-ouest, jusqu'à l'avenue d'Enclar. Elle suit l'avenue en direction du sud jusqu'à l'angle nord-est de la maison Riberaigua, qu'elle contourne par les côtés nord et ouest. Elle continue par le côté nord de la rue Major et le mur est de l'enceinte du monument, pour revenir au point de départ.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Implantation Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Le nombre de constructions soit limité au minimum afin de renforcer le caractère d'accompagnement du monument de la zone et que la hauteur des constructions soit limitée de manière à ne pas dépasser le niveau d'assise de l'église (cote 983 m).
- Le projet architectural soit élaboré en tenant compte de la proximité du monument et des perspectives visuelles générées depuis le monument ou vers le monument, et que soient présentées les perspectives adéquates pour garantir une composition respectueuse de la relation visuelle existante.
- Soient présentées les perspectives adéquates pour garantir une composition respectueuse de la relation visuelle existante.
- Les installations temporaires de type cirque ainsi que celles de camping et de caravaning soient exclues.
- Tout type d'édicule, qu'il soit fixe ou implanté de manière temporaire, soit exclu. Murs et parements Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les murs de pierre sèche soient maintenus dans leur état actuel et restaurés, le cas échéant.
- Les clôtures soient réalisées avec des murs de pierre d'usage local (de caractéristiques physiques et d'aspect similaires à la pierre traditionnelle du secteur), en s'inspirant des murs traditionnels. Environnement et clôtures Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- L'abattage d'arbres et les débroussaillages localisés et radicaux soient exclus.
- L'abattage soit remplacé par une replantation, sauf s'il est justifié.
- Les clôtures végétales vives d'espèces locales et/ou en matériaux naturels (pierre, bois, fer.) soient favorisées.
- Tout dispositif artificiel de végétation, tel que jardinières, parterres, plantations exotiques, soit exclu.
- Les espèces végétales plantées ou replantées soient exclusivement liées aux caractéristiques du lieu ou similaires.
- Les clôtures soient réalisées en accord avec le caractère rural prédominant.
- La végétation existante soit conservée et entretenue. Mobilier urbain et signalétique Cette zone ne doit comporter, en principe, aucun type de mobilier urbain, afin de conserver son caractère. Toutefois, des panneaux d'information ou des dispositifs de sécurité qui seraient nécessaires peuvent être admis, mais leur implantation, leurs dimensions et leurs finitions doivent être conçues avec soin de manière à être efficaces mais discrets. D'autres éléments de mobilier urbain, tels que des poubelles ou des luminaires, peuvent être admis, pourvu qu'ils soient liés à la mise en valeur du bien et que leur conception et leur implantation soient aussi discrètes que possible et ne perturbent pas le caractère naturel et rural de la zone. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Tout type de mobilier urbain soit exclu car il est incompatible avec le caractère naturel de la zone.
- Tout type de signalétique soit exclu, à l'exception de celle qui est strictement liée à la sécurité des personnes et à la compréhension et à l'interprétation du monument.
- Les installations nécessaires soient réalisées de manière à ne pas être visibles.
- L'éclairage public soit réalisé de manière à s'intégrer dans le paysage, avec des couleurs et des tonalités sombres et sans que sa hauteur dépasse la végétation qui l'entoure. Voiries et réseaux divers Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- La voirie soit conçue en tenant compte des perspectives visuelles depuis le monument ou vers le monument, et que soient présentées les perspectives adéquates de manière à garantir une composition respectueuse de la relation visuelle existante.
- Les chemins existants soient conservés et entretenus avec leur tracé actuel et leur caractère naturel et rural (terre, bas-côtés sinueux, pavages).
- L'éclairage public soit limité au minimum pour éviter que les luminaires ne diffusent inutilement la lumière, et que ceux qui peuvent être installés près du sol soient favorisés.
- Les installations de sécurité routière et les supports des panneaux soient peints dans une tonalité sombre en accord avec la végétation environnante.
- La construction de chemins d'accès nécessitant des déblais ou des remblais susceptibles d'altérer l'aspect actuel de l'environnement du monument soit exclue. Zone 2 : zone sensible
1. Caractère général et objectifs La zone 2 constitue la zone sensible formée de deux aires qui garantissent la protection, le contrôle et le développement adéquats de la zone d'accompagnement qui entoure le monument. Elle est divisée en deux sous-zones, une zone 2a située au sud du monument et une zone 2b située au nord-ouest et au sud de l'église, qui répondent à deux structurations différentes du territoire. L'objectif général qui guide les critères architecturaux et urbanistiques de la zone 2 est d'atteindre un bon niveau d'harmonie entre la zone 1 et la protection et/ou le développement susceptibles de se produire alentour, c'est-à-dire entre cette zone majoritairement de caractère naturel ou rural ; et la zone 2, noyau historique et zone majoritairement bâtie. En même temps, il faut contribuer à la qualité et à la cohérence de l'environnement du monument et les garantir. Toute intervention réalisée dans cette zone contribue sans équivoque à atteindre ces objectifs. Dans les espaces de la zone 2 affectés par des risques naturels, il sera possible de construire lorsque le POUP d'Andorra la Vella le permet et il faudra évaluer le type d'action préventive en fonction des perspectives visuelles du monument. Zone 2a
1. Caractères généraux et objectifs Le caractère général de cette zone est rural et elle constitue le noyau historique de Santa Coloma proprement dit. Il convient de la considérer comme la zone d'accompagnement du bien qui sert à l'inscrire dans une même unité morphologique et historique. Les objectifs qui doivent guider les critères architecturaux et urbanistiques de cette zone 2a sont le respect et la protection des valeurs historico-artistiques du noyau historique de Santa Coloma, la garantie de sa vitalité et de sa continuité et la mise en valeur du monument et des biens immeubles catalogués et inscrits qui y sont situés. Toute intervention réalisée dans cette zone doit contribuer sans équivoque à atteindre ces objectifs. Ainsi, il importe que les constructions existantes conservent leur qualité de construction mitoyenne ou isolée, qu'elles doivent conserver en cas de réhabilitation. Il est également nécessaire de préserver la typologie traditionnelle qui combine bâti et sol libre domestique, comme les potagers ou les cours.
2. Délimitation Elle commence avenue d'Enclar à l'angle nord-est de la maison Riberaigua.
Elle suit la route jusqu'à la limite de l'immeuble, actuellement concessionnaire Fiat, propriété qu'elle inclut.
Elle passe derrière les immeubles dont la façade principale donne sur la rue Major en incluant les prés situés à l'arrière, et en se limitant au périmètre des constructions plus contemporaines, qui sont exclues.
Elle longe les terrasses qui délimitent les potagers de la borda du chemin dels Sartells, jusqu'au croisement du chemin dels Sartells et de la rue de les Escoles.
À ce point, la limite suit le chemin jusqu'à hauteur du mur nord des écoles, où elle traverse le chemin et contourne l'immeuble de l'École française en l'excluant de la zone 2a, car bien que le terrain où elle se situe fasse partie du noyau historique direct, la morphologie architecturale du bâtiment ne s'intègre pas dans l'ensemble historique de Santa Coloma.
Le périmètre de l'École conduit à nouveau la limite vers la rue de les Escoles et la suit en direction du nord, jusqu'à rencontrer la rue Major.
À ce point, la limite suit la rue Major par le côté sud jusqu'à l'endroit où la rue se termine et devient le chemin de les Marrades ou de Sant Vicenç.
Elle traverse la rue Major, suit la courbe de niveau 1.016m, descend à la 1.000m et incorporent à la zone les prés situés derrière les maisons historiques et qui conservent la morphologie du village.
La limite continue et passe au pied de l'éboulis du solà d'Enclar jusqu'à descendre en direction du sud par la limite marquée par le mur de terrasse situé derrière l'ensemble d'immeubles de la borda de cal Miró.
Elle rejoint la rue Major et la suit par son côté nord, la descend en direction de l'est en incorporant sur son parcours les maisons de cal Riba, cal Pallerola et ca l'Agustina Riberaigua.
À ce point, la limite continue jusqu'à l'ancienne maison Riberaigua et ses annexes, qui restent à l'intérieur de la zone, monte par la rue Major jusqu'à la place de Santa Coloma d'où elle continue en suivant le côté nord de la rue Major, et contourne par l'est et le nord la maison Riberaigua pour rejoindre le point de départ.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Implantation De manière générale, il est interdit de modifier le terrain naturel (état topographique au moment de l'approbation des présents critères). Cette interdiction ne doit pas être interprétée au sens géométrique strict. Le critère à respecter est celui de l'adaptation de la construction au terrain. Les modifications qui y sont apportées, pour les accès au logement ou la création de terrasses, doivent retrouver progressivement le profil du terrain initial. La transformation du terrain en plateforme n'est pas admise, car elle ne s'accorde pas avec le caractère général de la zone. Pour atteindre ces objectifs et selon le type de projet et son implantation, il peut être demandé que :
- L'implantation de la construction existante soit conservée.
- Les nouvelles constructions soient réalisées dans la continuité des constructions existantes.
- Les surfaces d'implantation des nouvelles constructions ne dépassent pas la moyenne des surfaces d'implantation des constructions traditionnelles du village, et conservent le modèle géométrique des plans de l'architecture vernaculaire de Santa Coloma.
- Les volumes construits soient intégrés dans la pente naturelle en limitant les déblais et les remblais.
- Les installations temporaires de type cirque ainsi que celles de camping et de caravaning soient exclues.
- Il soit tenu compte de la typologie existante ainsi que des voiries existantes ou prévues, afin de ne pas rompre les caractéristiques de l'environnement dans lequel elles s'inscrivent. Volumétrie En principe général, les constructions de l'architecture vernaculaire qui accompagnent les monuments doivent être conservées, et différents niveaux d'intervention pourront être demandés, selon la valeur et les caractéristiques du bâtiment, qu'il s'agisse de rénovation, de réhabilitation ou de restauration, afin d'assurer la conservation du village historique de Santa Coloma. Les volumétries des constructions existantes sont acceptées. Pour atteindre ces objectifs et selon le type de projet et son implantation, il peut être demandé que :
- Le volume de la construction existante soit conservé.
- Les volumétries des nouvelles constructions reprennent la hauteur moyenne des constructions existantes.
- Toute surélévation soit exclue car elle n'est pas compatible avec l'étagement des volumes voisins. Volume de toiture Dans cette zone, une intégration maximale des interventions dans le paysage existant doit être favorisée. En ce sens, il est souhaitable de suivre les caractéristiques formelles de l'architecture vernaculaire d'Andorre, ce qui n'exclut pas l'adoption d'un langage architectural contemporain. Pour atteindre ces objectifs et selon le type de projet et son implantation, il peut être demandé que :
- Les versants soient réalisés avec une pente comprise entre 35% et 55%.
- Un volume de toiture à deux versants de pente égale soit adopté.
- Les toitures-terrasses soient exclues car elles ne sont pas compatibles avec le caractère de la zone.
- Les équipements techniques nécessaires soient intégrés à l'intérieur du volume de toiture, sans en dépasser. Matériaux de toiture Les matériaux de couverture doivent correspondre aux objectifs de la zone. Ainsi, l'usage de la lauze naturelle est impératif, car c'est le caractère prédominant du village. Pour atteindre ces objectifs et selon le type de projet et son implantation, il peut être demandé que :
- Les versants soient couverts de lauzes d'ardoise naturelle épaisses clouées.
- Les métaux brillants apparents soient exclus. Détails de toiture Pour atteindre ces objectifs et selon le type de projet et son implantation, il peut être demandé que :
- Les gouttières de récupération des eaux soient réalisées en cuivre.
- Les descentes soient disposées à l'extrémité des façades.
- L'avant-toit soit réalisé selon le modèle constructif traditionnel.
- Les fenêtres de toit soient réalisées avec des proportions rectangulaires, la plus grande dimension étant située dans le sens de la pente, encastrées au ras du plan de toiture. Que les dispositifs extérieurs de protection solaire en saillie soient exclus.
- Toutes les cheminées et les extractions soient regroupées afin d'en limiter le nombre.
- Les cheminées et les extractions soient revêtues de la même pierre que celle utilisée pour les façades.
- Les métaux brillants apparents soient exclus.
- Les équipements techniques nécessaires soient intégrés à l'intérieur du volume de toiture, sans en dépasser.
- Les antennes hertziennes sur les toitures et les antennes paraboliques soient dissimulées de manière à ne pas être visibles depuis l'espace public. Si un doute subsiste quant à leur visibilité, qu'une patine de tonalité sombre leur soit appliquée.
- Les antennes et autres installations de tout type telles que publicité, climatisations, affiches, éclairages, etc. soient exclues. Murs et parements Il faut préserver l'authenticité des témoignages de l'architecture vernaculaire existante et sauvegarder les relations paysagères qui s'établissent avec le monument et les biens protégés. Pour atteindre ces objectifs et selon le type de projet et son implantation, il peut être demandé que :
- Les murs dépassant la hauteur d'une personne soient exclus.
- Les murs soient réalisés en pierre sèche ou avec un aspect de pierre sèche.
- Les murs de soutènement des terrains soient couverts verticalement de plantes.
- Les murs de pierre sèche soient maintenus dans leur état actuel et restaurés, le cas échéant.
- Des matériaux naturels (pierre, bois) soient utilisés pour les façades.
- Tout enduit d'une tonalité claire qui ne perturbe pas la lecture de l'environnement du monument soit exclu.
- Un revêtement de pierre d'usage local soit réalisé sur toutes les façades afin de ne laisser aucune façade apparente et de ne pas perturber la lecture du paysage. Ouvertures La dimension des ouvertures et leur répartition dans la conception des façades contribuent à une perception harmonieuse des nouveaux éléments construits avec l'environnement dans lequel ils doivent s'intégrer. Il faut donc apporter un soin particulier à la conception des éléments qui créent des ombres, tels que balcons, galeries et autres, afin d'éviter la présence d'ombres trop importantes, et que la relation « plein/vide » soit déséquilibrée. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Le nombre d'ouvertures en façade soit limité.
- Une relation équilibrée entre pleins et vides soit respectée.
- Les ouvertures des façades soient réduites et réalisées en travées verticales rythmées.
- Les encorbellements, les éléments saillants ou rentrants des façades soient restreints afin d'éviter qu'ils soient trop présents dans le paysage.
- La profondeur des balcons et des galeries soit limitée au passage d'une personne (0,70 m).
- Des ouvertures à caractère vertical dominant soient créées, dont la hauteur doit être au moins égale à une fois et demie la largeur de la fenêtre. Qu'elles soient disposées en retrait d'environ 20 cm par rapport au plan du mur extérieur sans appuis en saillie. Menuiseries extérieures La composition d'un bâtiment comporte, d'une part, la définition du volume et de la relation entre les vides et les pleins des façades et, d'autre part, la conception et la nature des matériaux et des finitions des menuiseries, qui est fondamentale. Il convient de respecter ces paramètres lorsqu'il s'agit d'un bâtiment existant conçu à une époque donnée et de tenir largement compte du dessin de ses éléments dans les nouvelles constructions. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les fermetures des ouvertures soient réalisées selon les méthodes et avec les matériaux de l'architecture vernaculaire.
- Les menuiseries soient réalisées en bois naturel teinté de couleur sombre mate.
- Les vitrages ou autres matériaux produisant un effet miroir soient exclus.
- Les portes d'entrée et de garage soient réalisées en bois de couleur sombre, à lames larges et verticales, en retrait d'environ 20 cm par rapport au plan du mur extérieur.
- La section des cadres soit réduite en respectant les proportions des menuiseries traditionnelles.
- Des petits-bois de division des vitrages des fenêtres soient introduits en s'inspirant des modèles traditionnels.
- Les rideaux de protection des locaux commerciaux situés à l'extérieur soient exclus.
- Les volets en bois soient réalisés avec des lattes de différentes largeurs, sans écharpes en diagonale, avec deux traverses horizontales et rabattables en façade.
- Les stores, les parasols et autres systèmes de protection qui ne sont pas en rapport avec le type d'architecture proposé soient exclus. Environnement et clôtures Il est important que la zone sauvegarde les clôtures traditionnelles et que la végétation existante s'intègre dans le caractère du zonage. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les clôtures soient réalisées avec des murs de pierre d'usage local (de caractéristiques physiques et d'aspect similaires à la pierre traditionnelle du secteur) en s'inspirant des murs traditionnels.
- Les pierres des murs soient récupérées.
- La végétation existante soit conservée et entretenue.
- Les clôtures végétales vives d'espèces locales et/ou en matériaux naturels (pierre, bois, fer.) soient favorisées.
- Des arbres de haute tige d'espèces et de variétés autochtones soient plantés afin de recomposer un environnement naturel autour des constructions nouvelles ou existantes.
- Tout dispositif artificiel de végétation, tel que jardinières, parterres, plantations exotiques, soit exclu.
- Les clôtures métalliques soient dissimulées par des arbustes d'essences locales variées afin d'en dissimuler au maximum la vue.
- Les espaces et les terrains publics soient maintenus en bon état et en bonne apparence.
- Le stockage de matériaux à l'air libre soit exclu. Si l'activité commerciale, artisanale ou industrielle l'exige, qu'un local fermé soit construit pour entreposer les matériaux. Mobilier urbain et signalétique Dans cette zone, l'installation minimale de mobilier urbain et de signalétique est admise, en veillant à ce qu'elle soit aussi discrète que possible. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les installations indispensables soient réalisées de manière à être totalement invisibles et que la lecture et le caractère naturel et rural de la zone soient préservés.
- Le mobilier urbain strictement nécessaire soit adapté ou conçu afin de préserver la lecture et le caractère naturel et rural de la zone.
- Les dimensions, l'implantation, le graphisme et les couleurs des panneaux et des affiches soient adaptés afin de permettre la préservation et la lecture du caractère de la zone.
- L'éclairage public soit réalisé de manière à être efficace avec un minimum d'éléments et à s'intégrer dans le paysage, avec des couleurs et des tonalités sombres.
- L'intensité de l'éclairage public soit limitée au minimum afin de mettre en valeur le monument, ainsi que les bâtiments publics. La puissance lumineuse ne doit pas perturber la perception du monument et de son environnement immédiat. Tous les projets relatifs à ce domaine doivent justifier de quelle manière ils tiennent compte de cette prescription et définir avec précision les paramètres à étudier.
- La face arrière des panneaux soit peinte d'une couleur sombre et mate. Voiries et réseaux divers Il faut préserver le caractère rural et paysager de cette zone, et donc des chemins et des rues en tant qu'éléments structurants du noyau historique. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé que :
- Les chemins existants soient conservés et entretenus avec leur tracé actuel et leur caractère naturel et rural (terre, bas-côtés sinueux, pavages).
- Tout traitement aux hydrocarbures soit exclu.
- Tous les dispositifs techniques devant être implantés dans cette zone soient intégrés aux constructions futures et existantes. Si cela n'est pas possible, ils doivent être enterrés ou dissimulés derrière un mur de pierre ou bien une clôture de tonalité sombre.
- Les installations électriques, téléphoniques ou autres, aériennes, soient exclues.
- Les branchements électriques et téléphoniques soient réalisés de manière à ne pas être visibles sur les façades.
- Les dispositifs techniques (compteurs, transformateurs.) soient éloignés au maximum du monument.
- Les compteurs électriques soient encastrés dans la maçonnerie au pied de la façade. Ils peuvent être dissimulés derrière un portillon de tonalité sombre sans dépasser du plan extérieur du mur.
- Les installations de sécurité routière et les supports des panneaux soient peints dans une tonalité sombre en accord avec la végétation environnante. Zone 2b
1. Caractères généraux et objectifs Cette zone est divisée en deux secteurs, un secteur situé au nord-ouest du monument, plus industriel, et un secteur situé au sud-est de l'église, plus résidentiel. Le caractère général de cette zone présente des constructions variées : y cohabitent des immeubles collectifs, des bâtiments industriels, des ateliers ainsi que de la végétation naturelle et des champs en friche. Le secteur nord est situé entre le secteur ouest du village, le roc d'Enclar au nord-ouest, les prés de les Planes au sud et, au nord-est, la rue de la Tartera. C'est un espace composé d'anciens potagers, terrasses et champs, bien que des constructions récentes aient été édifiées dans certaines parties. Le secteur sud est situé entre l'avenue d'Enclar et la partie sud-est du noyau historique. L'objectif recherché est de constituer une transition entre le monument et son environnement immédiat pleinement rural. Pour en assurer une transition correcte, les critères architecturaux et urbanistiques définis visent à orienter la zone pour qu'elle devienne un espace résidentiel, et ainsi à éliminer l'industrie et les ateliers qui ont détérioré la zone. L'urbanisation prévue et adaptée à l'environnement dans lequel nous nous trouvons est de type individuel, avec de petits volumes, insérés dans un milieu doté de végétation (jardins, potagers, arbres de haute tige, arbustes).
2. Délimitation Secteur nord-ouest Elle commence à l'avinguda d'Enclar, au croisement avec le carrer de la Tartera, descend en direction du sud par cette même avenue jusqu'à rencontrer la limite du parc de stationnement du restaurant Don Pernil, qu'elle contourne par le côté nord-ouest.
Elle monte en traversant les terrasses de cultures des abords immédiats du monument et les terrasses qui bordent les champs de les Planes, en les traversant pour rejoindre la terrasse qui suit la cote 980, et à partir de celle-ci elle suit la limite déjà tracée par la zone 1 en direction du sud.
À la rencontre du carrer Major, elle se détache de la zone 1 et emprunte le carrer Major en direction de l'ouest jusqu'à rencontrer la limite de la zone 2a, qu'elle suit jusqu'à la cote 1.000m, où elle tourne pour suivre celle-ci et traverser en même temps le versant ensoleillé d'Enclar.
Elle descend progressivement de cote jusqu'à la cote 987m, qu'elle suit jusqu'à l'aire de repos où commençait le chemin de Sant Vicenç, pour rejoindre le carrer dels Barrers, en incorporant dans la limite les industries de la zone.
Au point de rencontre avec la rue, elle longe celle-ci jusqu'à l'immeuble numéro 37, longe le mur de clôture de la propriété en l'excluant de la limite.
Elle rencontre le mur de clôture du nouveau complexe résidentiel (Parc Comtal), le longe jusqu'à la clôture de la propriété adjacente, jusqu'à rejoindre le carrer de la Tartera.
Elle suit la rue en direction du sud et referme la limite au point de départ.
Secteur sud-est Dans ce secteur, la limite commence à l'avinguda d'Enclar, après l'immeuble actuellement affecté à un concessionnaire automobile de la marque Fiat.
Elle suit le trottoir de l'avenue du côté ouest jusqu'à la bifurcation avec le carrer de les Escoles.
Elle suit cette rue par le côté nord du trottoir jusqu'à rencontrer le bâtiment de l'école française et la limite de la zone 2a.
À ce point, la limite suit le tracé de la zone 2a jusqu'à rejoindre le point de départ du zonage.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Implantation Les nouvelles constructions doivent s'intégrer le plus discrètement possible dans le paysage bâti et non bâti existant afin d'avoir une moindre incidence sur le bien d'intérêt culturel. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'intégrer les volumes construits dans la pente naturelle en limitant les déblais et les remblais.
- D'implanter les nouvelles constructions en tenant compte des voies projetées afin d'en réduire au minimum l'impact sur le paysage existant.
- De tenir compte des voies existantes ou prévues afin de ne pas rompre les caractéristiques de l'environnement dans lequel elles s'inscrivent.
- D'exclure les installations temporaires de type cirque ainsi que celles de camping et de caravaning. Volumétrie Pour permettre une bonne intégration des volumes construits dans l'environnement, il est nécessaire de fractionner les masses imposantes, de travailler les façades en accentuant les jeux d'ombres et de ne pas créer de façades aveugles de grande superficie. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De travailler le projet architectural en tenant compte des vues depuis le monument ou vers le monument, et de présenter les perspectives adéquates afin d'assurer une composition respectueuse de la relation visuelle existante.
- Que les volumétries des nouvelles constructions reprennent la hauteur moyenne des constructions existantes.
- D'exclure toute surélévation, car elle n'est pas compatible avec l'échelonnement des volumes voisins.
- De regrouper les volumes à construire afin d'éviter la dispersion des constructions dans le paysage existant.
- De fractionner les volumes lorsque les surfaces à construire ne permettent pas une intégration du volume dans la pente et afin d'éviter des masses imposantes qui créent une barrière dans le paysage. Volume de toiture Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'adopter un volume de toiture à deux versants de pente égale.
- De réaliser les versants avec une pente comprise entre 35% et 55%.
- D'exclure les toitures-terrasses, car elles ne sont pas compatibles avec le caractère de la zone.
- D'intégrer les équipements techniques nécessaires à l'intérieur du volume de toiture, sans qu'ils en dépassent. Matériaux de toiture Les matériaux des toitures dans cette zone ont pour objectif de passer inaperçus au regard des vues lointaines que l'on a depuis le monument ou vers le monument. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De réaliser les toitures en lauze.
- D'exclure les métaux brillants apparents. Détails de toiture L'objectif du présent paragraphe est lié au précédent. Il est important de veiller à ce que les éléments techniques nécessaires ne s'imposent pas dans le paysage. Le contrôle des volumes et des matériaux utilisés permet de mieux les intégrer dans le paysage. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'exclure les antennes et autres installations de tout type, telles que la publicité, les climatisations, les panneaux, les éclairages.
- De dissimuler les antennes hertziennes sur les toitures et les antennes paraboliques de manière qu'elles ne soient pas visibles depuis l'espace public. S'il subsiste un doute quant à leur visibilité, qu'une patine de teinte foncée leur soit appliquée.
- De dissimuler les équipements techniques d'extraction d'air et d'autres types derrière un parement de couleur foncée qui ne crée pas de reflets.
- D'intégrer les équipements techniques nécessaires à l'intérieur du volume de toiture, sans qu'ils en dépassent.
- De regrouper toutes les cheminées et les extractions afin d'en limiter le nombre.
- De revêtir les cheminées et les conduits d'extraction de la même pierre que celle utilisée pour les façades ou d'autres revêtements traditionnels.
- De réaliser les fenêtres de toit selon des proportions rectangulaires, la plus grande dimension étant placée dans le sens de la pente, encastrées à fleur du plan de toiture. Que soient exclus les dispositifs extérieurs de protection solaire en saillie.
- De disposer les descentes d'eaux pluviales à l'extrémité des façades.
- De réaliser les gouttières en cuivre.
- De réaliser les débords de toiture avec des chevrons apparents. Murs et parements L'un des éléments les plus perceptibles dans un paysage est constitué par les surfaces massives imposantes des murs de façades aveugles (sans ouvertures ou avec peu d'ouvertures). Il est important de porter une attention particulière à ces points dans cette zone. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De maintenir en l'état actuel et de restaurer, le cas échéant, les murs en pierre sèche.
- De réaliser un revêtement sur toutes les façades afin de ne laisser aucune façade en maçonnerie apparente et de ne pas perturber la lecture du paysage.
- D'utiliser des matériaux naturels (pierre, bois) pour les façades.
- D'exclure les murs dépassant 2 m de hauteur.
- De réaliser les parements en pierre d'usage local (de caractéristiques physiques et d'aspect similaires à la pierre traditionnelle du secteur), et d'exclure tout autre matériau.
- D'exclure tout enduit de teinte claire ou trop vive afin de ne pas perturber la lecture des abords du monument.
- De couvrir verticalement de plantes les murs de soutènement des terrains.
- De revêtir les murs de soutènement en pierre d'usage local de petites ou moyennes dimensions. Ouvertures Le nombre et la disposition des ouvertures dans une façade conditionnent la vision lointaine du rapport entre les vides et les pleins, surtout parce que l'ouverture s'exprime comme une ombre, même lorsqu'il s'agit d'une perception lointaine. C'est pourquoi il est important de veiller à l'équilibre de ce rapport et de corriger certaines propositions mal équilibrées ou peu étudiées. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De limiter le nombre d'ouvertures sur les façades.
- De respecter un rapport de pleins et de vides traditionnel et équilibré.
- D'adopter, de préférence, une proportion d'ouvertures plus hautes que larges.
- De réduire les ouvertures des façades et de les disposer en travées verticales rythmées.
- De travailler les ouvertures ou les éléments en saillie des façades afin d'éviter des ombres trop importantes et trop présentes dans le paysage.
- De restreindre les débords, les éléments en saillie ou en retrait des façades afin d'éviter qu'ils soient trop présents dans le paysage.
- De limiter la profondeur des balcons et des galeries au passage d'une personne (0,70 m). Menuiseries extérieures La conception d'un bâtiment prévoit la définition de volumes, mais aussi des détails de façades. Il est très important de porter attention à ce domaine même si son impact visuel lointain est relatif. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'utiliser du bois naturel.
- De limiter l'impact visuel des cadres au minimum nécessaire.
- D'adopter des menuiseries de teinte foncée afin de les dissimuler au maximum.
- De peindre les fenêtres, les volets, les persiennes et les éléments métalliques dans la même teinte, avec un aspect mat ou satiné.
- De réduire la section des cadres afin qu'ils correspondent aux proportions des menuiseries traditionnelles.
- D'intégrer les persiennes à l'intérieur du mur ou du bâtiment.
- D'exclure les vitrages ou autres matériaux produisant un effet miroir.
- De réaliser les portes de garage avec une finition extérieure en bois de couleur foncée, à lames larges et verticales.
- De réaliser les portes d'entrée et de garage en bois de couleur foncée, en retrait d'environ 20 cm par rapport au plan du mur extérieur.
- D'exclure les stores, les parasols et autres systèmes de protection qui ne sont pas en rapport avec le type d'architecture proposé. Environnement et clôtures Dans cette zone, le traitement des masses construites, des mouvements de terre, des murs de soutènement et de toute la végétation revêt une importance capitale. Il convient qu'avant la conception d'un bâtiment ou d'un projet technique, une réflexion soit menée sur les finitions, les matériaux et la position de la végétation en fonction des vues lointaines depuis le monument. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De maintenir les espaces et les terrains publics en bon état et en bon aspect.
- De réaliser les clôtures avec des murs en pierre d'usage local (de caractéristiques physiques et d'aspect similaires à la pierre traditionnelle du secteur) en s'inspirant des murs traditionnels.
- De planter ou de replanter des espèces végétales exclusivement liées aux caractéristiques du lieu ou similaires.
- De conserver et d'entretenir la végétation existante.
- De favoriser les clôtures végétales vives d'espèces locales et/ou en matériaux naturels (pierre, bois, fer.).
- D'exclure toute sorte de dispositif artificiel de végétation tel que jardinières, parterres, plantations exotiques.
- De peindre les poteaux et les grillages métalliques dans des teintes foncées lorsqu'ils ne sont pas en bois naturel.
- D'exclure le stockage de matériaux en plein air. Si l'activité commerciale, artisanale ou industrielle l'exige, qu'un local fermé soit construit pour entreposer les matériaux. Mobilier urbain et signalétique Tout projet d'implantation de mobilier urbain ou de signalétique doit tenir compte de la présence du monument quant à son incidence éventuelle au regard des vues lointaines. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'adapter ou de concevoir le mobilier urbain strictement nécessaire afin qu'il préserve la lecture et le caractère naturel et rural de la zone.
- D'atténuer l'impact de la signalisation routière indispensable en adoptant les systèmes les plus discrets quant aux dimensions, aux finitions et à l'implantation.
- D'adapter le type d'éclairage et les intensités lumineuses à l'usage de chaque voie (chemin piétonnier, route générale, etc.)
- Que la puissance lumineuse ne perturbe pas la perception du monument et de ses abords immédiats. Tous les projets relatifs à ce domaine doivent justifier clairement de quelle manière ils tiennent compte de cette prescription et doivent définir avec précision les paramètres à étudier.
- D'adapter les dimensions, l'implantation, le graphisme et les couleurs des panneaux et des affiches afin de permettre la préservation et la lecture du caractère de la zone.
- De réaliser l'éclairage public de manière qu'il soit efficace avec un minimum d'éléments et qu'il s'intègre dans le paysage, avec des couleurs et des teintes foncées.
- De peindre la face arrière des panneaux d'une couleur foncée et mate. Voirie et réseaux divers S'agissant d'un espace identifié comme sensible au regard du monument, il convient de réduire au minimum l'impact visuel de la voirie et des installations, qui doivent être éloignées le plus possible du monument. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- Que les dispositifs techniques soient éloignés au maximum du monument.
- De planter des arbres de haute tige et/ou des arbustes d'espèces locales le long des voies.
- De supprimer progressivement les installations aériennes existantes (électricité, téléphone.) et de ne pas en réaliser de nouvelles. Si elles sont indispensables, elles doivent être enterrées.
- De réaliser les raccordements électriques et téléphoniques de manière qu'ils ne soient pas visibles sur les façades.
- D'intégrer systématiquement dans chaque projet une réflexion préalable sur la relation visuelle possible entre le lieu d'implantation du monument et le projet d'infrastructure, en tenant compte des visions diurne et nocturne.
- De peindre les installations de sécurité routière et les supports des panneaux dans une teinte foncée en harmonie avec la végétation environnante.
- De choisir les revêtements des trottoirs et des espaces publics (non accessibles aux véhicules) de manière qu'ils s'écartent des revêtements bitumineux habituels. Que le matériau choisi soit soigneusement adapté à l'usage du lieu.
- D'intégrer aux constructions futures et existantes tous les dispositifs techniques devant être implantés dans cette zone. Si cela n'est pas possible, ils doivent être enterrés ou dissimulés derrière un mur en pierre ou une clôture de teinte foncée.
- D'encastrer les compteurs électriques dans la maçonnerie au pied de la façade. Ils peuvent être dissimulés derrière un portillon de teinte foncée sans dépasser du plan extérieur du mur. Zone 3 : zone d'influence
1. Caractères généraux et objectifs Dénommée zone d'influence, la zone 3 constitue les espaces périmétriques du nord, de l'est et du sud du périmètre de protection, majoritairement bâti et très urbanisé. La zone 3 est en relation visuelle directe ou indirecte avec le monument et en complète l'arrière-plan visuel perceptible depuis le monument.
2. Délimitation Elle commence à l'ouest en dessous de l'éboulis, au carrer dels Barrers, au point de coordonnées x, y : 530911.23, 22060.52, et suit la rue en incorporant dans le périmètre les immeubles situés au sud du tracé.
Elle continue par cette rue jusqu'à l'intersection avec le camí ral.
La limite suit le côté est de cette rue et passe par le mur mitoyen entre les bâtiments 6 et 8 de la rue Camí Ral, pour rejoindre l'avinguda d'Enclar, traverse l'avenue, contourne par le côté ouest le hangar situé en face du numéro 67, et continue jusqu'à l'entrée nord de l'ancien camping Riberaigua.
La limite atteint le bâtiment de la caserne des pompiers, qu'elle incorpore dans la limite.
La limite de la propriété rejoint le carrer del Verge del Remei et prend la direction du pont de Santa Coloma, traverse le pont et suit le lit de la rivière par la courbe de niveau 973 m, du côté ouest, jusqu'à rencontrer l'avinguda d'Enclar.
Elle longe l'avenue du côté sud-est par le trottoir, la traverse à hauteur de la propriété actuellement affectée à une station-service.
Elle longe le périmètre de l'immeuble et celui qui se trouve derrière lui avec une façade mitoyenne.
Elle suit le bord extérieur de la courbe du carrer de les Escoles, pour rejoindre le camí dels Sartells.
De là, la limite se dirige vers le croisement du camí dels Sartells avec la callissa de la Canal.
Elle monte en direction du nord-ouest en longeant la callissa, jusqu'au croisement avec le camí de Santa Coloma.
Elle suit ce chemin en direction du nord-est jusqu'au croisement avec le carrer Major.
À ce point, la limite tourne et longe le tracé du carrer Major par son côté sud jusqu'au croisement avec le carrer de les Escoles, dont elle prend la direction en suivant le trottoir du côté ouest jusqu'à l'avinguda d'Enclar, et en suit tout le tracé par le trottoir du côté sud-ouest, jusqu'à l'intersection avec le carrer de la Tartera.
À ce point, la limite prend le tracé de la rue par le côté nord, tout en longeant le tracé de la zone 2b en direction du nord jusqu'à rejoindre le point de départ.
3. Critères architecturaux et urbanistiques Implantation L'implantation de toute nouvelle construction dans cette zone doit tenir compte de la typologie et des voies existantes ou prévues, afin de ne pas rompre les caractéristiques de l'environnement dans lequel elle s'inscrit. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'intégrer les volumes construits dans la pente naturelle en limitant les déblais et les remblais.
- D'implanter les nouvelles constructions en tenant compte des voies projetées afin d'en réduire au minimum l'impact sur le paysage existant.
- D'exclure les installations temporaires de type cirque ainsi que celles de camping et de caravaning. Volumétrie Pour permettre une bonne intégration des volumes construits dans l'environnement, il est nécessaire de fractionner les masses imposantes, de travailler les façades en accentuant les jeux d'ombres et de ne pas créer de façades aveugles de grande superficie. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De travailler le projet architectural en tenant compte des vues depuis le monument ou vers le monument, et de présenter les perspectives adéquates afin d'assurer une composition respectueuse de la relation visuelle existante.
- De regrouper les volumes à construire afin d'éviter la dispersion des constructions dans le paysage existant.
- De fractionner les volumes afin d'éviter des masses imposantes qui créent une barrière dans le paysage. Volume de toiture Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De réaliser les versants avec une pente comprise entre 35% et 55%.
- D'intégrer les équipements techniques nécessaires à l'intérieur du volume de toiture, sans qu'ils en dépassent. Matériaux de toiture Les matériaux des toitures dans cette zone ont pour objectif de passer inaperçus au regard des vues lointaines que l'on a depuis le monument ou vers le monument. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De réaliser les toitures en lauze.
- De réaliser les toitures en plaques métalliques ou en d'autres matériaux dont le rythme d'ondulation, le cas échéant, soit choisi en fonction des dimensions du bâtiment, et de les peindre dans des teintes foncées se rapprochant au maximum de la couleur de la lauze naturelle. Détails de toiture L'objectif du présent paragraphe est lié au précédent. Il est important de veiller à ce que les éléments techniques nécessaires ne s'imposent pas dans le paysage. Le contrôle des volumes et des matériaux utilisés permet de mieux les intégrer dans le paysage. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'exclure les antennes et autres installations de tout type, telles que les climatisations, les panneaux, les éclairages.
- De dissimuler les antennes hertziennes sur les toitures et les antennes paraboliques de manière qu'elles ne soient pas visibles depuis l'espace public. S'il subsiste un doute quant à leur visibilité, qu'une patine de teinte foncée leur soit appliquée.
- De regrouper toutes les cheminées et les extractions afin d'en limiter le nombre.
- De réaliser les cheminées et les conduits d'extraction dans une teinte foncée.
- De dissimuler les équipements techniques d'extraction d'air et d'autres types derrière un parement de couleur foncée qui ne crée pas de reflets.
- De réaliser les fenêtres de toit selon des proportions rectangulaires, la plus grande dimension étant placée dans le sens de la pente, encastrées à fleur du plan de toiture. Que soient exclus les dispositifs extérieurs de protection solaire en saillie.
- D'exclure les métaux brillants apparents.
- De réaliser les gouttières dans une teinte foncée, en privilégiant l'usage du cuivre. Murs et parements Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De réaliser un revêtement sur toutes les façades afin de ne laisser aucune façade en maçonnerie apparente et de ne pas perturber la lecture du paysage.
- D'exclure tout enduit de teinte claire ou trop vive afin de ne pas perturber la lecture des abords du monument.
- De revêtir les murs de soutènement en pierre d'usage local (de caractéristiques physiques et d'aspect similaires à la pierre traditionnelle du secteur), de petites ou moyennes dimensions. Ouvertures Le nombre et la disposition des ouvertures dans une façade conditionnent la vision lointaine du rapport entre les vides et les pleins, surtout parce que l'ouverture s'exprime comme une ombre, même lorsqu'il s'agit d'une perception lointaine. C'est pourquoi il est important de veiller à l'équilibre de ce rapport et de corriger certaines propositions mal équilibrées ou peu étudiées. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De créer des ouvertures à dominante verticale.
- De restreindre les débords, les éléments en saillie ou en retrait des façades afin d'éviter qu'ils soient trop présents dans le paysage. Menuiseries extérieures La conception d'un bâtiment prévoit la définition de volumes, mais aussi des détails de façades. Il est très important de porter attention à ce domaine même si son impact visuel lointain est relatif. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'adopter des menuiseries de teinte foncée afin de les dissimuler au maximum.
- De peindre les fenêtres, les volets, les persiennes et les éléments métalliques dans la même teinte, avec un aspect mat ou satiné.
- D'intégrer les persiennes à l'intérieur du mur ou du bâtiment.
- D'exclure les vitrages ou autres matériaux produisant un effet miroir.
- D'exclure les couleurs criardes dans les accessoires commerciaux tels que stores, signalisations, présentoirs de vitrines, etc. Environnement et clôture Il convient qu'avant la conception d'un bâtiment ou d'un projet technique, une réflexion soit menée sur les finitions, les matériaux et la position de la végétation en fonction des vues lointaines depuis le monument. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De conserver et d'entretenir la végétation existante liée à la rivière, pour autant qu'elle soit compatible avec les besoins hydrauliques de la rivière.
- De planter des arbres de haute tige d'espèces et de variétés autochtones afin de recomposer un environnement naturel autour des constructions nouvelles ou existantes.
- De couvrir verticalement de plantes les murs de soutènement des terrains.
- D'exclure toute sorte de dispositif artificiel de végétation tel que jardinières, parterres, plantations exotiques.
- De maintenir les espaces et les terrains publics en bon état et en bon aspect.
- D'exclure le stockage de matériaux en plein air. Si l'activité commerciale, artisanale ou industrielle l'exige, qu'un local fermé soit construit pour entreposer les matériaux. Mobilier urbain et signalétique Tout projet d'implantation de mobilier urbain ou de signalétique doit tenir compte de la présence du monument quant à son incidence éventuelle au regard des vues lointaines. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- De réaliser l'éclairage public de manière qu'il soit efficace avec un minimum d'éléments et qu'il s'intègre dans le paysage, avec des couleurs et des teintes foncées. Que l'intensité de l'éclairage public soit limitée au minimum afin de mettre en valeur le monument, ainsi que les bâtiments publics.
- D'exclure toute signalisation lumineuse clignotante.
- D'adapter les dimensions des panneaux et/ou affiches, ainsi que leur implantation, leur graphisme et leurs couleurs.
- De peindre la face arrière des panneaux d'une couleur foncée. Voirie et réseaux divers S'agissant d'un espace identifié comme susceptible d'influence au regard du monument, il convient de réduire au minimum l'impact visuel de la voirie et des installations. Pour atteindre ces objectifs et selon l'emplacement et le type de projet, il peut être demandé :
- D'intégrer systématiquement dans chaque projet une réflexion préalable sur la relation visuelle possible entre le lieu d'implantation du monument et le projet d'infrastructure, en tenant compte des visions diurne et nocturne.
- D'intégrer aux constructions futures et existantes tous les dispositifs techniques devant être implantés dans cette zone. Si cela n'est pas possible, ils doivent être enterrés ou dissimulés derrière un mur en pierre ou une clôture de teinte foncée.
- D'encastrer les compteurs électriques dans la maçonnerie au pied de la façade. Ils peuvent être dissimulés derrière un portillon de teinte foncée sans dépasser du plan extérieur du mur.
- De peindre les installations de sécurité routière et les supports des panneaux dans une teinte foncée en harmonie avec la végétation environnante.
- D'exclure les installations électriques, téléphoniques ou autres, aériennes.
- De planter des arbres de haute tige et/ou des arbustes d'espèces locales le long des voies.
- De choisir les revêtements des trottoirs et des espaces publics (non accessibles aux véhicules) de manière qu'ils s'écartent des revêtements bitumineux habituels. Que le matériau choisi soit soigneusement adapté à l'usage du lieu.